







1 ) _Les conséquences sont importantes, concernant la fonte de la banquise. Simplement parce que l'énergie accumulé lors de l'Été est très importante. 3 millions de kilomètres carrées d'area au lieu des 5 millions de kilomètres carrées moyens, laisse la possibilité à 2 millions de kilomètres carrées d'eau de mer sombre, et donc avec une faible albédo, d'accumuler environ 10^8 watts durant une fin août, début Septembre. Ce chiffre n'est qu'un ordre de grandeur obtenu ainsi : superficie d'océan libre de glace x ( albédo de l'eau de mer x l'énergie incident sur un mètre carré d'Arctique en août-septembre ).
Mais même si il est un ordre de grandeur, il renseigne bien sur l'utilité de la blanche banquise en Été.
_En Automne et en Hiver, une banquise plus faiblement étendu suite à un Été très déficitaire n'assure plus sa fonction habituelle de "couvercle" au dessus de l'océan, en permanence au dessus de 0°, et l'atmosphère, très froid. D‘où un transfert d‘énergie vers l‘atmosphère, d‘autant plus si l‘Été fut très faiblement englacé.
2) Ce record ne peut-être attribué au seul réchauffement climatique, évidement. Les données de la banquise de la mer du Groenland montre une importante circulation de glace âgée dans ce secteur, et un englacement proche de la normale. Or cette région est la zone d’échappement de la glace pluriannuelle de l’Arctique central.
3) Mais ce record est exceptionnel. La fonte printanière a été certain jour à un rythme inconnu jusqu'à ce jour. De plus, le record de 2005, a été atteint à la mi-août, pour être égalé dans l'autre sens à la mi-octobre, avec un minimum de 2,92 millions de kilomètres carrées. Une autre manière de le dire est que nous avons vécu 2 mois, ou 17% d'une année, entre 0 et 30 % sous le record de 2005. La question peut ainsi être formulé : « comment expliquer un déficit aussi long et aussi important, sans faire appelle à une large contribution du réchauffement climatique » .
De plus, les record ne cessent de s’accumuler aussi bien en Hiver q’en Été, et qui montre un déclin rapide et continu de la banquise. 2002, puis 2005, puis 2006, puis 2007, et peut-être 2008 sont des record ou des quasi record.
Le pôle Nord géographique ne s’est retrouvé qu’à 200 kilomètres de la mer libre ( en l’occurrence un polynia ) à la mi-Septembre.
Ensuite, comment expliquer ce brutal écart par rapport à la courbe de tendance ? Alors qu’elle est justement censé suivre l’évolution de la banquise et ne pas être rigide. En effet, pour le mois d’août 2007, l’écart à la courbe de tendance de l’extent était de 1,3 millions de kilomètres carrés. Le maximum connu jusqu’à présent fut de 0,95 millions de kilomètres carrées en 1996, soit une augmentation de 37 % de la variabilité connu. Si qui fait bien trop pour avoir une simple justification « manque de recul ».
4) Si l'extension minimale a été atteinte le 16 septembre, l'anomalie d'extension a continué à grossir en Octobre, avec une extension qui a certes augmentée, mais si lentement que l'area a atteint un déficit record au 20 octobre, à 2,95 millions de kilomètres environ.
5) Que des études ne montrent aucune évolution claire dans l’épaisseur de la banquise, c’est leur problème.
Mais le Service Canadien des Glaces, qui officie en avion depuis 1957, constate une faiblesse croissante de la banquise :
vêlage de l’île de glace d’Ayles fin septembre 2007,
absence de consolidation de la barrière de glace du détroit de Nares cet Hiver qui a permit une invasion de la baie de Baffin par de la glace pluriannuelle de l’Arctique ce Printemps,
glace de deuxième année qui a commencé à «pourrir » cette Été, ou en plus faibles concentrations, .
De plus, l’étude de la circulation des glaces en Arctique montre une accumulation de glace de deuxième année relativement épaisse le long de la péninsule du Taymir, et qui a bloqué presque en permanence la route du Nord-Est. Or, ce pont de glace ne s’est jamais brisé, mais fut plusieurs fois dans un état de faiblesse avancée qui ne se retrouve pas sur ce type de glace
6) Je ne vois absolument pas l’intérêt de poster les travaux de Johannessen et al.
concernant la banquise en mer des Barents et en mer du Groenland. En mer du Groenland, l’englacement en Été dépend d’oscillations pluriannuelles qui commande la sortie ou non du bassin Arctique de la glace pluriannuelle. La température des océans prend une part très faible dans cette affaire. La mer des Barents est une région périphérique dont la superficie n’est guère représentative du l’Arctique dans son ensemble.
7) les graphes de la nouvelle basse enrichie sont de la désinformation. L’échelle du graphe couvre 3,5 millions de kilomètres carrées, de 7,5 millions à 9 millions. Et crée un effet de loupe sur la courbe rouge, amplifiant son apparente variabilité. Les variations de la base dite de Zakharov varie entre 8,2 et 8,9 millions de kilomètres carrées, soit une amplitude maximale de 0,7 millions de kilomètres carrées. Actuellement, depuis 1980, la descente fut de près de 2 millions de kilomètres carrées. Un graphe qui réunit ces deux élément a été fait par mes soins sur un graphe du NSIDC. En rouge, l’échelle de variation de l’extension de l’extent vu par la nouvelle basse enrichie, le reste a été réalisé par observations satellites par le NSIDC. Malgré la comparaison de reconstitution avec des données vérifiables, il y un net changement d’échelle. Même si la crosse de hockey doit être relativisé, il y a une accélération du phénomène.
http://pix.nofrag.com/d/c/9/2e20706004c3ba716dfae78fe214b.html
J'ai oublié de mettre l'adresse de l'image pour le point numéro 7. La voici.
Ah ! Je croyais que tout le monde dormait sur ce site. il y en a encore pour bien vouloir se payer ma tête.
#2 Ne vous en mêle(z) pas ! Continue(z) à faire le latiniste virtuose*
M. le Curieux, il se trouve que je ne suis pas plus latiniste que danseur de french cancan. Alors voyez-vous cher veilleur sceptique* et féru de sciences objectives, vous êtes (encore une fois) à côté de la plaque. Pour ce qui est de ne pas comprendre les phénomènes physiques alors là, vous me faites un peu pouffer de rire (relisez mes posts et démontrez-le, vous qui êtes si féru de sciences exactes et objectives). Pour ce qui est d'être ou non climatologue, il faut me dire si ce site est réservé aux seuls spécialistes...
Je vous rappelle la conjugaison à la deuxième personne du pluriel.
#3 * puisque climat-sceptique est une secte d'illuminés
Qui a dit ça ? Lisez mieux les posts. Quant à savoir si oui ou non le réchauffement est anthropique. J'avais cru comprendre qu'on ne pouvait pas le démontrer, et que par suite, il était mal venu sur ce site d'apporter de l'eau au moulin des alarmistes ? D'autre part, la question même de savoir si la planète se réchauffe ou non n'est pas réellement tranchée ici (on m'a repris à chaque fois que j'ai osé le dire ici).
#10 ...que personne ne conteste l'article (s)e contentant de la relativiser...
ce est un démonstratif, se un pronom réfléchi. S'il faut être climatologue pour disserter sur ce site, alors dans la même logique, apprenons la conjugaison avant d'écrire quoi que ce soit. Je fais monter la pression...
Plus d'escarmouche...
Vers un changement de climat sur ce site ? ;-D
http://uwnews.org/article.asp?articleID=7070
Article interressant concernant le fait que la fonte des glaces dependrait prioritairement du phenome d'oscillation artique et non pas des temperatures.
@30
Charles, qu'entends tu par rechauffement significatif (incertitude sur les mesures comprises) ?
Le Hot Spot prevu par les ordinateurs etant absent de l'atmosphere comment peut on en deduire l'incidence anthropique du rechauffement ?
Charles serait-il entrain de tourner sa veste comme météor sur IC? ou cherche -t-il à attirer des nouveaux forumeurs, quite à discuter avec des ivrognes pintés à 10 heures du matin?
N'oublions pas qu'en 1906 Amundsen franchit le passage nord ouest à bord du goja..... en d'autres termes le passage nord ouest etait ouvert à la navigation, et pourtant on ne peut pas dire que les temperatures etaient de loin superieur à celles d'aujourd'hui.
Ce qui laisse supposer un autre phenomene au niveau de la banquise artique.
"tout comme les explorateurs avant lui" Quels explorateurs au debut du XX ont traversé le passage nord ouest en bateaux ?
@charles, merci pour tes reponses.
Deux commentaires ou plutot deux questions ?
La verification experimentale demontre qu'il n'y a pas de hot spot, ce qui implique, soit une surestimation d'un facteur de 3 ou 4 de la sensibilité, soit un serieux probleme concernant ll''effet de serre lui-même. Seul les gaz à effet de serre etant en mesure de fournir une telle signature. Si il y a abscence de cette signature......deduction ? Soit elle n'existe pas, soit elle se confond avec la variabilité naturelle.
Lindzen explique que la temperature de la tropo n'a augmenté que de 0.1°C/decade, en accord avec Schwartz. Cela impliquant, une exageration assez importante du giec quant au role du CO2 ?
Comment exliquer que l'ouverture du passage nord ouest est dut au rechauffement climatique alors qu'il qu'etait ouvert au debut du XX ? Sans que l'homme ou le rechauffement y soit pour quelque chose.
Sur la temperature, l'hemisphere sud n'a pas l'air de se rechauffer ?
Charles,
je te cite:
Il existe un réchauffement significatif depuis 1900, en deux phases dont la seconde a débuté en 1977.
> Il existe une bonne probabilité que les GES humains participent à ce réchauffement.
Avoue que cela commence à ressembler à la langue de bois giecienne
Est-ce que à ton avis la contribution des GES humains à ce réchauffement significatif est significative?
Moi j'ai compris enfin une chose, c'est pourquoi on parle de sensibilité climatique: comme personne ne sait en effet quantifier l'action du CO2, cela devient un sujet particulièrement sensible; mais comme la variabilité climatologique nous rappelle à la raison , on peut se poser la question si l'action humaine n'est pas négligeable par rapport aux transferts d'énergie entre les divers composants du système climatique, comme par exemple:
El nino qui fait passer brutalement l'accumulation de chaleur de plusieurs années de l'océan vers l'atmosphère, lorsque les eaux chaudes de l'Océanie s'étalent sur tout le Pacifique
ou le retrait de la banquise arctique qui permet à la THC de reprendre du poil de la bête alors qu'un océan couvert de glace devrait normalement se réchauffer petit à petit
A lire l'article de Brigitte Van Vliet Lanoe dans le bulletin de la SGF parlant de l'autocyclicité des glaciations; quoique son article ne concerne que les cycles de Bond pendant les épisodes glaciaires du Quaternaire, on peut transposer ce genre de raisonnement aux cycles pluridecennaux observables à plus petites échelles
+1°C ou +1,5°C sous nos latitudes semblent bien correspondre à +4°C ou + 5°C dans le grand Nord. La répartition des températures dues au réchauffement est inégale. On l’a bien vue cette année ou la banquise d’été est encore amoindrie. Personne ne peut plus le nier*. Qu’importe finalement les querelles d’experts qui se perdent en conjectures sur ce site. L’inuit du grand Nord canadien ou l’ours blanc polaire ne sont guère touchés par le déferlement médiatique, ils n’ont pas besoin des médias pour constater que leurs habitats sont touchés : le permafrost fond pour l’un et la calotte polaire n’existe plus pour l’autre (elle pourra bien se reformer chaque hiver, de toute façon, il ne sera plus là pour en profiter).
*Nous devrions donc tous nous consacrer à faire évoluer un peu les mentalités, à cesser ces querelles stériles entre sceptiques ou réchauffistes et nous aboucher enfin aux réalités de ce monde (je m’inclue évidemment dans le lot). Nous vivons sur la même planète.
Si je suis votre raisonnement, les climats ont toujours changé, l'oscillation arctique a toujours existé, donc pas d'affolement s'il n'y a plus de calotte polaire arctique cet été.
Mais je continue : Les ours (qui sont après tout les seuls concernés) n'avaient qu'à se renseigner : cette année "l'emprise de la banquise en Antarctique était la plus importante depuis que les mesures existent". La glace était en Antarctique cette année : il suffisait d'y aller.
| Mai 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||
vous avez raison de rappeler que les choses sont complexes en Arctique - mais qq remarques:
- je ne comprends pas bien pourquoi dans la comparaison entre Johanessen et Walsh, il subsiste une telle différence après 79, puisque normalement à partir de là le satellite est censé regler l\\\'affaire (ou alors, si donc ces reconstructions sont indépendantes de toute données satellite, on pourrait aussi se demander laquelle des deux "colle" le mieux au satellite apres 79, et arbitrer à partir de ca)
- il y a un écart de 30% environ dans les valeurs entre les 2 reconstructions est-ce qu\\\'elles mesurent toutes deux la glace en moyenne annuelle , ou au même moment ?
- parler d\\\'étendue de glace de mer soulève aussi logiquement l\\\'inconnue de l\\\'épaisseur de cette glace, pour laquelle les indices récents indiquent plutôt une diminution il me semble (?);
- il est important de mentionner, à mon avis, qu\\\'une très forte fonte estivale favorise la probabilité d\\\'un englacement plus faible l\\\'hiver suivant, et donc d\\\'une fonte plus facile l\\\'été d\\\'après; je suis aussi d\\\'accord qu\\\'il faut "s\\\'interroger sur le réalisme des runs" prévoyant une disparation de la glace d\\\'été après 2050,...puisqu\\\'actuellement ils sont dépassés par les obs ! :-)
- enfin - même si ce n\\\'est pas l\\\'objet- a mon avis un océan libre de glace en été ne serait certainement pas sans répercussions sur la fonte de la calotte groenlandaise.