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Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
Une fois n’est pas coutume, on se livrera ici à un petit calcul de coin de table : comment le climat a-t-il réagi au forçage anthropique après deux siècles de révolution industrielle et de croissance démographique ? Que prévoient les modèles de leur côté ? La comparaison est-elle de nature à miner le scepticisme ?

Pour éviter toute polémique inutile et pour simplifier l’exposé, prenons les « meilleurs estimations » de l’AR4 2007 du GIEC, en ignorant les incertitudes attachées à chacune de ces valeurs.

L’ensemble des forçages anthropiques positifs de l’ère moderne s’élève en 2005 à 3,17 W/m2, ce qui représente déjà 85 % du forçage d’un doublement CO2 (3,7 W/m2). La hausse des températures de surface entre 1850-1899 et 2001-2005 est de 0,76 °C.

Il se trouve que le GIEC a publié les estimations de la « réponse climatique transitoire » à un doublement CO2 des modèles. Il s’agit de l’évolution immédiate des températures de surface, sans que l’ensemble des rétroactions aient joué jusqu’à retrouver l’équilibre (et sans effet retardé de l’inertie thermique des océans). Voici la liste de ces estimations par modèles pour un doublement CO2 et, en approximation linéaire (pas trop grave en transitoire), pour 85 % d’un doublement CO2, c’est-à-dire le forçage de 3,17 W/m2 que le climat a déjà enregistré selon le GIEC.


On constate que tous les modèles AR4 sont largement au-dessus de la valeur de 0,76 °C pour 85 % d’un doublement CO2, près de la moitié d’entre eux exagérant d’un facteur 2, voire 3 cette valeur.

Il faut se rendre à l’évidence : à 85 % d’un doublement CO2, la réponse réelle du climat reste très modeste, bien plus modeste que la prévision des modèles utilisés par le GIEC.

Mais alors, pourquoi les modèles surestiment tant la sensibilité transitoire du climat aux forçages anthropiques ? La réponse est connue : les forçages négatifs de l’humanité masqueraient le réchauffement. Il s’agit en l’occurrence des effets directs et indirects des aérosols anthropiques. Sans les aérosols, le climat réagirait comme le prévoient les modèles. Ce point appelle plusieurs commentaires.

- Les aérosols sont actuellement le poste du bilan radiatif ayant le plus faible « niveau de compréhension scientifique ». Non seulement on estime mal leurs émissions globales, mais on connaît mal leur microphysique et leurs effets réels. Donc, les modélisateurs nous demandent de les croire quand ils trouvent une sensibilité forte tout en reconnaissant que l’élément-clef de cette croyance est aussi le moins bien connu. Premier motif de scepticisme.

- Concernant l’estimation du forçage négatif des aérosols, la tendance est à la baisse depuis une dizaine d’années, qu’il s’agisse de leurs effets directs ou indirects. Plus on progresse, moins il semble que ces aérosols ont d’effet important. Par ailleurs, suite aux mesures anti-pollution ou à la disparition du bloc de l’Est, la tendance des émissions d’aérosols est en baisse depuis les années 1985-1990 en Amérique, en Europe, en Russie et au Japon (mais en hausse en Asie). Cela signifie que les 0,76 °C pour 1850-2005 incluent déjà en bonne part le « non-masquage » du réchauffement par les aérosols, car leur durée de vie atmosphérique est courte. Deuxième motif de scepticisme.

- Les 0,76 °C de hausse des températures de surface 1850-2005 ne sont pas entièrement attribuables aux forçages anthropiques du bilan radiatif, tant s’en faut. Bien que la dernière estimation du GIEC pour le forçage solaire soit très faible (0,12 W/m2), la plupart des comparaisons d'ensemble de modèles montrent que le facteur solaire a joué dans la hausse 1850-1950, et plusieurs travaux récents ont conclu qu’il représente encore 10 à 30 % de la hausse 1970-2000. L’irradiance totale seule (les 0,12 W/m2) ne semble pas expliquer cette signature, et les chercheurs se penchent aujourd'hui sur des effets indirects du soleil (soit les UV et XUV à travers le couplage stratosphère-troposphère, soit le couplage avec le rayonnement cosmique et l’effet sur la nébulosité). Au soleil s’ajoutent la variabilité intrinsèque du climat, toujours très mal contrainte par la modélisation numérique, et le biais des enregistrements de surface (presque toutes les stations terrestres ont connu des modifications importantes de leur environnement au cours du XXe siècle). Cela signifie que la hausse des températures de surface spécifiquement attribuable au forçage radiatif anthropique est sans doute inférieure à 0,76 °C. Troisième motif de scepticisme.

En conclusion, les données d’observation montrent que les températures de surface sont assez peu sensibles aux forçages anthropiques et que le réchauffement moderne se situe pour le moment bien en deçà des estimations de tous les modèles. La charge de la preuve est donc inversée : s’ils veulent rendre crédibles leurs projections alarmistes, voire catastrophiques, les modélisateurs doivent nous présenter autre chose que des bricolages paramétrisés sur la variable d’ajustement des aérosols. Et cette exigence sera d’autant plus forte que le climat ne suit pas leurs projections, ce qui est le cas depuis six ans déjà avec une stagnation manifeste des températures de surface et de basse troposphère, malgré la supposée « hausse sans précédent des émissions de carbone » et « accélération alarmante du réchauffement ».

Il serait temps de sortir de l’autisme des slogans médiatiquement amplifiés à destination de foules apeurées et de décideurs pressés. Les questions posées par les sceptiques attendent toujours des réponses convaincantes.

Commentaires

Vous êtes effrayé par quelques degrés en plus?
Eh bien, je vous conseille de regardez ce documentaire sur le Petit âge glaciaire ‘Little Ice Age, Big Chill’:

http://video.google.fr/videoplay?docid=-6192127740780975584

C’est pendant cette période que l’europe a connu des famines a répétition, qui ont causé des centaines de milliers de morts, et la peste bubonique qui a littéralement décimé des populations entières. Même si le documentaire fait un peu trop dans le sensationnel, il est intéressant par le fait qu’il montre que le climat a toujours changé, même sur des périodes courtes.
On retiendra également que les périodes chaudes sont de façon général beaucoup plus bénéfiques que les périodes froides.
commentaire n° : 1 posté par : floyd le: 19/11/2007 16:04:12
Sauf erreur, ce sont quelques millions de morts dues aux vagues de froid ou aux modifications de précipitations du PAG. Selon Leroy-Ladurie par exemple, la seule crise de 1693-94 due aux mauvaises récoltes en Minimum de Maunder a provoqué 1,3 million de morts de plus que la normale en France. Et le grand hiver 1709-1710 apporte 600.000 morts, toujours en France.

Ces chiffres font un peu réfléchir quand on parle de l'horreur du réchauffement et des catastrophes qu'il induit.
commentaire n° : 2 posté par : Charles Muller le: 19/11/2007 17:29:51
On y apprend également que certains pays ont cherché à s'adapter à ce nouveau climat en changeant leur mode d'agriculture et en cultivant notamment la pomme de terre, qui est plus résistante au froid que certaines céréales. Mais au début elles étaient considérées par certains comme diaboliques. La France ne l'a pas adopté tout de suite, ce qui a aggravé les famines.
Cette anecdote ne vous rappelle rien? :-)

A l'époque, l'église, l'institution qui avait autorité sur l'expliquation des phénomènes naturelles (comme le GIEC actuellement ), décida que les dérèglements climatiques étaient du a des influences sataniques et décida de bruler des milliers de sorcières. On peut donc voir que les réactions émotionnelles et irrationnelles face au climat ne datent pas d'aujourdhui! ;-)

Je trouve assez étonnant, quand on voit les conséquences castrophiques de cette période, que le GIEC depuis 2001 n'y fait plus référence. Je me trompe?
commentaire n° : 3 posté par : floyd le: 19/11/2007 17:59:56
@2

Et, peu d'années après, en 1719, après une série d'années chaudes, une canicule qui fit plusieurs centaines de milliers de morts.
commentaire n° : 4 posté par : Fabge le: 19/11/2007 18:22:23
@2 (suite)

tout ceci pour confirmer que le petit âge glaciaire n'est pas uniquement froid, mais surtout très variable (un peu comme le 20è siècle, mais quelques dixièmes au dessous?)

P.S. : ça y est j'ai pu me libérer des slashs
commentaire n° : 5 posté par : Fabge le: 19/11/2007 18:26:11
La réalité accable d'autant plus l'argument aérosols du GIEC que ces dernières années, il n'y a pas d'éruption volcanique majeure et l'épaisseur optique mesurée par la NASA est minimum, contraire aux décennies 80 et 90 où l'on a eu Saint Hélène, el Chichon et Pinatubo (cf Figure 2 du lien : icecap.us/docs/change/HOWVOLCANISMAFFECTSCLIMATE.pdf )

Pas beaucoup d'aérosols depuis 10 ans donc, selon le GIEC, la température devrait augmenter rapidement
d'autant que les émissions de CO2 par l'activité humaine sont en hausse de 3%/an (salauds de ricains).

Et pourtant, à part le saut en 1998 dû à el Nino, la température n'augmente PAS. Et à l'inverse, c'est pendant les 2 décennies précédentes où il y a beaucoup d'éruptions où on avait une hausse rapide de température.
C'est comme si les aérosols agissent exactement
à l'opposé de ce que l'effet de serre selon le GIEC attend d'eux. Une belle théorie massacrée par une affreuse réalité !
 
commentaire n° : 6 posté par : miniTAX le: 19/11/2007 18:29:23

Salut Charles !


Bravo pour votre site qui est en France "politiquement incorrect"


J'apprécie fortement votre blog.


Venez visiter le mien (http://le-blog-atlantiste.over-blog.com/)


un blog néoconservateur, pro-américain...


Bonne continuation à vous  ;-)

commentaire n° : 7 posté par : Baptiste (site web) le: 19/11/2007 19:03:27
Euh

Qu'est-ce que ce site? Que vient-il faire ici? Méfiance
commentaire n° : 8 posté par : Fabge le: 19/11/2007 20:54:25
Vos comparaisons avec les dégats liés au froid lors du moyen-age sont  hors de propos( d'abord c'est prouvé scientifiquement ? pour des sceptiques c'est aller un peu vite en besogne et lécher
que le côté beurré de la tartine... )

Mias il est bon de rappeller qu'à l'heure actuelle, ne serait-ce que du point de vue sanitaire on a les moyens de se protéger contre des vagues de froid et ce qui peut en découler alors que l'inverse relève d'une gageure difficilement "quantifiable"

Alors on  ne parle même pas de l'aspect  protection thermique, c'est comparer notre savoir actuel ... au moyen-age  !!! 
commentaire n° : 9 posté par : spetsnatz le: 19/11/2007 22:51:58
laisse tombé spetsnatz se sont des fanatiques qui s'invent des histoire par rapport au moyen age par exemple, sans aucuns resonnement scientifiques se pensant superieur a de vrai scientifiques et meme la nasa pour tout te dire, qui sont capable de remonté le temps et de savoir au millimetre pres ce qui c'est passé par le passé, ils en deduisent ce que bon leurs semblent, quoi qu'il en soit, si se site etait reconnu, je crois bien qu'ont entendrai parler de ces theories, a priopri il me semble que non, ils sont justes marrants et rien d'autre.
commentaire n° : 10 posté par : biereman le: 19/11/2007 23:09:05
il est genial le site de Baptiste, et ben si vous commencez a faire copain copain avec ce genres d'energumenes, mr Bush le gentil ange qui veut sauvé la planete terre contre toutes les racailles de la planete a coup de douces et chaleureuses bombes, je crois que cela sera moin drole, enfin bon chacun ces convictions apres tout. Honnetement je prefere Agoravox et Naturavox, je conseille a Charles Muller ou aux redacteurs de ce site de confronté leurs theories a la populace d'Agoravox evidemment il n'y aura pas de controle de la pensée d'autrui, qu'en pensez vous ?. Meme si je vous apprecient guere, il est comme meme de bon ton d'exprimer ces idées, c'est la liberté d'expression.
commentaire n° : 11 posté par : biereman le: 19/11/2007 23:13:43
@ Baptiste

Votre nom est bien choisi… mais ce site, si il est le lieu de joute politique, n'est pas un lieu de propagande.

restez chez vous donc, ici c'est climat-sceptique, pas Bush en Irak. Quand à Reagan, il est bien mort non ? Ne le déterré pas, il ne vous l'a pas demandé.
commentaire n° : 12 posté par : Curieux le: 19/11/2007 23:34:36
# 7 Mon scepticisme est en l'occurrence a-politique et mes opinions personnelles... pas tellement conservatrices :D Je ne crois pas que le pro- ou l'anti-américanisme soit en question - après tout, des villes et des Etats ont déjà pris des mesures comparables à Kyoto, sans l'avis du gouvernement fédéral.

# 9 Je cite Leroy-Ladurie, mais je n'ai pas été vérifier ses chiffres en effet. En outre, tout n'est pas attribuable au froid. Néanmoins, même avec les moyens modernes, le pic de mortalité de l'hémisphère Nord est toujours observé en DJF, pas en JJA. Se protéger de la chaleur, est-ce vraiment compliqué ? Les habitants de Marseille vivent en moyenne avec 4 à 5 °C de plus que les habitants de Besançon, ils ne meurent pas en masse (avec l'îlot de chaleur urbain, c'est même souvent 7 à 9 °C de plus). Les pays moins développés n'ont sans doute pas les mêmes facilités d'adaptation... raison pour laquelle les priver d'une énergie fossile utile à leur développement paraît une étrange idée.

#11 Merci de la suggestion pour Agoravox. Je prépare une synthèse des thèses sceptiques pour une revue, je leur soumettrai peut-être pour une publication sur le net. J'ignore comment fonctionne leur politique éditoriale, à vrai dire.  
commentaire n° : 13 posté par : Charles Muller le: 19/11/2007 23:37:48
@ spetsnatz
votre inculture est abyssale. E t évitez de "rappeler" ce que vous ignorez.

Je remarque que l'alcolo inculte et sans imagination est de retour. Alors biereman toujours amoureux de l'orthographe et de la syntaxe ?
commentaire n° : 14 posté par : Curieux le: 19/11/2007 23:42:44
@Charles :
Si, selon vous,  4° de plus à Marseille ne posent pas de problème  qu'en est-il des régions auquelles vous semblez vous préoccuper càd le vrai sud !?!

N'en déplaise à l'autre bouffon de service,  je rappelle que les risques liés à la propagation de fièvres et autres ...  par des vecteurs tels que les moustiques sont bien réels.Que l'élimination de vermines vecteurs de transmission à l'homme ou à d'autres espèces de certaines maladies graves ( tiques par exemple) se jouent à quelques degrés près. Sans compter que c'est aussi à une modification de tout notre éco-système auquelle il faut s'attendre.

Bref, J'aimerais que ces effets de bord allent tous dans le sens, afin de permettre par exemple  à certaines régions du nord de produire de somptueux nectars tels que celui que je savoure en ce moment . Néanmoins j'ai de gros doutes, tout comme vous finalement.

PS:  question subsidiaire, comment comptez vous financer vos retraites avec ces degrés supplémentaires, car comme vous le savez  ce sont en majorité les personnes agées de la trempe de curieux  que quelques degrés de plus sous nos latitudes épargneraient ...
commentaire n° : 15 posté par : Spetsnatz le: 20/11/2007 00:27:53
#15 Je permets de vous signaler que le papier que nous commentons met en doute +4°C en 2100 à Besançon, Marseille, Alger, Lagos, Johannesburg ou où vous voulez. Et il le fait sur des points précis qui sont certainement discutables... et devraient être discutés ici.  

On peut toujours parler dans le vide, et se demander si le paludisme gagnera Reykjavik quand la hausse des T sera de +15°C... mais ce n'est pas très pertinent comme démarche. Quant aux inégalités de développement, je souhaite qu'elle se résorbe et je doute que la hausse du coût de l'énergie soit un bon préalable pour cela.

Il est notoire que le souci de l'environnement est un luxe de pays riches et déjà développés ; cela ne signifie pas un blanc-seing pour tout le monde, mais un minimum de cohérence : les médicaments, les vaccins, les hopitaux, les transports pour aller chez le médecin, les universités et les écoles pour former ces médecins... cela ne concerne pas qu'une éventuelle aggravation du paludisme, mais toutes les maladies infectieuses-parasitaires déjà présentes en HS, et cela ne se construit pas avec des éoliennes ou des panneaux solaires. Le double discours irréaliste de la compassion humanitaire et de la restriction énergétique, c'est du non-sens. Et c'est bien de vouloir sauver des gens en 2100, mais c'est encore mieux de les sauver tout de suite.

Fin de la parenthèse et je suis tout-ouïe sur votre opinion concernant la surestimation de la sensibilité transitoire par les modèles.
commentaire n° : 16 posté par : Charles Muller le: 20/11/2007 00:51:12
Dans les discussions avec les tenants de la ligne officielle du réchauffement climatique,  c'est presque une constante de constater qu'à chaque fois qu'on parle sensibilité, aérosols, épaisseur optique, comparaison intermodèle, les gens vous rétorquent avec extinction d'espèces, paludisme, décès dus aux canicules...

Ca montre à quel point les gens qui veulent croire ne veulent rien savoir ni comprendre ce qui me conforte dans l'idée que l'alarmisme a pu s'installer seulement grâce à l'ignorance des gens, pas parce que ça repose sur la réalité scientifique.

D'ailleurs, si je peux me permettre une remarque, les commentaires totalement hors-sujet devraient être découragés. Ca augmenterait grandement la lisibilité des fils du blog qui me sert non seulement en tant que source d'info mais également d'archive pour des consultations ultérieures.
Merci.
commentaire n° : 17 posté par : miniTAX le: 20/11/2007 08:50:31
@ miniTax

Il serait certes utile de se cantonner à la seule réalité scientifique. Encore faut-il s'accorder sur ce qu'on entend par scientifique. Dans la majorité des cas, on entend par scientifique ce qui touche aux sciences dites "dures", physique, chimie, météorologie, par opposition aux sciences dites "molles", c'est-à-dire les sciences humaines.
Or, dans le cas présent, les aspects sociaux et humains sont très importants. Comme le souligne Luc Ferry, beaucoup de réflexions actuelles se font sur des réflexes de peur. Il faut donc en tenir compte.
Mais comment, sans verser dans le débat "Café du commerce?".


commentaire n° : 18 posté par : Fabge le: 20/11/2007 12:41:21
#18
Les commentaires qui concernent la politique ou les sciences humaines devraient être cantonnés dans un fil distinct "discussion libre" et non balancés à tout bout de champ dans un fil qui discute de climatologie. Ca évite le sabotage systématique par les zélateurs  de la confrérie alarmiste dans un blog francophone dont la qualité scientifique est sans équivalent.
Même  sur skyfall.fr, la modération, quand elle intervient, est sans pitié (mais pas trop en ce moment, malheureusement).
commentaire n° : 19 posté par : miniTAX le: 20/11/2007 15:06:30
L'idéal serait d'avoir un forum, en dehors des commentaires. A ma connaissance il n'existe pas de forum grand public pour les sceptiques. Infoclimat est plutôt pour les spécialistes.
commentaire n° : 20 posté par : floyd le: 20/11/2007 15:37:14
(Messages précédents)

Oui, je songe à supprimer la fonction commentaire et à ouvrir un forum parallèle, où l'on pourra bien sûr discuter chaque article, avec des fonctionnalités de mises en page plus pratiques que ces commentaires. Cela permettrait de mieux organiser les débats, et il y aurait bien sûr des fils libres. Par principe, je suis pour la liberté d'expression totale hors insultes et diffamations, mais cela part rapidement sur tous les sujets au sein d'un même commentaire, donc cela perd sa cohérence et cela nuit à tout le monde (sauf à ceux qui ont envie de faire perdre le fil aux autres, bien sûr).

Connaissez-vous des plateformes de forums gratuites et pas trop saturées en publicités ? Voici un certain temps j'avais utilisé affinitiz, mais j'ignore si c'est encore valable.

commentaire n° : 21 posté par : Charles Muller le: 20/11/2007 15:50:19
Pour les forums, j'ai entendu du bien de php-nuke (http://www.phpnuke.org). Par contre je n'ai jamais utilisé.
commentaire n° : 22 posté par : floyd le: 20/11/2007 15:55:20
Pour une liste des logiciels de forums connus:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_Internet#Liste_de_logiciels_de_forums
commentaire n° : 23 posté par : floyd le: 20/11/2007 16:01:17
Comme on parle d'ajouter nouvelles fonctionnalités sur le site web. Seriez-vous intéressé d'avoir une rubrique 'don' ou on pourrait faire un don directement par internet pour votre site? Je serais enchanté de faire un don pour votre site.
commentaire n° : 24 posté par : floyd le: 20/11/2007 16:11:44
#5
Effectivement, je suis tombé sur un texte de M. Emmanuel Le Roy Ladurie sur l'histoire du climat, et ce que je retiens est que le climat est assez chaotique:
"Peut-on écrire l'histoire du climat"
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2005/ladurie.htm

Même pendant cette mini-période glaciaire, il y a des courtes périodes chaudes et intenses. Voici un exemple :
"Il semble que l’été de 1420, ait été assez comparable à celui de 2003, en un peu moins brûlant. Tous les mois, de février à août 1420, furent de 2 à 3° plus chauds que lors des moyennes pourtant relativement tièdes du XXe siècle."
commentaire n° : 25 posté par : floyd le: 20/11/2007 20:30:52

@ Charles Muller


Ce n'est pas directement lie a l'article (que j'ai neanmoins lu) mais je poste ce commentaire ici quand meme. Pardon.


Je ne suis ni sceptique ni pour la these du rechauffement anthropique, je prend toutes les informations que je trouve partout. Je pense qu'effectivement la presse et les medias "grand public" en generale preferent les articles/reportages sensationnels, donc qui annonce l'apocalypse apres demain, et laissent de cote ce que l'on peut lire sur votre site.


Si vous pensez que l'utilisation des energies fossiles et notamment du petrole n'est pas la principale cause du RC et que l'on devrait permettre aux pays les plus pauvres d'avoir les moyens d'y acceder aussi facilement qu'a nous, le probleme de la rarefaction des ressources petrolieres serait encore plus accentue (et ceci est l'un des plus importants problemes auquel l'humanite fait face, mais contrairement au changement climatique, presse et medias n'en parlent pratiquement pas. Pourquoi ? Va savoir Charles...) !! A partir de ce constat, je me demande si la propagande climatique n'est pas orchestree par les dirigeants politiques dans le but de ralentir la consommation de petrole, vu que le probleme est imminent (allez voir tout ce qui se dit sur peak oil sur internet) et que l'on a pas grand chose de pret pour y faire face, a par se serrer la ceinture.

commentaire n° : 26 posté par : Maxime le: 20/11/2007 21:08:34
#26
Pour prophétiser l'arrivée imminente du pic pétrolier, il faudrait avoir des données exactes sur les réserves actuelles, ce qui est loin d'être le cas puisque ces informations sont manipulées par les compagnies pétrolières et les gouvernements des pays exportateurs.

Concernant le sujet principal, est-on relativement certain de bien savoir calculer le forçage solaire?  Le Soleil émet principalement dans le visible mais aussi dans d'autres longueurs d'onde, en plus des particules du vent solaire.  Tout cela est correctement pris en compte? 
commentaire n° : 27 posté par : Martin S le: 21/11/2007 01:21:25

#27


le pic petrolier n\\\'est pas une prophetie. Les donnees sont bien sur manipulees et personne ne sait exactement quelle est la taille des reserves en petrole, mais quand elles sont manipulees c\\\'est toujours pour en augmenter la taille des estimations, ce qui est d\\\'autant plus inquietant. Tous les indicateurs montrent que la production ne peut pas vraiment augmenter sur le moyen et long terme.

commentaire n° : 28 posté par : Maxime le: 21/11/2007 01:30:28
#26 Votre second point.

Les mesures de l'irradiance totale ou spectrale sont assez correctes depuis 'ère des satellites (au sol, le rayonnement électromagnétique est pertrubé par l'atmosphère de multiple façon : turbulence, diffusion, absorption, couverture nuageuese, émission par l'atmosphère elle-même, etc.). Néanmoins, il reste quelques incertitudes dans la mesure en raison des propriétés phtométrique des senseurs et détecteurs (leur calibrage, leur détérioration, leur sensibilité orbitale, etc.). Il y a donc plusieurs reconstitutions dite "composite" de l'irradiance, dont la plus utilisée est sans doute PMOD (Physikalisch-Meteorologisches Observatorium Davos, du Centre mondial du rayonnement en Suisse). Sur leur site, on trouve une abondante documentation sur les pbs de calibration : http://www.pmodwrc.ch. Il existe deux autres composites à partir des mêmes données de base : ACRIM ET IRMB.

Ce qui est en revanche fort mal connu pour le moment, c'est la physique solaire d'une part, le lien entre le rayonnement solaire (spectral ou intégral) et les variations du climat terrestre. A titre d'exemple, on ne sait toujours pas expliquer pourquoi la couronne est 500 fois plus chaude que la surface du Soleil, pourquoi il existe des cycles de 11, 22, 88 ans (et autres de périodicité séclauire, voire milénaire), le lien exacte entre taches solaires et irradiance totale (par exemple, les variations des cycles 21, 22 et 23 à leur maximum ont été de 0,934, 0,897 et 0,842 W/m2, alors que le nb maximum de tache a été de 129, 134 et 98), etc. Sur Terre, on observe de nombreuses corrélations de l'activité solaire avec les données climatologiques, mais on manque souvent d'explications physiques. Quant aux modèles, ils ne prennent même pas tous en compte la variabilité solaire et quand ils le font, leurs schèmes et paramétrisations sont à la mesure de nos connaissances assez médiocres.

En un sens, tout cela rend optimiste : après 30 ans de surexploitation du paradigme carbonique aboutissant à une certaine impasse (disons, une certaine stagnation répétitive de l'exercice de modélisation), on va sans doute voir émerger des choses nouvelles pour le Soleil et le rapport Soleil-Terre.
commentaire n° : 29 posté par : Charles Muller le: 21/11/2007 04:19:09
(La précédente réponse s'adressait à #27, bien sûr)

#26 Il est certain que les acteurs politiques / énergétiques n'ont pas tous le même intérêt dans l'effet de serre, et ce n'est peut-être pas un hasard si l'Europe pauvre en fossile est à l'avant-garde... du post-fossile pour raison climatique ! Mais on ne peut non plus ramener tout le débat sur le RC à des stratégies politiques, à mon sens.

Le point qu'il faudrait surtout creuser, pour l'intérêt historique, c'est la manière précise dont on a commencé à se focaliser sur le RC et le gaz carbonique dans les années 1970, et la manière dont les choses se sont précipités dans les années 1980. Certains d'entre vous connaissent peut-être des livres sur l'histoire du RC ? Il y a probablement eu dans les "conditions initiales" de cette problématique et dans la naissance du GIEC des facteurs qui ont pu influer sur la trajectoire ultérieure que l'on connaît.

Le simple fait que la CCNU sur les changements climatiques de 1992 parle déjà d' "effets néfastes" et assène dans son troisième attendu que l'activité humaine provoquera un réchauffement dont "risquent de souffrir les écosystèmes naturels et l'humanité" indique par la formulation choisie que l'on était déjà bien avancé sur les certitudes implicites... alors même que l'AR2 du GIEC en 1995 ne s'avançait toujours pas clairement sur une signature anthropique sur le climat. Cela sonne donc bizarrement : c'est comme si l'on était très inquiet du trou dans la couche d'ozone... sans avoir identifié le moindre trou dans la couche d'ozone. Il est probable qu'un certain nombre de travaux (et de jeux d'influence) ont crée la problématique dans la phase 1970-1985. On découvrirait surement des choses intéressantes en analysant le détail de ces travaux, en retrouvant les déclarations et communiqués qui les accompagnaient, en observant comment les politiques se sont saisis du problème, en comparant les discours de l'époque avec ceux d'aujourd'hui, etc.
commentaire n° : 30 posté par : Charles Muller le: 21/11/2007 05:33:34
Bonjour,

Dans ce que j'entends autour de moi, y compris dans les milieux scientifiques, il y a deux raisons politiques majeures :
- L'initiative du gouvernement Thatcher de se servir de l'argument pollution pour fermer les mines britanniques.
- Le désir de tous les gouvernements des pays qui ne sont pas producteurs de pétrole de trouver une alternative à cette énergie liée à des pays pour le moins instables. Même les compagnies pétrolières ne sont pas hostiles à une reconversion, dans le nucléaire par exemple.

Par ailleurs, il faut voir que, au milieu des années 70, arrivent dans les laboratoires de gros moyens informatiques (si, si...à l'époque, c'était gros) qui ont permis de faire de la modélisation en masse. Le CO2 produit par l'homme a un énorme avantage : on peut en faire une évaluation, alors que ce qui se passe au niveau des autres échanges (végétation, océans) est encore très mal connu. Donc, tout le monde s'est précipité sur le CO2, relativement facile à entrer dans les modèles, et a beaucoup de mal à en sortir.
commentaire n° : 31 posté par : Fabge le: 21/11/2007 07:50:19
#26 S'il y a bien un argument qui ne tient pas, c'est celui échappatoire du peak-oil pour justifier la fanfaronnade sur le réchauffement climatique. Le pire, c'est qu'on risque d'entendre ce genre de diversion de plus en plus souvent pour justifier de la mauvaise science au fur et à mesure que la théorie du RC part en sucette.

- Si on veut s'occuper du peak oil, eh bien occupons nous du peak oil.
- Si on veut s'occuper de la disparition d'espèces, eh bien occupons nous de la disparition d'espèces.

Mais il faut arrêter de répéter qu'en "s'occupant" du RC par une débauche de mobilisation (il y a même un site qui s'appelle "sauvons le climat" ! ) , ça va comme par magie résoudre les vrais problèmes. Car des problèmes comme ci-dessus, il y a des milliers d'URGENTS dont on connaît exactement l'ampleur, les solutions et le rapport bénéfice/coût des solutions (vous connaissez celui de Kyoto vous?) mais dont on ne fait rien: famine, réfugié, manque d'eau...

Pour rester dans la métaphore, le toit de la maison fuit des torrents et menace de s'effondrer mais l'on s'inquiète que les fleurs du jardin manquent d'eau. La politico-climatologie actuelle, c'est la vieille dame gâteuse de la science.
commentaire n° : 32 posté par : miniTAX le: 21/11/2007 08:01:12
@32

Bien d'accord! Malheureusement, le discours politique actuel se base sur l'amalgame entre ces différents niveaux et cet amalgame se retrouve dans tous les fils de discussion.
Au point de vue politique, la meilleure (ou la pire) que j'aie entendu récemment est une phrase d'Yves Cochet, des Verts, qui m'a profondément choqué : "Il faut dire aux chinois qu'ils ne pourront avoir le même niveau de vie que nous". On fait comment pour le leur dire? On leur offre le thé? On leur envoie le stock de bombes atomiques qui nous reste?
Il y a actuellement, dans les discours de ce type, un mélange de néo-rousseauisme, de néo-malthusianisme, de néo-colonialisme, qui me semble très dangereux et qui se repaît évidemment de tout ce qui a trait au RC.
Ce qui me rend optimiste, c'est que la plupart des grands pays industrialisés ou émergents ne se posent pas vraiment la question du RC, sinon pour donner le change. Ces pays ne sont pas gouvernés par des imbéciles, ils savent ce qu'il en est des risques réels et ne comptent pas ralentir l'activité économique pour faire plaisir aux écologistes. Lorsqu'ils auront bien fait monter le taux de carbone dans l'atmosphère, les températures auront depuis longtemps décroché comme elles commencent à le faire.
commentaire n° : 33 posté par : Fabge le: 21/11/2007 08:35:46

@30


Dans sa declaration officielle de 1989, le G8 pointe dejà du doigt les gaz à effet de serre et leur role dans les changements climatiques.


"40. Nous préconisons que des efforts soient mis en commun pour limiter les émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre susceptibles de provoquer des changements climatiques, mettant en danger l’environnement et donc l’économie. Nous soutenons avec vigueur les travaux entrepris à ce sujet par le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat."


Le role de l'homme est clairement mis en avant.


Dans celle de 1988, on amorce les premices de la politique actuelle mondiale:


31) Il est essentiel de protéger et de mettre en valeur l’environnement. Le rapport de la Commission Mondiale sur l’environnement et le développement souligne que toutes les décisions économiques doivent tenir compte de considérations environnementales si on veut assurer la survie de l’humanité. Nous souscrivons au concept de développement durable énoncé dans ce document.


33) Il faut toutefois en faire davantage. La priorité doit être accordée aux questions suivantes : les changements climatiques mondiaux, la pollution de l’air, du sol, des eaux douces et des mers...devraient aussi être encouragés, de même que la création d’une commission intergouvernementale sur les changements climatiques mondiaux sous les auspices du Programme des Nations Unies sur l’Environnement et de l’Office Mondial de Météorologie. Nous nous réjouissons de la tenue à Toronto de la Conférence sur les changements climatiques..."

commentaire n° : 34 posté par : anthony le: 21/11/2007 10:50:41

H.S concernant le petrole. Article paru dans le monde diplomatique de 2000


Les seuls pays du Proche-Orient membres de l’OPEP devraient plus que doubler leur production de pétrole et de condensats, en la portant de 18,5 millions de barils/jour (mbj) en 1996 à 43,7 mbj en 2010, pour assurer la part que l’on attend d’eux dans la couverture d’une demande mondiale qui passerait de 72 mbj à 94,8 mbj. A l’horizon 2020, la production du Proche-Orient devrait progresser à 49 mbj, soit 164,2 % de plus qu’en 1996. Quant à leur production gazière, elle devrait, selon les projections de l’AIE, quasiment doubler de 110 à 214 millions de tonnes d’équivalent pétrole (tep) sur la période 1995-2010, et plus que tripler à 376 millions de tep en 2020.


Ces projections paraissent toutefois irréalistes. Pour qu’elles se vérifient, il faudrait une forte et rapide augmentation des prix et une levée non moins rapide des sanctions aussi bien contre l’Irak que contre l’Iran, qui détiennent à eux deux près du tiers des réserves pétrolières de la région. Non moins hypothétique est le développement entre 2010 et 2020 d’une production de 19,1 mbj de pétrole non identifié et non conventionnel (schistes, sables asphaltiques, liquides à partir du charbon, biomasse, etc.). Là aussi, l’évolution des prix sera déterminante.

commentaire n° : 35 posté par : anthony le: 21/11/2007 11:09:14
Pour mémoire, quelques prédictions faites dans le passée concernant le pétrole:

- En 1914, le Bureau des mines aux États-Unis estimait que la production future de pétrole était limitée à 5,7 millions de barils, soit peut-être dix ans de consommation.

- En 1939, le Département de l’intérieur américain indique que les réserves ne dureront que treize ans.

- En 1951, ce même département, division pétrole et gaz indique de nouveau que les réserves ne dureront que treize ans.

- En 1972 parut un livre qui allait devenir un best-seller et avoir une influence considérable : le rapport Meadows, Halte à la croissance. À l’en croire, le pétrole et bien d’autres ressources seraient épuisés avant 1992.

- En 1974, le célèbre Paul Ehrlich confirmait ces prévisions pessimistes, en affirmant que « l’âge de la rareté est arrivé et, avec lui, une meilleure vision du futur, révélant les années sombres à venir.

- En 1992, la nouvelle édition de Halte à la croissance programmait la fin du pétrole pour 2031.

Il est clair qu'un jour ou l'autre, les réserves seront épuisées, mais quand? Je pense que personne ne le sait vraiment.
commentaire n° : 36 posté par : floyd le: 21/11/2007 11:27:34
#30 pour Charles Muller

Voici le peu que je sais sur les conditions d\\\'apparition de L'IPCC.

Tout a commencé par des mesures faites en 1972 par Lovelock sur l'ozone atmosphérique.

Il est né alors une hypothèse dite Molina-Rowland Hypothesis sur la destruction de la couche d'ozone stratosphérique par les CFC.
La même année 1972, 21 entreprises chimiques menées par Dupont  créent le groupe de pression Fluorocarbon Program Panel.
L\\\'UNEP  se saisit de l'affaire, organise une conférence qui recommande la création par l'UNEP d'un Coordinating committee on ozone layer en 1977.
En 1981, l'Environmental protection agency insiste sur le fait que le lien entre ozone stratosphérique et CFC est hautement controversée puisque 10 théories crédibles concurrentes existent.

Selon la pratique courante, un Ozone trend panel (OTP) est créé en 1986 constitué d'"experts" acquis à la chose. Cette même année l'industrie chimique est prète, elle commence la production des substituts aux CFC, autrement rentables.

En 1988, l'OTP qui a réussi à faire interdire les CFC cherche comme toute institution à perdurer, elle fait changer son nom en IPCC restant sous l'aile de l'UNEP.

De nombreuses autres informations sont disponibles dans une étude sur l'affaire de l'ozone :

http://www.gppi.net/fileadmin/gppi/Grundmann_Ozone_Layer.pdf






commentaire n° : 37 posté par : Marot le: 21/11/2007 11:44:37
#37 Merci. Je vois en lisant rapidement que James Hansen et Stephen Schneider ont été les avocats précoces et bruyants de la réduction des émissions, dès le début des années 1980. Je vais déjà voir leurs papiers dans les archives Science et Nature.
commentaire n° : 38 posté par : Charles Muller le: 21/11/2007 13:23:46
Hansen est resté égal à lui-même, "dancing with a lampshade on his head" comme le portraiture Anthony Watts en toute amitié.

Ce n'est pas le cas de Schneider.

Si l'on avait suivi son livre phare de 1977, "Genesis Strategy, climate and global survival" on aurait tout juste fini les stocxks de boîtes de conserves qu'il demandait d'accumuler pour tenir dans le refroidissement global.

En
1989, il avait tourné sa veste  " Nous devons présenter des scénarios effrayants, proférer des affirmations simplistes et catastrophiques sans prêter attention aux doutes que nous pourrions avoir. "

Alors boff pour les deux.

commentaire n° : 39 posté par : Marot le: 21/11/2007 14:47:45

Concernant les réserves pétrolières, faut pas se leurrer, aucune compagnie n'a intérêt à diminuer officiellement le chiffre de ses réserves ( les actionnaires iraient mettre leur fric chez le concurrent); tous les pays de l'OPEP on également intérêt à gonfler leur réserves , question de quotas: les réserves prouvées c'est 1000 giga barrils, autant qu'on en a déjà brûlé; on en consomme actuellement 30 par an cela fait 30 ans d'assuré au bout desquelles il ne restera pas une goutte: scénario illogique


Les trouvailles futures? Il y a 50 ans les géologues avaient déjà estimé les reserves mondiales à 2000 giga barils; à l'époque, on en consommait une quinzaine , il y en avait pour trente ans d'avance en prouvé, mais on savait qu'on allait en découvrir pour remplacer ce qu'on brulait; ujourd'hui ce n'est plus le cas.


les géants sont découverts ; on ne rajoute que des miettes même avec la technologie moderne: les Hydrates, c'est du rêve, les huiles non conventionnelles du platrat, sans doute moins rentables que le charbon quand il faudra les chercher comme celui-ci par des systèmes miniers.


Alors les scnénari cata du GIEC, c'est du rêve d'économistes, le peak oil on y est; la poursuite de la conso, c'est la frénésie de ceux qui peuvent encore en profiter avant la récession qui commence par les revendications salariales des plus démunis( et pas seulement eux)


Le pétrole cher, ce n'est pas de spéculation financière, les biocarburants produits à la force du poignet par les peones est là pour le prouver


Alors vive le réchauffement climatique , mais arrêtons d'occuper l'opinion publique avec des faux problèmes, et de payer des chercheurs à persécuter le CO2

commentaire n° : 40 posté par : the fritz le: 22/11/2007 00:02:47

@floyd


BP avait même annocé le pik pour 1979 ;-) et depuis, chaque année on l'annonce pour l'année suivante. A force il y a bien quelqu'un qui va finir par avoir raison......ou peut-être jamais ;-)

commentaire n° : 41 posté par : anthony le: 22/11/2007 09:15:27
#38
Un article publié en 1971 (!) dans le Washington Post prédisait un refroidissement global dans les 50 ans à venir si l'être humain ne baissait sa consommation d'énergie fossile. Et quel nom on voyait déjà apparaitre à l'époque? James Hansen!

"NASA scientist James E. Hansen, who has publicly criticized the Bush administration for dragging its feet on climate change and labeled skeptics of man-made global warming as distracting "court jesters," appears in a 1971 Washington Post article that warns of an impending ice age within 50 years."

L'article en entier sur:
http://www.newsbusters.org/blogs/noel-sheppard/2007/09/19/nasa-scientists-predicted-new-ice-age-1971
commentaire n° : 42 posté par : floyd le: 22/11/2007 09:49:50
@ the fritz

" faut pas se leurrer, aucune compagnie n'a intérêt à diminuer officiellement le chiffre de ses réserves ( les actionnaires iraient mettre leur fric chez le concurrent)"

Voilà ce qui arrive quand on fait ce que vous dites :

après les fausses déclarations de Shell sur ses réserves de pétrole, entre 1999 et 2000. Le scandale avait éclaté en janvier 2004, lorsque le géant pétrolier anglo-néerlandais avait admis avoir exagéré de 20 % ses réserves prouvées. Dans la frénésie de vente qui avait suivi sur les places financières, Shell avait perdu 15 milliards de dollars en valeur boursière."

Quand au pays de l'OPEP ont-ils l'intérêt que vous dites ? Il suffit de constater à quelle vitesse le barril augmente quand il y a pénurie sur le marché pour comprendre qu'un pétrole rare sera cher et d'autant plus rentable pour ces pays.

Je rappel qu'une des forces de l'économie de marché est que vous avez TOUJOURS un vendeur et un acheteur avec des intérêts OPPOSES.

La meilleur estimation (la plus proche de la réalité) est celle des multinationales.
commentaire n° : 43 posté par : Curieux le: 22/11/2007 09:59:25
B b
commentaire n° : 44 posté par : Curieux le: 22/11/2007 10:00:30

Curieux,


tu as raison, les pays de l'OPEP n'avaient cet intérêt que tant que le pétrole coulait à flot et tant qu'il y avait des quotas; je pense que la situation se retourne , à partir du moment ou les émirs se rendent compte eux-mêmes que la poule aux oeufs d'or ne va plus durer qu'une génération; faut fermer les robinets pour que cela dure le plus longtemps possible et rapporte le plus

commentaire n° : 45 posté par : the fritz le: 22/11/2007 12:53:52

On trouve toujours des experts pour dire tout et n’importe quoi…

 



Dans les médias, ce sont toujours des experts « étatiques » qui viennent expliquer la fin proche du pétrole.

 




 



Quand les constructeurs automobiles ne proposeront plus de voitures essence ; quand les bureaux d’études des avionneurs seront vides ; quand les actions des pétroliers seront en chute libre… les vrais experts auront parlé.

 


commentaire n° : 46 posté par : Abitbol le: 22/11/2007 13:07:35
@ The fritz

Voici l’analyse que je fais, hors idéologie.

Premier point, quelles réserves ?

Parmi les chiffres sur les réserves (fruit de l’absorption du CO2 atmosphérique) on trouve couramment :

Pétrole ~150 ans
Gaz ~150 ans
Charbon ~350 ans

Si pour vérifier, je compare ces chiffres à ceux fournis par BP (réserves prouvées, exploitables à des coûts actuels) qui sont très inférieures (2 à 3 fois moins), mais qui d’une année sur l’autre augmentent constamment (très faiblement), ces projections me paraissent très crédible. D’autant qu’actuellement ni Airbus, ni Boeing, ni leurs clients n’ont arrêté de fabriquer et commander des avions (durée de vie environ 30 ans) par exemple.

Deuxième point, quelle démographie ?

Suivant les estimations fondées sur ce qui ce passe en ce moment, plus les pays s’enrichissent et se cultivent plus leurs populations diminues (ça pose des questions sur la France au passage !)

Les démographes prévoient le “peak” de population en 2050 à 9 milliards de personnes.
Mais surtout après, une baisse très rapide, peut-être moins de 2 milliards en 2100 !

troisième point, quelle technologie ?

Si les réchauffistes et autres millénariste ne gagnent pas et qu’en conséquence les progrès techniques continues, nos consommations vont bien évidement chuter. Une auto à capacité et performance égale, en 1970 consommait trois fois plus qu’aujourd’hui. internet à fait brutalement plonger les déplacements professionnels et a quasi supprimer les services de course et ceci à une époque ou il n’y avait aucune sensibilité à la finitude de nos ressources. Cette tendance va bien sur continuer voir s'accélérer.
En plus d’autres énergie vont arriver solaire, etc. et surtout, le nucléaire 4ème génération dans 40 ans, réserve ~ 10 000 ans à la puissance installée actuelle et la fusion nucléaire dans ~100 ans réserve quasi illimité.

En résumé, en 2100 avec une population d’environ 2 milliards d’hommes ils restera beaucoup de tout avec des consommations en chutes libres par rapport à aujourd’hui avec l’apport de sources d’énergie non encore exploités.
Pas de quoi se suicider, non ?

commentaire n° : 47 posté par : Curieux le: 22/11/2007 13:51:42

Excusez-moi de vous contredire Curieux, mais je n'ai rien compris à votre démonstration, d'où tirez-vous tous vos chiffres ?


J'engage les vrais curieux à taper le mot "peak oil" sur Google et à lire les articles concernant ce moment inéluctable du prochain avenir.


 


 

commentaire n° : 48 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 22/11/2007 13:58:06

"L'épuisement des réserves de pétrole est donc un sujet ouvert qu'il est très difficile, voire impossible, de prédire aujourd'hui."


http://r0.unctad.org/infocomm/francais/petrole/descript.htm

commentaire n° : 49 posté par : anthony le: 22/11/2007 15:24:04
Par exemple :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/f/f2/PU200611_Fig1.png

A votre bon plaisir !!!!!
commentaire n° : 50 posté par : Curieux le: 22/11/2007 15:24:29
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