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Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
2007 a été très calme du point de vue cyclonique, de même que les températures de surface sont restées sages malgré un El Nino en début d'année. Mais l'alarmisme médiatique n'est jamais pris en défaut de surenchère catastrophiste : c'est l'état de la banquise arctique, avec une forte diminution estivale, qui a joué depuis quelques mois le rôle d'indice anxiogène de "dérèglements sans précédent". Qu'en est-il au juste ? Comment cette anomalie s'inscrit-elle dans la longue durée ? Quelles en sont exactement les causes ? Voici une synthèse que quelques travaux récents permettant d'aller un peu plus loin que les effets d'annonce.

La glace pérenne de l’Océan Arctique a atteint en été 2007 son extension minimale depuis le début des mesures satellite (1979). Selon les données satellite NCEP/NOAA reproduites sur le site Cryosphere (animé par William Chapman), et les données du NSIDC (National Snow and Ice Data Center) l’anomalie estivale a été très marquée. Le précédent minimum de 2005 – 5,32 millions de km2 – a chuté à 4,24 millions de km2 en septembre 2007. On voit ci-dessous l’anomalie du mois de septembre 2007 (NSIDC) :

La diminution de l’extension de la banquise est plus marquée en été que dans toutes les autres saisons. La baisse de septembre est en moyenne de -10,2 % +/- 3,4 par décennie depuis le début des mesures satellite, celle de mars de -2,8 % +/- 0,8. Les autres mois se placent entre ces valeurs, généralement en dessous de 5 %/décennie. Toutes saisons confondues, la tendance est néanmoins clairement à la baisse sur la période 1979-2007, comme en témoigne ce graphique issu de la source Cryosphere.

Cette anomalie 2007 a bien sûr donné lieu à d’abondants commentaires depuis quelques mois, chacun y allant de sa prédiction (généralement catastrophique) sur l’avenir de la banquise estivale arctique. Elle pourrait totalement disparaître en 2040, en 2030, en 2020, en 2010… Un travail récent de Marika Holland et al. (2006) a montré que le plus « pessimiste » des runs d’ensemble de modèle CCSM3 prévoit un Océan Arctique presque libre de glace vers 2040, les autres plaçant cette date entre 2050 et 2080. (Il faudrait s’interroger sur le caractère « alarmant » en soi d’un Océan Arctique libre de glaces en été, mais ce n’est pas l’objet de cette discussion ; de même pour le caractère réaliste de ce genre de runs compte-tenu de la difficulté de modélisation de la dynamique des glaces et de la variabilité des régions polaires et sub-polaires, nous allons y venir).

En sciences climatiques, un « record » saisonier ou annuel n’a aucune valeur et une tendance significative (30 ans) s’apprécie elle-même sur une plus longue durée. La question est donc double :
- la tendance 1979-2007 observée par les satellites est-elle anormale au regard de l’évolution précédente de l’Arctique ?
- cette tendance est-elle due au réchauffement d’origine anthropique ou à d’autres causes ?


Déclin récent ou déjà ancien ?

Pour répondre à ces questions, nous allons commencer par un graphique extrait d’Une vérité qui dérange (Gore 2007). Il s’agit certes d’une œuvre de fiction, mais bien des chercheurs nous ont assuré que le documentaire et le livre d’Al Gore reflètent très correctement l’état des connaissances scientifiques. Voici donc l’état annuel de la banquise en Hémisphère Nord entre 1900 et 2005 selon le Nobel de la paix.

Cette courbe d’Al Gore n’est pas sans rappeler la fameuse « crosse de Hockey » : on voit une banquise stable jusqu’en 1975-80, qui plonge soudainement par la suite. Encore un indice de l’accélération récente du réchauffement. Il est cependant difficile de retrouver l’origine de cette courbe : la version française (comme la version américaine) du livre d’Al Gore mentionne comme source « Hadley Carter ». Cet individu ou cet organisme nous est inconnu, contrairement au Hadley Center, un célèbre centre de recherche anglais sur le climat. En fait, le Hadley Center a bel et bien publié en 2002 un papier de synthèse sur son analyse historique globale de la banquise (ainsi que des températures de surface de la mer et des températures nocturnes de l’air marin). Son premier auteur est Rayner et non Carter (Rayner 2002), mais on supposera que le lapsus scripturi d’Al Gore provient d’un passé politique très actif. Le graphique ci-dessous montre donc les reconstructions de la banquise en janvier (haut) et juillet (bas) pour six bases : HadISST1 (noir), GSFC (rouge), NIC (vert), Walsh et Chapman (bleu), GISST3.0 (pointillé noir).

Pour la surface estivale de la banquise, on constate que la tendance la plus marquée à la baisse commence à la fin des années 1970, ce qui correspond au début des mesures par satellite. Un nouvel instrument crée presque toujours de telles ruptures dans l’homogénéité des données, et c’est le cas aussi pour l’analyse des températures. Mais le problème en l’occurrence vient de la rareté et de l’imprécision des sources avant les satellites en rapport avec le phénomène étudié : pour mesurer l’étendue de la banquise, il faut par définition avoir une idée assez précise de ses limites géographiques sur tout le bassin péri-arctique. Or, les missions maritimes commerciales ou militaires, de même que les stations d’observation météorologique, étaient loin de se livrer systématiquement à cet exercice avant 1980, et moins encore dans la première partie du siècle.

L’essentiel des données antérieures à 1980 utilisées par le Hadley Center ou le GISS provient de bases historiques réunies et interprétées par John E. Walsh (Walsh 2001). En 2004, Ola M. Johannessen et 11 co-auteurs ont publié une nouvelle estimation de l’évolution historique des glaces arctiques, notamment fondée sur l’exploitation des observations russes puis soviétiques. Ce nouveau travail synthétise des données historiques sur 77 % du bassin arctique. Le graphique ci-dessous illustre ces données (en vert la base Walsh 2001 reprise par le GISS, le Hadley et Gore, en rouge la nouvelle base enrichie dite Zakharov, en noir les températures de surface en Arctique).

Le décrochage des années 1980 est nettement moins perceptible et l’on constate une baisse déjà prononcée de la surface de la banquise entre les années 1910 et 1940, à une époque où les températures de surface ont connu une hausse marquée. Sur la base Nasa GISS (carte ci-dessous), on peut ainsi constater que les températures printanières de l’Arctique, assez décisives pour la résistance des glaces en été, ont connu entre 1911 et 1940 des hausses fortes (entre 4 et 8°C). Il paraît assez logique que la banquise estivale ait enregistré l'effet de cette première hausse significative et rapide.

Les travaux de Johannessen et al. ont été appuyés plus récemment encore par une étude historique des limites de la banquise arctique dans les mers adjacentes (mer du Groenland, mer de Barents), par Dmitry Divine et Chad Dick (Divine 2006). Les chercheurs ont ici rassemblé toutes les données disponibles entre 1750 et 2002. Les deux graphiques ci-dessous montrent l’évolution de l’anomalie d’avancée de la banquise (en km ) en mer du Groenland et en mer de Barents sur l’ensemble de la période et sur trois mois (avril, juin, août).

Là encore, on n’observe pas une période de stabilité suivie d’une chute brutale dans les années 1980, mais une décroissance assez continue quoique variable selon les mois. Et là encore, l’évolution de la glace suit celle des températures, avec notamment la pause des années 1950-70, marquées par une phase de refroidissement. Divine et Dick soulignent d’ailleurs l’existence de deux oscillations naturelles dans l’évolution de la banquise, l’une de période 60-80 ans, l’autre de période 20-30 ans.


Les causes du déclin récent

Pourquoi donc la banquise estivale disparaît-elle ? La réponse souvent entendue est : c’est une nouvelle manifestation du réchauffement anthropique par les gaz à effet de serre et une nouvelle preuve de son accélération récente. Les différents travaux évoqués ci-dessous montrent que l’explication est un peu sommaire et que le retrait de la banquise est un phénomène déjà ancien, amorcé alors que le forçage anthropique des gaz à effet de serre était assez négligeable. Aujourd’hui encore, les gaz à effet de serre sont bien loin d’être le seul déterminant de l’évolution arctique. Dans un article de synthèse paru au printemps dernier, Mark C. Serreze, Marika Holland et Julienne Stroeve (NSIDC, NCAR) ont souligné que l’état de la banquise arctique est lié aux forçages radiatifs, mais également à une forte variabilité du système océan-atmosphère-glace. Les pressions atmosphériques, les températures et les vents varient selon des oscillations naturelles bien connues (NAO oscillation nord-atlantique, NAM mode annulaire boréal) et ils se trouvent que les années 1970-1995 ont été marquées par des anomalies positives très marquées, contribuant à expliquer la pente observée. Pour compliquer encore le schéma, les courants marins ont leur mot à dire. Les eaux chaudes du bassin Atlantique entrent dans l’océan Arctique par le détroit de Fram et la mer de Barents. Plusieurs pics d’arrivées massives d’eau chaude ont été enregistrés depuis le milieu des années 1990, entraînant des modifications de la couche froide halocline (CHL). D’autres travaux ont suggéré que les flux de chaleur océaniques entrant par le détroit de Bering ont également une influence sur l’état de la glace permanente arctique.

A ces données climatologiques plus complexes s’ajoutent bien sûr les conditions synoptiques. De même qu’une canicule isolée ne peut être attribuée au réchauffement climatique (qui en augmente la probabilité, mais n’en est pas la cause directe), une année à englacement estival très faible répond à des conditions précises de circulation. C’est ainsi que le premier facteur explicatif de la situation 2007 est un blocage persistant dans des conditions de vent et de pression exceptionnelles - blocage ayant donné un visage assez anormal à l’été 2007 dans tout l’Hémisphère Nord -, comme ont jugé bon de le rappeler Julia Slingo et Rowan Sutton dans un courrier à la revue Nature, qui incriminait sans discernement le « réchauffement global » (Slingo 2007).

Enfin, les forçages radiatifs anthropiques ne se limitent pas aux gaz à effet de serre. Dans un papier paru récemment, Flanner et al. (2007) ont montré que la suie de carbone (notamment issue des feux de forêt en région boréale) modifie la réflectance de la neige ou de la glace et que ce forçage peut représenter jusqu’à trois fois la valeur du forçage CO2 dans les régions arctiques, entre avril et septembre. La diabolique gaz carbonique est bien loin d'être l'alpha et l'oméga des évolutions climatiques locales ou globales, malgré tout l'effort des médias pour entretenir sa légende noire.

Pour conclure et synthétiser :
- L’anomalie estivale de l’étendue de la banquise arctique a été très marquée en 2007, avec un déclin annuel sans précédent depuis le début des mesures satellite.
- Ce phénomène s’inscrit dans une tendance longue à la diminution de la banquise, de manière certaine depuis le début des mesures satellites (1979), de manière très probable depuis 100 ans.
- Le forçage radiatif des gaz à effet de serre est une des causes probables de ce déclin, mais elle est bien loin d’être isolée et l’on ne peut aujourd’hui quantifier les parts respectives de ce forçage, des autres forçages anthropiques (suie de carbone, aérosols) et des facteurs de variabilité naturelle de la circulation océan-atmosphère.

Références :
Divine D.V., C. Dick (2006), Historical variability of sea ice edge position in the Nordic Seas, J. Geoph. Res., 111, C01001.
Flanner M.G. (2007), Present-day climate forcing and response from black carbon in snow, J. Geophys. Res., 112, D11202.
Gore Albert Jr (2007), Une vérité qui dérange, La Martinière.
Holland M. et al. (2006), Future abrupt reductions in the summer Arctic sea ice, GRL, 33, L23503, doi:10.1029/2006GL028024.
Johannessen O.M. et al. (2004), Arctic climate change: observed and modelled temperature and sea-ice variability, Tellus A, 56, 328-341.
Rayner N.A. et al. (2002), Global analyses of sea surface temperature, sea ice, and night marine air temperature since the late nineteenth century, J. Geophys. Res., 108, NOD14, 4407.
Serreze M.C et al. (2007), Perspectives on the Arctic’s shrinking sea-ice cover, Science, 315, 1533-36.
Slingo J. R. Sutton (2007), Sea-ice decline due to more than warming alone, Nature, 450, 27.
Walsh J.E., W.L. Chapman (2001), 20th-Century sea-ice variations from observational data, Annals of Glaciology, 33, 444-448.

Commentaires

Bonjour,

vous avez raison de rappeler que les choses sont complexes en Arctique -  mais qq remarques:

- je ne comprends pas bien pourquoi dans la comparaison entre Johanessen et Walsh, il subsiste une telle différence après 79, puisque normalement à partir de là le satellite est censé regler l\\\'affaire (ou alors, si donc ces reconstructions sont indépendantes de toute données satellite,  on pourrait aussi se demander laquelle des deux "colle" le mieux au satellite apres 79, et arbitrer à partir de ca)
- il y a un écart de 30% environ dans les valeurs entre les 2 reconstructions  est-ce qu\\\'elles mesurent toutes deux la glace  en moyenne annuelle , ou au même moment ?

- parler d\\\'étendue de glace de mer soulève aussi logiquement l\\\'inconnue de l\\\'épaisseur de cette glace, pour laquelle les indices récents indiquent plutôt une diminution  il me semble (?);

-  il est important de mentionner, à mon avis, qu\\\'une très forte fonte estivale favorise la probabilité d\\\'un englacement plus faible l\\\'hiver suivant, et donc d\\\'une fonte plus facile l\\\'été d\\\'après; je suis aussi d\\\'accord qu\\\'il faut "s\\\'interroger sur le réalisme des runs" prévoyant une disparation de la glace d\\\'été après 2050,...puisqu\\\'actuellement ils sont dépassés par les obs ! :-)

-  enfin - même si ce n\\\'est pas l\\\'objet-  a mon avis un océan libre de glace en été ne serait certainement pas sans répercussions sur la fonte de la calotte groenlandaise.




commentaire n° : 1 posté par : ICE (site web) le: 06/11/2007 15:16:29
> Sur la différence Johannessen / Walsh après 1975 : le papier de Johannessen 2004 précise que les données des mers de Beaufort et Chukchi ne sont pas incluses dans la base Zakharov, alors qu'elles ont connu une réduction récente substantielle.

> Les mesures sur l'épaisseur ont également fait l'objet de débat, vu les sources encore plus minces. Sur les résultats contradictoires de Rothrock, Wadhams, Winsor, Ticker, Holoway et Sou Polyakov... voir :
http://www.climat-sceptique.com/article-2064590.html
Dans la récente synthèse citée (Serreze 2007), les auteurs admettent que le sujet est assez indécis et qu'aucune étude n'est vraiment concluante. Cela dit, il n'y a pas de raisons de penser que la glace conserve la même épaisseur.

> Pour les suites du très faible englacement de cet été, un point intéressant est que tous les modèles dont les runs ont été publiés dans Holland 2006 ne prévoient pas de retour en arrière une fois passés certains seuils critique (seuils à forte diminution, plutôt prévus entre 2010 et 2030 dans le runs). On va voir en 2008 et 2009 si la banquise peut se remettre où si le déclin s'accentue au contraire de manière non réversible. Pour ma part, je ne suis ni optimiste ni pessimiste : si des conditions synoptiques favorables se présentent, il me semble que l'on peut avoir un réenglacement important entre novembre et mars, lorsque les températures sont de toute façon très négative au centre et plus ou moins sur les marges. J'ignore en fait le rôle relatif que joue le contenu de chaleur accumulé dans l'océan déglacé de l'été. Mais il sûr que les prochaines années seront très intéressantes de ce point de vue.

> Pour le Groenland, c'est ce que n'arrête pas de répéter en ce moment le patron de Damocles / Tara (mission de l'année polaire en Arctique). Il est probable qu'un climat plus doux favorise la fonte des marges du Groenland, mais cela peut aussi favoriser les chutes de neige dans la partie centrale, donc il faut faire un bilan de masse pour analyser ce qui l'emporte sur une année et comment cela se traduit pour le niveau des mers (puisque ce dernier est le principal effet secondaire mis en avant). D'ailleurs, on n'a plus de nouvelles de GRACE après la série ininterrompue de papiers (aux résultats divergents) parus entre l'automne 2006 et le printemps 2007. Des infos ?
commentaire n° : 2 posté par : Charles Muller le: 06/11/2007 17:22:25
Je ne voudrais pas m'en mêler, mais pour moi, les graphiques sont édifiants. La perte de glace correspond à une quantité de chaleur latente bien réelle qu'il faudrait évacuer si on voulait revenir à une situation antérieure. Donc la tendance n'est pas près de s'inverser. Mais c'est vrai je ne suis pas climatologue.
commentaire n° : 3 posté par : BOYER Bruno le: 06/11/2007 23:54:03
Que les graphiques soient «édifiants» ou non n'est pas la question M. Boyer.  La question est de savoir si les «gaz à effet de serre» et le CO2 en particulier ont eu un rôle important là-dedans par rapport à d'autres facteurs (naturels).  Sur «climat-sceptique», on questionne la thèse du tout-CO2.  Est-ce que c'est compliqué à comprendre?

Quant au creux de cette année, seules les prochaines années pourront nous dire s'il est durable ou passager.  Il y a deux ans, on a dit la même chose (que l'effet de serre était en cause) à propos des ouragans suite à la saison hyper-active qui a vu pour la première fois la liste de noms s'épuiser (on a enchaîné avec les lettres grecques).  Or, la saison suivante (l'automne dernier) a été extrêment calme et cette année, on est dans la moyenne.  Quelle est votre conclusion M. Boyer (puisque climat-sceptique est une secte d'illuminés)? 
commentaire n° : 4 posté par : Martin S le: 07/11/2007 02:24:20
"Je ne voudrais pas m'en mêler"
Ne vous en mêler pas !
Continuer à faire le latiniste virtuose, ce qui vous fera apparaître pour les très jeunes comme un lettré distingué et vous évitera d'afficher une bien réelle incompréhension des phénomènes physiques et pas seulement "… c'est vrai (de n'être) pas climatologue"
commentaire n° : 5 posté par : Curieux le: 07/11/2007 10:29:42

1 ) _Les conséquences sont importantes, concernant la fonte de la banquise. Simplement parce que l'énergie accumulé lors de l'Été est très importante. 3 millions de kilomètres carrées d'area au lieu des 5 millions de kilomètres carrées moyens, laisse la possibilité à 2 millions de kilomètres carrées d'eau de mer sombre, et donc avec une faible albédo, d'accumuler environ 10^8 watts durant une fin août, début Septembre. Ce chiffre n'est qu'un ordre de grandeur obtenu ainsi : superficie d'océan libre de glace x ( albédo de l'eau de mer x l'énergie incident sur un mètre carré d'Arctique en août-septembre ).


Mais même si il est un ordre de grandeur, il renseigne bien sur l'utilité de la blanche banquise en Été.


_En Automne et en Hiver, une banquise plus faiblement étendu suite à un Été très déficitaire n'assure plus sa fonction habituelle de "couvercle" au dessus de l'océan, en permanence au dessus de 0°, et l'atmosphère, très froid. D‘où un transfert d‘énergie vers l‘atmosphère, d‘autant plus si l‘Été fut très faiblement englacé.


 


2) Ce record ne peut-être attribué au seul réchauffement climatique, évidement. Les données de la banquise de la mer du Groenland montre une importante circulation de glace âgée dans ce secteur, et un englacement proche de la normale. Or cette région est la zone d’échappement de la glace pluriannuelle de l’Arctique central.


 


3) Mais ce record est exceptionnel. La fonte printanière a été certain jour à un rythme inconnu jusqu'à ce jour. De plus, le record de 2005, a été atteint à la mi-août, pour être égalé dans l'autre sens à la mi-octobre, avec un minimum de 2,92 millions de kilomètres carrées. Une autre manière de le dire est que nous avons vécu 2 mois, ou 17% d'une année, entre 0 et 30 % sous le record de 2005. La question peut ainsi être formulé : « comment expliquer un déficit aussi long et aussi important, sans faire appelle à une large contribution du réchauffement climatique » .


De plus, les record ne cessent de s’accumuler aussi bien en Hiver q’en Été, et qui montre un déclin rapide et continu de la banquise. 2002, puis 2005, puis 2006, puis 2007, et peut-être 2008 sont des record ou des quasi record.


Le pôle Nord géographique ne s’est retrouvé qu’à 200 kilomètres de la mer libre ( en l’occurrence un polynia ) à la mi-Septembre.


Ensuite, comment expliquer ce brutal écart par rapport à la courbe de tendance ? Alors qu’elle est justement censé suivre l’évolution de la banquise et ne pas être rigide. En effet, pour le mois d’août 2007, l’écart à la courbe de tendance de l’extent était de 1,3 millions de kilomètres carrés. Le maximum connu jusqu’à présent fut de 0,95 millions de kilomètres carrées en 1996, soit une augmentation de 37 % de la variabilité connu. Si qui fait bien trop pour avoir une simple justification « manque de recul ».


 


4) Si l'extension minimale a été atteinte le 16 septembre, l'anomalie d'extension a continué à grossir en Octobre, avec une extension qui a certes augmentée, mais si lentement que l'area a atteint un déficit record au 20 octobre, à 2,95 millions de kilomètres environ.


 


5) Que des études ne montrent aucune évolution claire dans l’épaisseur de la banquise, c’est leur problème.


Mais le Service Canadien des Glaces, qui officie en avion depuis 1957, constate une faiblesse croissante de la banquise :


vêlage de l’île de glace d’Ayles fin septembre 2007,


absence de consolidation de la barrière de glace du détroit de Nares cet Hiver qui a permit une invasion de la baie de Baffin par de la glace pluriannuelle de l’Arctique ce Printemps,


glace de deuxième année qui a commencé à «pourrir » cette Été, ou en plus faibles concentrations, .


De plus, l’étude de la circulation des glaces en Arctique montre une accumulation de glace de deuxième année relativement épaisse le long de la péninsule du Taymir, et qui a bloqué presque en permanence la route du Nord-Est. Or, ce pont de glace ne s’est jamais brisé, mais fut plusieurs fois dans un état de faiblesse avancée qui ne se retrouve pas sur ce type de glace


6) Je ne vois absolument pas l’intérêt de poster les travaux de Johannessen et al.


concernant la banquise en mer des Barents et en mer du Groenland. En mer du Groenland, l’englacement en Été dépend d’oscillations pluriannuelles qui commande la sortie ou non du bassin Arctique de la glace pluriannuelle. La température des océans prend une part très faible dans cette affaire. La mer des Barents est une région périphérique dont la superficie n’est guère représentative du l’Arctique dans son ensemble.


7) les graphes de la nouvelle basse enrichie sont de la désinformation. L’échelle du graphe couvre 3,5 millions de kilomètres carrées, de 7,5 millions à 9 millions. Et crée un effet de loupe sur la courbe rouge, amplifiant son apparente variabilité. Les variations de la base dite de Zakharov varie entre 8,2 et 8,9 millions de kilomètres carrées, soit une amplitude maximale de 0,7 millions de kilomètres carrées. Actuellement, depuis 1980, la descente fut de près de 2 millions de kilomètres carrées. Un graphe qui réunit ces deux élément a été fait par mes soins sur un graphe du NSIDC. En rouge, l’échelle de variation de l’extension de l’extent vu par la nouvelle basse enrichie, le reste a été réalisé par observations satellites par le NSIDC. Malgré la comparaison de reconstitution avec des données vérifiables, il y un net changement d’échelle. Même si la crosse de hockey doit être relativisé, il y a une accélération du phénomène.

commentaire n° : 6 posté par : Olivier le: 07/11/2007 19:21:15

http://pix.nofrag.com/d/c/9/2e20706004c3ba716dfae78fe214b.html


J'ai oublié de mettre l'adresse de l'image pour le point numéro 7. La voici.

commentaire n° : 7 posté par : Olivier le: 07/11/2007 19:25:43
Pour la chaleur latente correspondant à la fonte de toute cette glace, certes, cela représente des quantités de chaleur colossales.

Mais justement, c'est tout ce qu'on peut dire. A savoir qu'on a pas vraiment d'idée sur l'ordre de grandeur PAR RAPPORT au système climatique global.
Si on le savait exactement, on saurait faire des prévisions.

Tenez, quand on prend un ouragan "de base" comme il y en a plusieurs par saison en atlantique ouest :
L'énergie peut être calculée en mesurant grossièrement le volume des précipitations et en regardant la chaleur latente de vaporisation.
Ca représente AUSSI des quantités colossales de Joules. Et plusieurs fois par ans...

Est-ce qu'on peut cependant mesurer l'impact de ces évaporations-condensations, et éventuellement prévoir quoi que ce soit ?
Apparemment non. On ne sait pas quel est le mécanisme qui fait naitre les ouragans.

On pourrait peut-être se dire la même chose pour les évolutions de la banquise...

Cordialement.
Murps
commentaire n° : 8 posté par : Murps le: 07/11/2007 19:27:19

Ah ! Je croyais que tout le monde dormait sur ce site. il y en a encore pour bien vouloir se payer ma tête.


#2 Ne vous en mêle(z) pas ! Continue(z) à faire le latiniste virtuose*


M. le Curieux, il se trouve que je ne suis pas plus latiniste que danseur de french cancan. Alors voyez-vous cher veilleur sceptique* et féru de sciences objectives, vous êtes (encore une fois) à côté de la plaque. Pour ce qui est de ne pas comprendre les phénomènes physiques alors là, vous me faites un peu pouffer de rire (relisez mes posts et démontrez-le, vous qui êtes si féru de sciences exactes et objectives). Pour ce qui est d'être ou non climatologue, il faut me dire si ce site est réservé aux seuls spécialistes...


Je vous rappelle la conjugaison à la deuxième personne du pluriel.


#3 * puisque climat-sceptique est une secte d'illuminés


Qui a dit ça ? Lisez mieux les posts. Quant à savoir si oui ou non le réchauffement est anthropique. J'avais cru comprendre qu'on ne pouvait pas le démontrer, et que par suite, il était mal venu sur ce site d'apporter de l'eau au moulin des alarmistes ? D'autre part, la question même de savoir si la planète se réchauffe ou non n'est pas réellement tranchée ici (on m'a repris à chaque fois que j'ai osé le dire ici).

commentaire n° : 9 posté par : BOYER Bruno le: 07/11/2007 19:38:45
Pour #6
Vous concluez votre post sur la diminution de la banquise Arctique, que personne ne conteste l'article ce contentant de la relativiser, par "Même si la crosse de hockey doit être relativisé, il y a une accélération du phénomène.".
Autrement dit en faire une "preuve" du réchauffement global avec des observations franchement récentes, depuis 1957, et une anomalie qui, elle, n'a que quelque années.

C'est là ou le bât blesse.

Exemple :

“The recent CNN report “Planet in Peril,” for instance, spent considerable time discussing shrinking Arctic sea ice cover. CNN did not note that winter sea ice around Antarctica last month set a record maximum (yes, maximum) for coverage since aerial measurements started”.

Comment intégrez-vous ceci dans votre analyse ?
commentaire n° : 10 posté par : Curieux le: 07/11/2007 20:19:41
@ (a)Boyer,
Merci pour le Français, après le Latin, vous allez (ça va là ?) nous faire quelle classe ? Histoire ? Essayez plutôt leçon de chose.
Ou est donc le climat (la chose de la leçon et de ce site) dans vos 15 cm de gris ?
"Lire mieux vos posts" Ok, mais quand ils auront du fond.
commentaire n° : 11 posté par : Curieux le: 07/11/2007 20:20:35

#10 ...que personne ne conteste l'article (s)e contentant de la relativiser...

 



ce est un démonstratif, se un pronom réfléchi. S'il faut être climatologue pour disserter sur ce site, alors dans la même logique, apprenons la conjugaison avant d'écrire quoi que ce soit. Je fais monter la pression...

 


commentaire n° : 12 posté par : BOYER Bruno le: 07/11/2007 22:32:14
@ (a)Boyer,

La logique ? un syllogisme chez vous…

Mais il est vrai que le latin et l'orthographe ont depuis bien longtemps remplacés vos neurones.

Ça ne doit pas être désagréable, on gobe tout et on en jouit…

Heureux le simple d'esprit.
commentaire n° : 13 posté par : Curieux le: 07/11/2007 23:17:32
#6
Pour 1), 2), 3) nous sommes à peu près d'accord. La question « Comment expliquer un déficit aussi long et aussi important, sans faire appel à une large contribution du réchauffement climatique » n'est pas tellement décidable (évidemment, le réchauffement moderne est en cause ; sa part anthropique, cela reste à quantifier, puisque l'amplification polaire et atlantique se retrouve souvent dans les variations naturelles du climat).

Pour 4), on peut consulter le site Cryosphere Today (en lien dans le papier) qui est mis à jour plusieurs fois par semaine. Cela repart nettement à la hausse, mais on encore en fort déficit, bien sûr.
Pour 5) sans doute, mais la question spécifique d'Ice était l'épaisseur moyenne de la banquise.

Pour 6), 7) je ne vois absolument pas l'intérêt de se baser seulement sur Walsh 2001 alors qu'il y a de nouvelles données dans Johannessen 2004. je ne dis pas que le second a raison contre le premier, simplement que les chercheurs ne proposent pas les mêmes courbes. Cela montre simplement que sur les zones où il y a des observations régulières (époque soviétique), le déclin est plus continue. Idem pour des études plus localisées comme Divine é006. Au fond, c'est assez logique, on ne peut pas avoir eu un fort réchauffement arctique en 1910-50 sans effets. Je ne vois pas de rapport avec une "désinformation". Dans ces diverses précisions. Et cela ne remet pas en cause le caractère exceptionnel de l'amplitude d'anomalie 2007, sur lequel s'ouvre le papier.
commentaire n° : 14 posté par : Charles Muller le: 08/11/2007 00:18:50
Requête à Charles Muller.

Je souhaite vivement que les messages hors sujet sur la grammaire, l'orthographe pointilleuse et ceux qui ne contiennent que des citations latines hors de propos de l'intervenant spécialiste soient supprimés.
commentaire n° : 15 posté par : Marot le: 08/11/2007 09:37:07
Oui, vous faites bien de le souligner. Je ne vais pas tous les supprimer car cela change les numéros d'ordre des commentaires déjà parus, mais je le ferai à l'avenir.

Merci aux uns et aux autres de vous recentrer sur le climat et sur les thèmes abordés en évitant ces escarmouches inutiles et/ou infantiles.
commentaire n° : 16 posté par : Charles Muller le: 08/11/2007 11:42:05

Plus d'escarmouche...


Vers un changement de climat sur ce site ? ;-D

commentaire n° : 17 posté par : Abitbol le: 08/11/2007 13:02:41
Alors là, moi qui me félicitait d'un blog où la parole de tous est respectée... Je vous demande de bien vouloir laisser la totalité de mes réponses (celles qui ne concernent pas directement le climat sont toujours des retours à l'envoyeur : vérifiez). Si vous devez censurer qqch, censurez plutôt l'irrespect flagrant de certains commentateurs qui ne vous connaissent ni d'Eve ni d'Adam et vous categorise immédiatement comme troll, alarmiste, neuneu et j'en passe...
commentaire n° : 18 posté par : BOYER Bruno le: 08/11/2007 22:22:05
Bon, je conçois aussi que ça ne rend pas les commentaires sur le climat très lisibles.
commentaire n° : 19 posté par : BOYER Bruno le: 08/11/2007 22:24:51
A propos de la perspective climatologique d'une année de recul "sans précédent" de la banquise arctique, j'avais signalé à un moment que le niveau des océans a baissé depuis 1 ans (cf données ans Topex/Jason ), "bonne" nouvelle qu'on ne risque pas de trouver dans les brèves d'AFP et d'AP. Et on m'a rétorqué que 1 an, ça ne signifie rien.
Il est clair qu'un an de baisse de niveau des mers dans un soi-disant contexte de "fonte accélérée des glaciers" (cf Hansen & co) ne fait pas le poids médiatique face à 1 an de recul sans précédent de la banquise arctique. Les nouvelles, c'est comme les herbes, la mauvaise chasse toujours la bonne.
commentaire n° : 20 posté par : miniTAX le: 12/11/2007 12:04:01

http://uwnews.org/article.asp?articleID=7070


 


Article interressant concernant le fait que la fonte des glaces dependrait prioritairement du phenome d'oscillation artique et non pas des temperatures.

commentaire n° : 21 posté par : anthony le: 15/11/2007 06:57:04
http://seaice.apl.washington.edu/  c'est plus complet
commentaire n° : 22 posté par : anthony le: 15/11/2007 08:59:54
L'arctique fond, c'est dingue avec une augmentation de 5 a 7 degres, sa montre bien que c'est un enorme refroidissement climatique. Depuis que j'ai vu le film Le jour d'apres, j'ai peur, j'ai peur j'ai peur. Ceux qui disent que le climat se rechauffe car le continent arctique fond, la montée des oceans ravageants les petites iles du pacifique, la disparition des glaciers partout dans le monde, la fonte du Groeland et de l'antarctique, ces gens la se trompent, c'est un signe clair qu'il y a un enorme refroidissement climatique. Pour prouver ce que j'ai dit, je propose a l'honnorable assemblée d'expert de parcourir le graphique de Claude Allegre qui est un scientifique renommé dans la climatologie ainsi que les nouvelles de Jean Pierre Pernaud tres grand journaliste. Il est clair que nous sommes au bord d'un refroidissement majeur, le Gulf Stream n'est plus qu'a 1/12 eme a son maximum, la fonte extremement rapide du continent Arctique qui a perdu 1 millions de km carré en l'espace d'une année avec une epaisseur de glace diminué de pratiquement 40% est un signe fort d'un refroidissement global. Je ne comprend pas les intervenants parlant de rechauffement climatique, il n'y a aucunes preuves visuels, ils ne peuvent pas comprendre, ils sont ignares, nous connaissons la verité, j'ai affirmé les preuves que nous sommes en plein refroidissement climatique comme le montre le film Le jour d'apres.
commentaire n° : 23 posté par : biereman le: 17/11/2007 23:05:21
C'est un complot internationnal le rechauffement climatique, les grandes compagnies petrolieres c'est un complot d'eux. Car s'il y a rechauffement climatique elles seront accusées perdronts de l'argent, et oui et oui, c'est un complot  de groupes obscur qui ont un interet, celui de perdre de l'argent, heureusement que nous qui savons que c'est un vrai refroidissement climatique denonçons cela. L'homme n'est pas responsable de ce qui se passe, c'est le soleil !!!, et puis l'amazonie reverdi, l'homme n'est pas responsable de la coupe des arbres, c'est un complot, je cris au scandale, l'homme n'a rien a voir avec la pollution et le climat. Nous sommes en plein complot media politique industriel, c'est un scandale. Tou le monde sait bien que le but est de perdre de l'argent car ils en ont trop, et oui, d'apres le graphique d'un eminent scientifique plus ont accusera l'homme et les industriels plus celle ci perdront de l'argent. ah!!!!!!! je suis totalement bourré je me suis torché 2 bieres d'un coup d'un seul.
commentaire n° : 24 posté par : biereman le: 18/11/2007 10:28:49
M'est avis qu'il n'y a pas que deux bières…
commentaire n° : 25 posté par : Curieux le: 18/11/2007 10:44:46
Et je confirme, il s'agit bien d'un complot :

Au moins quatre personnes mortes de froid en France ces derniers jours
AFP | 18.11.07 | 10h21

Et les comploteurs n'hésitent pas sur les moyens.
commentaire n° : 26 posté par : Curieux le: 18/11/2007 10:50:34
Oh, notre comploteur en chef, biereman à deux problèmes, le premier avec les packs de bières, il en a trop, le second avec son imagination, il n'en a pas assez !
commentaire n° : 27 posté par : Curieux le: 18/11/2007 13:14:54
Biereman, buvez donc un peu moins, vous gagnerez de la précision dans vos critiques. En outre, vous vous apercevrez que le principe de l'éructation à contre-sens perd beaucoup de son effet humoristique lorsqu'il est répété.

Je vous rappelle deux points qui ne sont pas spécialement mis en cause ici:
> Il existe un réchauffement significatif depuis 1900, en deux phases dont la seconde a débuté en 1977.
> Il existe une bonne probabilité que les GES humains participent à ce réchauffement.

Ce sont d'ailleurs à mon sens les deux seuls points réels du consensus actuel, le reste c'est la (mauvaise) littérature pour décideurs (ou amateurs de bière portés à l'excès).
commentaire n° : 28 posté par : Charles Muller le: 18/11/2007 16:22:04

@30


Charles, qu'entends tu par rechauffement significatif (incertitude sur les mesures comprises) ?


Le Hot Spot prevu par les ordinateurs etant absent de l'atmosphere comment peut on  en deduire l'incidence anthropique du rechauffement ?

commentaire n° : 29 posté par : anthony le: 18/11/2007 17:38:51
j'agrée avec anthony, selon la totalité des modèles du GIEC, la troposphère EST LE MOTEUR de l'effet de serre. Hors l'augmentation de ces T° est trop faible et qui plus est, diminue même là ou elle devrait le plus augmenter, à l'équateur alors que les émissions des GES n'ont jamais été aussi abondantes.
Si on accepte ces constatations, la seule conclusion possible est que
- l'augmentation des T° constatées n'est pas dû à un effet de serre.
- que l'homme n'y est donc pour rien.
commentaire n° : 30 posté par : Curieux le: 18/11/2007 18:09:47
mr Curieux, et seigneur Charles, je suis totalement aware avec vous, avec mes potes apres avoir bu pas mal de biere devant psg contre l'om, fameu match, avons discuté tres serieusement, nous sommes d'accord avec vous. L'homme n'y est absolument pour rien, mais rien du tout, absolument rien, bon la haute atmosphere se refroidi car a la base elle est chauffé par les rayonnements solaire qui avant de traverser la couche d'ozone surchauffe ce secteur donné, hic hic hic, sa montre que le soleil est le principal responsable du rechauffement climatique et que la galaxie se rechauffe hic hic. Il faut savoir que si la haute atmosphere refroidi c'est bien un refroidissement thermo solaire hic hic, j'ai envi de vomir, je vais attendre avant ma prochaine biere. L'homme n'a rien fait, il est innocent, heu qui l'accuse ici que je le pointe de ma canette de biere !!!. j'ai démontré encore une fois que le soleil est le principal s'il y a rechauffement climatique hic hic.  La foret amazonienne reverdi je sais pas j'y etait pas, ce que je sais, c'est que le bresil ne manque pas d'eau, c'est dans la tete tout sa, ben voyons, les bresiliens ils en savent moin que nous, c'est dans la tete. Muller je suis Farpaitement d'accord avec ce que vous dites, je dirai meme plus.
commentaire n° : 31 posté par : biereman le: 18/11/2007 18:18:31

Charles serait-il entrain de tourner sa veste comme météor sur IC? ou cherche -t-il à attirer des nouveaux forumeurs, quite à discuter avec des ivrognes pintés à 10 heures du matin?

commentaire n° : 32 posté par : the fritz le: 18/11/2007 18:34:17

N'oublions pas qu'en 1906 Amundsen franchit le passage nord ouest à bord du goja..... en d'autres termes le passage nord ouest etait ouvert à la navigation, et pourtant on ne peut pas dire que les temperatures etaient de loin superieur à celles d'aujourd'hui.


Ce qui laisse supposer un autre phenomene au niveau de la banquise artique.

commentaire n° : 33 posté par : anthony le: 18/11/2007 18:59:22
Concernant la temperature des oceans, apres avoir sensiblement augmenté entre 1993 et 2003, ils se refroidissent tres vite depuis 3 ans. Geophysical Research Letters (vol 33, L18604, 20 sept. 2006)
commentaire n° : 34 posté par : anthony le: 18/11/2007 19:09:24
Encore biereman ! Je croyais qu'il avait vomit son quatre heure sur son clavier celui-là.
Matériel robuste (quelle marque ?) ou menteur invétéré ?
commentaire n° : 35 posté par : Curieux le: 18/11/2007 20:26:46
Y-a-t-il quelqu'un pour modérer ces réactions dont la plupart ne sont que des règlements de compte personnels ?
Ce site perd de l'intérêt et c'est pitié !

Don't feed the trolls.

Cordialement.

Murps
commentaire n° : 36 posté par : Murps le: 18/11/2007 20:35:58

 


"tout comme les explorateurs avant lui" Quels explorateurs au debut du XX ont traversé le passage nord ouest en bateaux ?

commentaire n° : 37 posté par : anthony le: 18/11/2007 20:39:22
Biereman : merci d'arrêter vos posts improductifs. Je n'ai vraiment ni le temps ni l'envie de jouer aux gendarmes, mais l'étalage de vos généralités m'indispose. Si vous republiez sur le même style, je supprime vos commentaires sauf le premier (qui résume les autres).

Fritz : non, je ne retourne pas de veste, mais je suis sceptique vis-à-dis des arguments selon lesquels l'ES n'a aucun effet sur les Ts (cf. papier de Gehrard Gerlich et Ralf. D. Tscheuschner dans ArXiv), je pense donc logiquement que l'homme contribue (peu) à la pente observée. D'ailleurs, je n'ai pas souvenir d'avoir écrit autre chose sur ce site.

Anthony : j'entends réchauffement significatif comme spécifié par Jones P.D., A. Moberg (2003), Hemispheric and large-scale surface air temperature variations: an extensive revision and update to 2001, J. Clim., 16, 201-223. Sinon, la troposphère ne se comporte toujours pas comme prévu sur les Tropiques (ce qui est ennuyeux pour les tenants d'un ES puissant), mais les T tropo augmentent bel et bien depuis le début des mesures satellites, qu'il s'agisse de la base RSS ou de la base UAH. A moins que j'ai manqué un épisode.
commentaire n° : 38 posté par : Charles Muller le: 18/11/2007 21:30:13

@charles, merci pour tes reponses.


Deux commentaires ou plutot deux questions ?


La verification experimentale demontre qu'il n'y a pas de hot spot, ce qui implique, soit une surestimation d'un facteur de 3 ou 4 de la sensibilité, soit un serieux probleme concernant ll''effet de serre lui-même. Seul les gaz à effet de serre etant en mesure de fournir une telle signature. Si il y a abscence de cette signature......deduction ? Soit elle n'existe pas, soit elle se confond avec la variabilité naturelle.


Lindzen explique que la temperature de la tropo n'a augmenté que de 0.1°C/decade, en accord avec Schwartz. Cela impliquant, une exageration assez importante du giec quant au role du CO2 ?


Comment exliquer que l'ouverture du passage nord ouest est dut au rechauffement climatique alors qu'il qu'etait ouvert au debut du XX ? Sans que l'homme ou le rechauffement y soit pour quelque chose.


Sur la temperature, l'hemisphere sud n'a pas l'air de se rechauffer ?

commentaire n° : 39 posté par : anthony le: 18/11/2007 22:04:25
Ah ! enfin le vrai visage de notre alcolo : grossier, vulgaire, agressif, haineux mais surtout parfaitement inintelligent et inculte.
Non Charles, nous ne le regretterons pas.
Adieu, biereman.
commentaire n° : 40 posté par : Curieux le: 18/11/2007 22:17:51
Dans ses ecrits Amundsen explique que dés 1903, lors de l'une de ses expeditions, le passage nord ouest etait ouvert à la naviguation. Il le franchit en 1906, car ce n'etait pas son objectif en 1903 (données sur le pole nord magnetique).
commentaire n° : 41 posté par : anthony le: 18/11/2007 22:57:49

Charles,


je te cite:


Il existe un réchauffement significatif depuis 1900, en deux phases dont la seconde a débuté en 1977.
> Il existe une bonne probabilité que les GES humains participent à ce réchauffement.


Avoue que cela commence à ressembler à la langue de bois giecienne


Est-ce que à ton avis la contribution des GES humains à ce réchauffement significatif est significative?


Moi j'ai compris enfin une chose, c'est pourquoi on parle de sensibilité climatique: comme personne ne sait en effet quantifier l'action du CO2, cela devient un sujet particulièrement sensible; mais comme la variabilité climatologique nous rappelle à la raison , on peut se poser la question si l'action humaine n'est pas négligeable par rapport aux transferts d'énergie entre les divers composants du système climatique, comme par exemple:


El nino qui fait passer brutalement l'accumulation de chaleur de plusieurs années de l'océan vers l'atmosphère, lorsque les eaux chaudes de l'Océanie s'étalent sur tout le Pacifique


ou le retrait de la banquise arctique qui permet à la THC de reprendre du poil de la bête alors qu'un océan couvert de glace devrait normalement se réchauffer petit à petit


A lire l'article de Brigitte Van Vliet Lanoe dans le bulletin de la SGF parlant de l'autocyclicité des glaciations; quoique son article ne concerne que les cycles de Bond pendant les épisodes glaciaires du Quaternaire, on peut transposer ce genre de raisonnement aux cycles pluridecennaux observables à plus petites échelles

commentaire n° : 42 posté par : the fritz le: 19/11/2007 10:01:35
Fritz : bon, la forme était peut-être langue de bois, mais le fond correspond à ce que je pense et écris depuis le début de CS. Il existe un réchauffement moderne (RCM), qui se tient surtout en deux phases trentenaires pour le moment, avec probablement une lente montée depuis la sortie du petit âge glaciaire ; il existe sans doute une part anthropique dans ce RCM. Mon avis sur la part anthropique ? Elle est faible en l'état actuel des observations et des connaissances ; et elle risque même d'être très faible quand nos connaissances sur la variabilité intrinsèque, le soleil, la nébulosité et les aérosols etc. vont s'améliorer. Car c'est désormais sur ces points que la recherche doit avancer. Sur le carbone, elle répète la même chose depuis trente ans et la stagnation est manifeste. Les médias peuvent continuer d'ergoter sur telle ou telle climatologie locale alarmante, je pense ou au moins j'espère que les modélisateurs sont un peu plus conscients de la nécessité de préciser leur discours.

Anthony : je dois justement creuser cette semaine les points soulevés par Lindzen, notamment la tropo tropicale et le comportement des zones d'ascendance et subsidence. Comme tu le reconnais, il y a quand même un réchauffement tropo depuis 1978 (ce doit être de mémoire 0,11°C/dec pour UAH et 0,17°C/dec pour RSS). Quant à attribuer des causes à cette pente, je ne m'y livrerai pas. Je constate simplement que les années de mesures satellite ont coïncidé avec des phases positives fortes de l'AO et de l'ENSO, ainsi qu'avec la déplétion de l'O3 strato, donc le renforcement du rôle des UV-XUV en strato et en couplage strato-tropo. Et que depuis 2001, avec un soleil faible et des oscillations revenues en phase modérée, on ne voit plus grand chose, alors même que l'AR4 2007 martèle que jamais la hausse du forçage n'a été aussi rapide que depuis la dernière décennie 1996-2005. Donc oui, cela commence à clocher, mais c'est encore trop court pour stauer à mon sens.
commentaire n° : 43 posté par : Charles Muller le: 19/11/2007 15:51:10
Bonjour,

J\\\'effectue, dans un cadre professionnel, des relevés de températures dans l\\\'air et dans le sol depuis 1974. Je peux confirmer que ça s\\\'est réchauffé depuis 30 ans, de 0.6 °C. Je note que, depuis 2002, plus rien, les températures sont stables, et ce palier est le premier que je note sur la série de mesures. Ceci est un constat général à l\\\'échelle de l\\\'Europe de l\\\'ouest.
Passée cette certitude, il me semble que tout le reste peut faire l\\\'objet de discussions et est à manier avec beaucoup de prudence.

Les explications que j\\\'avance à cette montée des températures dans nos régions et que nombre de mes collègues avancent tiennent essentiellement à des modifications de types de circulations atmosphériques ou à des phénomènes tels que l\\\'oscillation nord-atlantique. Il y a peut-être du CO2 derrière mais, simplement par rapport aux normales 1951-1981, les années actuelles restent tout à fait dans la variabilité habituelle.

Sachant ce qu\\\'il en est de la mesure météo, il faut bien être conscient que 0.7 °C est de l\\\'ordre de l\\\'incertitude de mesure de la température de l\\\'air avec un abri météorologique normalisé. Ceci ne veut pas dire par exemple que toute mesure est incertaine à 0.5 °C, il y a de multiples manières de réduire l\\\'incertitude, mais souvent en y ajoutant d\\\'autres. Donc, il me semble que, surtout si on raisonne à l\\\'échelle des deux derniers siècles, il faut être extrêmement prudent. Pour être rigoureux, il faudrait raisonner sur des stations dont l\\\'environnement, normalisé (c\\\'est-à-dire l\\\'aérodrome de campagne) n\\\'ait pas changé depuis 200 ans, dont l\\\'abri, paramètre essentiel, n\\\'ait pas été modifié, et qui soit relevé de la même manière (lecture directe 4 fois par jour). Combien y en a-t-il?

Tout le reste est spéculation (qui peut être d\\\'un grand intérêt au point de vue scientifique) et trace plus de pistes de recherche que ne peut répondre aux interrogations, par ailleurs légitimes, des décideurs.

Pour ce qu\\\'il en est de l\\\'avenir, deux choses me paraissent évidentes :
- plus le niveau de vie est élevé, moins les sociétés sont vulnérables aux aleas climatiques,
- et l\\\'accroissement démographique se stabilise.

Par ailleurs, en tant que citoyen, le discours mediatico-politico-religieux autour de ce sujet m\\\'énerve, et je sens comme une grande arnaque (ou plutôt une série d\\\'arnaques) là-derrière.

P.S. : Tout le monde est sur infoclimat? Il me semble que le blog CS est bien calme en ce moment.



commentaire n° : 44 posté par : Fabge le: 19/11/2007 18:11:03
#44 Merci des précisions. Cela serait utile de faire une analyse des stations météo de référence servant à l'établissement des moyennes, et notamment leur environnement depuis 50 ans. J'ai du mal à croire qu'il n'y ait pas eu de modifications dans les constructions ou les surfaces cultivables ou le trafic local ou les villes alentours dans l'axe du flux dominant... ou toute chose susceptible d'affecter le budget énergétique de surface et de produire les quelques dixièmes de degré dont on fait grand cas.

Sinon, c'est assez calme oui, mais la fonction commentaires de ce blog n'est pas non plus idéale pour les débats, par rapport à un forum.
commentaire n° : 45 posté par : Charles Muller le: 19/11/2007 19:03:03

+1°C ou +1,5°C sous nos latitudes semblent bien correspondre à +4°C ou + 5°C dans le grand Nord. La répartition des températures dues au réchauffement est inégale. On l’a bien vue cette année ou la banquise d’été est encore amoindrie. Personne ne peut plus le nier*. Qu’importe finalement les querelles d’experts qui se perdent en conjectures sur ce site. L’inuit du grand Nord canadien ou l’ours blanc polaire ne sont guère touchés par le déferlement médiatique, ils n’ont pas besoin des médias pour constater que leurs habitats sont touchés : le permafrost fond pour l’un et la calotte polaire n’existe plus pour l’autre (elle pourra bien se reformer chaque hiver, de toute façon, il ne sera plus là pour en profiter).


 


 


 


*Nous devrions donc tous nous consacrer à faire évoluer un peu les mentalités, à cesser ces querelles stériles entre sceptiques ou réchauffistes et nous aboucher enfin aux réalités de ce monde (je m’inclue évidemment dans le lot). Nous vivons sur la même planète.



 



 

commentaire n° : 46 posté par : BOYER Bruno le: 23/11/2007 11:36:17
On l’a bien vue cette année ou la banquise d’été est encore amoindrie. Personne ne peut plus le nier

Mais cela est dû à l'oscillation Arctique est pas au RC, renseignez-vous.

Et l'emprise de la banquise en Antarctique est la plus importante depuis le début des mesures*.

*Nous devrions tous nous consacrer à faire évoluer nos connaissances pour éviter des décisions hâtives et calamiteuses. Nous vivons tous sur la même planète.
commentaire n° : 47 posté par : Curieux le: 23/11/2007 11:51:01
A la place de l'ours blanc, je ne trouverais pas mon propos si calamiteux que ça.
commentaire n° : 48 posté par : BOYER Bruno le: 23/11/2007 11:58:28

Si je suis votre raisonnement, les climats ont toujours changé, l'oscillation arctique a toujours existé, donc pas d'affolement s'il n'y a plus de calotte polaire arctique cet été.


Mais je continue : Les ours (qui sont après tout les seuls concernés) n'avaient qu'à se renseigner : cette année "l'emprise de la banquise en Antarctique était la plus importante depuis que les mesures existent". La glace était en Antarctique cette année : il suffisait d'y aller.

commentaire n° : 49 posté par : BOYER Bruno le: 23/11/2007 12:06:33
Dernier commentaire à (a)Boyer :

L'Ours blanc à vu sa population augmenter de 25% en 30 ans.
Il a parfaitement survécu à l'Optimum Médiéval (T° équivalente à aujourd'hui mais sur 400 ans et à l'Eémien bien plus chaud et bien plus long (il y a 130 000 ans et qui a duré plus de 10.000 ans avec la forêt qui s'étendait jusqu'au Cap Nord).

Nous devrions tous nous consacrer à faire évoluer nos connaissances pour éviter des décisions hâtives et calamiteuses. Nous vivons tous sur la même planète


commentaire n° : 50 posté par : Curieux le: 23/11/2007 12:15:59
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