

Pour ma part je ne crois pas que ses résultats soient "rassurant" ou "inquiétant".
Je crois par contre que cela démontre que de baser des décisions politiques sur le résultat de modèle ne peut être que désastreux.
Que les modèle faillissent à la tâche est décris dans plusieurs ouvrage et livre.
Voici quelques références à lire:
Le site de Roger Pielke Sr présente plusieurs études:
http://climatesci.colorado.edu/category/climate-models/
Le livre, par Pielkey and Pilkey-Jarvis: Useless arythmetics, est une référence à ne pas manquer. Les auteurs décrivent comment les modèles sont utilisée pour contourné certains règlement et comment certains modèles ont menés à des politques dont les résultats sont des catastrophes.
Le livre, par Ross McKitrick and Chris Essex: Taken by storm, démontre les problèmes liées aux modèles.
L\\\'étude de Stephen Schwartz:
@9
C'est un peu brutalement dit, mais pourquoi pas... prévoir ce qui est peut être imprévisible ne sert à rien, sauf bien sûr à remplir les poches des prévisionnistes.
Ce papier pèche par la même confusion que toute la communication sur le prétendu AGW .
Est-ce que c'est vraiment la sensibilité du CLIMAT qui est étudiée ?
Absolument pas ! Ce qui est "étudié" est la relation entre la température moyenne (intégrale sur la surface du globe - d'ailleurs pourquoi la surface ?) moyennée sur une période temporelle inconnue (10 ans ? Plus ?) et une variation de concentration du CO2 dans l'air .
Tudieu !
Pourquoi y aurait-il la moindre corrélation entre un chiffre sans signification physique et la concentration d'un gaz ? Et même plus , pourquoi y aurait-il le moindre intérêt à s'intéresser à une variable qui serait une intégrale double des températures surfaciques ?
Inutile d'enfoncer les portes ouvertes - sur le site de R.Pielke il y a plus d'un papier démontrant que cette "température moyenne" est non seulement mal définie et arbitraire mais en plus décorrelée de toute grandeur physique ayant un intérêt (l'énergie cinétique , rayonnement , cycle de l'eau etc) .
Les lois physiques sont toutes , sans exception , locales . Elles ne valent pour des moyennes que si la loi est linéaire et dans tous les autres cas dont notamment le cas du climat il n'est pas vrai que moyenne [f(x)] = f [moyenne (x)] .
De la même façon qu'il n'est pas vrai que :
Rayonnement (Ti) = Rayonnement (moyenne des Ti) dont le corolaire est que les 33°C qui sont prétendument "l'effet de serre dû à la présence de l'atmosphère" sont complètement faux .
Pour une même moyenne de température il existe des infinités de distributions de températures locales donc des infinités de dynamiques du système qu'elles déterminent . Je trouve hilarant qu'alors qu'on n'a pas la moindre idéee de la distribution locale qui détermine la dynamique , on spécule sur l'évolution d'une grandeur moyenne qui est le RESULTAT de ladite dynamique inconnue .
C'est d'autant plus hilarant , justement , qu'il n'existe aucune équation (ou loi de la nature) à partir de laquelle cette moyenen serait calculable .
Bref ce papier donne une réponse probablement fausse à une question sans intérêt . J'imagine que leur (in)compétence scientifique ne leur a permis que de faire des papiers bidon de ce genre .
Et dire qu'ils ont sans doute été payés pour ça ....
N'oublions pas que plus c'est abscons, plus c'est con.
- le choix n'est pas uniquement lexical . DIre qu'une variation d'un paramètre non physique (température surfacique moyenne) suite à une variation d'un autre paramètre lui physique (concentration du CO2) est appelée "la sensibilité climatique" dans le cadre d'une étude qui prétend bien d'étudier le climat consiste à :
1) Accorder une signification/représentativité à la température surfacique moyenne alors qu'elle n'en a aucune , n'intervient dans aucune loi de la nature et n'est d'acune aide dans les calculs .
2) Supposer que la variation de ce paramètre (en plus ou en moins) donne une information quelconque sur la dynamique du climat - du genre il fait de plus en plus chaud ou il fait de plus en plus froid .
Exemple ; l'hémisphère Sud n'a pas de variation , les USA se refroidissent et l'Eurasie se réchauffe . La moyenne pondérée par les surfaces de tout ce bazar augmente sur une période donnée .
Que conclure ? Eh bien rien , puisqu'on pourrait très bien obtenir la même variation avec une Antarctique qui se refroidit , les Amériques qui se réchauffent et l'Eurasie ne bouge pas . On voit clairement que les réponses aux différentes distributions seraient très différentes et les dynamiques futures le seraient aussi .
Evidemment toute autre intégrale surfacique sur une sphère de rayon arbitraire (p.ex à 500 hPa) est également sans signification physique .
- aucun modèle n'a à ma connaissance une idée des distributions locales puisqu'aucun modèle n'est initialisé aux conditions réelles . Dans ce sens leur but n'est pas de PREDIRE un ensemble de paramètres au bout d'un temps t , les conditions initiales et aux limites étant données (cf l'excellent article sur la cloture des équations Navier Stokes) .
Non , leur but est de modifier UN SEUL paramètre et comparer les résultats de 2 runs du modèle . C'est d'ailleurs pour cette raison qu'AUCUN modèle ne résoud les équations physiques tel que N-S et n'a donc pas besoin d'etre initialisé . Ils utilisent juste des considération d'une primitivité à faire pleurer , c'est à dire que l'énergie , l'impulsion et le moment cinétique sont conservés dans chaque cellule .
Ce qu'ils disent , en gros c'est : si vous doublez le CO2 alors les différents paramètres vont bouger de delta par rapport au run où le CO2 n'est pas doublé .
Ils fabriquent donc des distributions des variables locales qui ont des gueules PLAUSIBLES mais qui n'ont en aucun cas la valeur d'une prédiction puisqu'ils cherchent JUSTEMENT à s'affranchir des sensibilités aux conditions initiales ou pire , du chaos qui apparaitrait immédiatement dès qu'ils se mettraient à intégrer vraiment les équations de la dynamique .
Je crois que c'est le pape Trenberth lui même qui a dit quelque part qu'il ne fallait absolument pas assimiler les résultats de l'IPCC à des prédictions au sens où la mécanique de Newton prédit la position future des planètes . Ce sont juste des études de sensibilité où on prie bien fort que la réponse soit bien indépendante des conditions initiales .
J'ajoute d'ailleurs que SI le modèle était initialisé (je fais l'impasse sur les difficultés techniques qui seraient extrêmes) ALORS le modèle deviendrait prédictif ET du coup on pourrait comparer les prédictions à la réalité .
Vous conviendrez qu'aucun abruti du genre Hansen , Le Treut & Co ne sauterait de joie si les gens déraisonnables leur demandaient tout d'un coup à se soumettre à la méthode scientifique , c'est à dire de comparer les prévisions à la réalité .
N'est-ce pas ?
- l'histoire des 33°C de "l'effet de serre" .
Tout le monde connait le gentil calcul qui figure meme quelque part dans les rapports de l'IPCC et qui est censé d'illustrer "l'effet de serre" et qui va comme suit :
1) La température moyenne de la Terre est de 15°C
2) Si on enlève l'atmosphère , l'énergie incidente E ne change pas et en assimilant la Terre à un corps noir on a E = SxT^4 (loi de Stefan) . Connaissant E et la constante S , on a la température moyenne de la Terre T = -18°C .
3) 15 - (-18) = 33 et donc l'effet de serre nous réchauffe de 33°C .
Ce calcul est tellement grotesque qu'il vaudrait 0 meme pour un étudiant débutant en 1e année de thermodynamique .
Evidemment la loi de Stefan n'est valable que localement et un corps non isotherme (noir ou pas) ne rayonne jamais à sa température moyenne .
Le calcul mathématiquement correct consiste à écrire E = S.T^4 pour une petite surface dS et puis calculer la distribution des T sur la sphère .
En gros la face nuit sera tout près du 0 absolu puisqu'elle rayonne vers le vide et la face jour sera entre 0 K à l'interface jour/nuit et un maxi + 150 °C à l'équateur . Disons que ça fait une moyenne de 100°C (inutile de faire le calcul précis mais c'est un bon ordre de grandeur) . Donc la température moyenne de la Terre sans atmosphère sera (100 - 270) / 2 = - 135 et "l'effet de serre" de 15 -(-135) = 150°C !!!
Et là , du coup , il devient plutôt difficile "d'expliquer" un réchauffement de 150°C par quelques ppm d'un gaz à l'état de traces .
C'est encore plus amusant si on ne considère que la face éclairée puisque sa température moyenne étant de 100°C , on conclut que "l'effet de serre" .... refroidit :)
Cela étant le calcul reste toujours physiquement faux puisqu'en réalité la Terre est en rotation et sa conductivité et capacité calorifique bien que faibles ne sont pas nulles . Mais au moins il est mathématiquement correct .
L'intérêt de cet exemple est essentiellement de montrer qu'est ce qui arrive quand on confond une valeur locale qui est physique et une valeur "globale" qui ne veut rien dire
Bien entendu cela est un détail qui ne saurait arreter les fameux 2500 hyperexperts de l'IPCC qui continuent unanimement à déblatérer des choses sur des températures moyennes et néanmoins globales .
Désolé , je m'ai tromper dans une adission et meme si j'ai dit que le calcul présis ne comtait pas , il comte quand meme un peu ... :)
Il faut lire :
"Donc la température moyenne de la Terre sans atmosphère sera (100 - 270) / 2 = - 85 °C et "l'effet de serre" de 15 -(-85) = 100°C !!! Et là , du coup , il devient plutôt difficile "d'expliquer" un réchauffement de 100°C par quelques ppm d'un gaz à l'état de traces . "
Avec mes excuses
La clé du sujet est bien dans la compréhension de la dynamique des système chaotiques .
On cite souvent un prix Nobel de physique dont j'ai oublié le nom qui a dit : "Les défis les plus essentiels pour la physique sont la résolution du problème de la gravité quantique et de celui de la turbulence . J'ai bon espoir pour la gravité quantique ."
J'ai déjà recommandé ici dans un fil quelque part l'excellent site de Dan Hughes qui traite de ce sujet et dont je recommande à nouveau chaudement la visite (http://danhughes.auditblogs.com/) .
En effet l'enjeu est bien dans la question si en "moyennant" un système fractal (un autre synonyme d'un système chaotique) j'élimine des fluctuations plus ou moins aléatoires qui "s'annulent" rigoureusement sur une plus longue période ce qui simplifierait le système tout en maintenant la pertinence des prévisions ou si , au contraire , en "moyennant" j'élimine la cause même qui fait que le système est un système chaotique et le dénature si totalement que le comportement des "moyennes" n'a plus aucune pertinence .
Bien que "comparaison n'est pas raison" , quand on observe l'ensemble de Mandelbrot , on se convainc facilement que tout processus de "moyenne" le transformerait en quelque chose qui n'aurait plus rien à voir avec le vrai ensemble de Mandelbrot .
Malheureusement alors qu'on engouffre des milliards à produire du code probablement inutile , il n'y a pas suffisamment de moyens pour faire avancer la science fondamentale des systèmes chaotiques . Néanmoins je ne désespère pas , je suis convaincu qu'il se trouvera un jour un scientifique inspiré qui démontrera que quelque soit la transformation mathématique opérée sur un système chaotique (moyenne , rotation , Fourrier etc) , le comportement de la variable transformée est tout aussi chaotique (trajectoires divergentes dans l'espace des phases) que le système original non transformé . La seule différence étant le changement d'échelle temporelle à laquelle le chaos est observé .
Pour revenir aux modèles "climatiques" , il y a un argument que j'ai trouvé et qui a été dans mon cas déterminant pour ne pas leur attacher une pertinence quelconque .
Bien qu'il ne soit pas rigoureusement scientifique , il est suffisamment troublant .
En effet il y a , à ma connaissance environ 23 modèles globaux .
Ils calculent tous des distributions et des dynamiques TRES différentes pour tous les paramètres (humidité , ennuagement , température , précipitations etc) . Et les différences ce n'est pas l'épaisseur du papier à cigarettes , ce sont des facteurs 2 ou 3 .
Supposons qu'il faut 50 scientifiques , informaticiens et techniciens pour faire marcher un modèle . Ca nous fait donc un millier d'experts qui font tourner les babasses .
Maintenant imaginons une seconde qu'un de ces 23 modèles soit vraiment le bon , pertinent , prédictif et tout . Donc il y a 50 experts qui ont réussi à avoir tout bon . Mais alors dans ce cas il reste l'énigme comment cela se fait-ce que les 950 autres hyperexperts sont incapables de reconnaitre qu'ils ont tout faux et n'ont pas déjà adopté le "bon" modèle ?
Je propose 2 réponses à cette énigme (qui à mon avis coexistent) :
1) Ils sont incapables d'analyser la différence puisqu'ils ne comprennent pas ce que leur propre modèle fait exactement , donc encore moins ce que fait un autre modèle .
2) Il n'est pas de leur intéret de faire ces analyses puisque s'il n'y avait qu'un seul modèle , il y a 950 charlatans qui perdraient leur travail et ne pourraient plus se ballader en Groenland pour nous expliquer que la glace fond en été . Meme si on ne s'en doutait pas .
# 29
- climat = description statistique (moyenne, variabilité, pdf..) des variables "météo" comme pluies, tempé, vents..., sur une certaine échelle temporelle et spatiale (échelles qui évoluent en général ensemble: par exemple 30 ans pour une échelle régionale, au sens le plus comun du terme "climat", ou plusieurs milliers d\\\'années pour l\\\'échelle globale, si vous voulez par exemple parler du climat de la Terre dans son ensemble pdt l\\\'Holocène).
- c\\\'est peut-être plus clair en remplacant "condition aux limites" par "forcages". Les propriétés statistiques d\\\'un système chaotique sont modifiés par des forcages externes: cest cette réponse qu\\\'on peut chercher à prédire dans le cas du changement climatique(et pas la trajectoire précise et unique du système, car on a oublié ses conditions initiales depuis longtemps)
le climat est certainement non-linéaire et complexe, avec une variabilité naurelle qu\\\'on maitrise mal, mais je ne vois vraiment pas de raison de penser qu\\\'il serait chaotique.
"Il ne peut pas donc y avoir de moyennes de solutions chaotiques, cela n'a pas de sens"
Bravo Marot ! En voilà un qui a compris .
Un commentaire néanmoins . Précisément ce résultat (et d'autres) résulte du charactère autosimilaire des phénomènes chaotiques (cf Kolmogorov) . Mathématiquement cela se traduit par ce qu'on appelle l'invariance d'échelle . Or l'invariance d'échelle est une propriéte de la géométrie fractale . D'où la quasi équivalence entre la dynamique chaotique (système étudié) et la géométrie fractale (l'outil pour l'étudier) .
Là ça va devenir plus technique mais n'hésitez pas à poser des questions si vous voulez approfondir .
L'évolution dynamique d'un système chaotique s'étudie dans l'espace des phases EP (je suppose la définition connue) . La propritété de tout système chaotique est que sa représentation dans EP n'est ni un point (équilibre) , ni une trajectoire périodique (mouvement oscillant) , ni un tore invariant (système pseudo périodique) . Lorenz à découver le premier que la trajectoire de son système se déplaçait dans un sous espace fractal de EP qui a été appelé attracteur étrange .
Les choses se compliquent encore davantage puisque , malheureusement , il n'y a pas équivalence entre système chaotique et l'existence d'un attracteur fractal (ou étrange) dans EP . On peut également avoir des systèmes chaotiques (plutôt mathématiques que physiques) avec un attracteur non fractal donc non appelé étrange voire pire , des systèmes NON chaotiques présentant un attracteur fractal (bon là c'est quand même une construction très particulière mais ça peut exister) .
Cela étant si on est pragmatique et on se limite aux phénomènes de la dynamique des fluides classiques (Navier-Stokes) ,qui est quand même ce qui nous intéresse quand on parle du climat , on a bien à la fois le chaos et un attracteur étrange donc une équivalence entre le comportement du système et la représentation fractale de l'attracteur dans EP .
Pour Ice qui lui n'a rien compris mais alors rien du tout , j'ai une suggestion et quelques commentaires .
Suggestion : visitez le site de Dan Hughes et acquerez un minimum de culture scientifique . Si vous comprenez ce qu'y est écrit alors vous pourrez discuter de la dynamique du chaos . Si vous ne comprenz rien , ce qui est plus probable , arretez de raconter des aneries sur un blog qui traite des sujets scientifiques .
Vous m'avez fait bien rire en écrivant que je "confondais la météo et le climat" alors que j'ai écrit précisément le contraire : "quand on observe l'ensemble de Mandelbrot , on se convainc facilement que tout processus de "moyenne" le transformerait en quelque chose qui n'aurait plus rien à voir avec le vrai ensemble de Mandelbrot . "
Pour des malcomprenants comme vous je traduis : remplacez "ensemble de Mandelbrot " par "météo" et "processus de moyenne" par "climat" . Ca y est ? Ou vous ne savez pas ce qu'est un ensemble de Mandelbrot ?
Une autre anerie parmi les dizaines que vous répandez et je vous donne en même temps un scoop . Les cycles dits de "Milankovich" sont chaotiques et l'erreur sur le calcul des paramètres orbitaux est multipliée par 10 tous les 10 Ma (cf Laskar et al , 1989) . Ca devrait d'ailleurs etre une évidence puisqu'on sait depuis longtemps que tout système gravitationnel à N corps est chaotique . Donc le chaos du climat existe bien à toutes les échelles de la journée à des millions d'années . Les statistiques n'ont rien à voir là dedans car le chaos déterministe est tout sauf un phénomène aléatoire qu'on peut traiter stochastiquement .
Et une dernière pour la route . Donc pour vous un système peut etre chaotique et imprévisible MAIS les moyennes temporelles seraient parfaitement prévisibles . Par exemple les cours horaires d'un titre en bourse obéissent au chaos déterministe et chacun sait qu'ils ne sont pas prévisibles . Pour vous en revanche la moyenne glissante sur 60 j n'est plus chaotique et est parfaitement prévisible . Après tout en moyennant vous avez "effacé" toutes ces fluctuations déplaisantes . Bravo ! Vous venez de devenir multimillionnaire mais il faudrait quand même arreter de fumer la moquette .
Concernant Le Treut , je le connais bien et je confirme que c'est un abruti (NB : abruti ne signifie pas forcément QI bas) qui n'a jamais rien sorti d'intéressant sur le plan scientifique et qui a des oeillères de la taille des portes de hangar . Quant à Hansen , c'est un abruti doublé d'un allumé . Je le vois bientot sur une caisse à savon dans le Hyde Park en train de prêcher l'apocalypse imminente et sa mission divine de sauver la planète et l'Univers . Tous les mécréants finiront en enfer s'il ne se prosternent pas devant lui en se couvrant le chef de cendres et demandant pardon .
Charles vous dites
"Que nous disent au fond Roe et Baker : que de petites différences dans f se traduisent par de grandes différences dans S. On peut dire que c'est une caractéristique d'un système dynamique complexe et non-linéaire plutôt que d'un système chaotique. Mais peut-on caractériser mathématiquement la différence entre ces deux systèmes et trancher dans le cas du climat ? Je l'ignore."
Dans ce genre de débat (qui devient tout de meme assez rapidement mathématique) il faut etre extrêmement précis avec l'usage des mots qui recouvrent parfois un champ conceptuel très vaste .
Du plus simple au plus complexe :
- "non - linéaire" . C'est évident . La non linéarité est une condition nécessaire mais non suffisante pour l'existence du chaos .
- "sensibilité aux conditions initiales" . Une tautologie car tout est sensible aux conditions initiales . Ce qui différencie le comportement des systèmes est la VITESSE de l'AMPLIFICATION d'une incertitude initiale dans le temps . Si l'amplification est 1 on a un système linéaire . Plus cette vitesse augmente ,moins le système est prévisible .
- "prévisible" . Relatif à la calculabilité . Comme toute loi naturelle est exprimée par une équation différentielle , il se pose la question de la détermination des solutions . Dans certains cas non seulement la solution est inconnue mais on n'a même pas la preuve d'existence et unicité (cas de Navier Stokes) . Il faut alors calculer numériquement pas à pas . Un système d'équations qui AMPLIFIE les incertitudes est intrinsèquement non calculable donc le système qu'il décrit est non prévisible .
- "déterministe" . Un système décrit par des équations différentielles est déterminé et , en général , on sait ou on a de fortes présomptions qu'une solution existe même pour un temps infini . Néanmoins une certitude de l'existence d'une solution sur un temps infini ne signifie pas que nous pouvons la déterminer en pratique pour un temps infini . En pratique nous ne pouvons la déterminer que sur un temps fini qui est d'autant plus court que l'amplification de l'erreur est grande (cf prévisible)
"aléatoire" . Contraire de déterministe . Le système n'est pas décrit par des équations différentielles ou le nombre d'équations nécessaires est tellement énorme qu'on ne peut pas les formuler explicitement . Dans les 2 cas le système peut donner l'impression d'évoluer "au hasard" . Si certaines propriétés (p.ex homogénéité , isotropie , symétrie) du système sont remplies , on peut utiliser une approximation statistique qui permet de donner une information elle aussi statistique sur le système . Cette approximation sera d'autant plus fausse que le système sera en réalité déterministe mais d'une manière non évidente .
- "chaotique" . A la fois déterministe et non prévisible . De ce qui précède la non linéarité et une forte amplification de l'erreur sont des conditions nécessaires . La condition suffisante n'est pas connue . Les traitement statistiques sont inappliquables puisque ces systèmes sont non seulement parfaitement déterministes mais se caractérisent de plus par de fortes anisotropies et non homgénéités . Les méthodes mathématiques pertinentes consistent à étudier avec la géométrie fractale la métrique des attracteurs dans l'espace des phases ce qui est d'une difficulté considérable .
- "complexe" . On parle bien de la physique de la complexité mais ce terme est très ambigu - il existe des système simples au comportement extrêmement complexe et des systèmes complexes au comportement très simple . Généralement on veut dire par là qu'il y a un grand nombre de sous systèmes qui interagissent non linéairement les uns avec les autres avec des fréquences différentes . Ceci implique que le système est quasi impossible à simplifier - notamment je ne peux pas étudier CHAQUE sous système individuellement et ensuite combiner des solutions des sous systèmes pour avoir la solution du système . La conséquence de cela est généralement le chaos .
En résumé on peut dire que le temps est chaotique et que le climat est complexe tout en remplissant toutes les conditions nécessaires pour etre chaotique . Comme la condition suffisante du chaos n'est pas connue , cela ne permet pas de conclure MATHEMATIQUEMENT que le climat est chaotique mais je dirais , en utilisant la terminologie de l'IPCC , que la confiance que le climat soit chaotique est "very hig" c'est à dire supérieure à 95 % .
MiniTAX
Oui je fais cette hypothèse et il y a quelques arguments puissants dans ce sens alors que , pour l'instant il n'y en a aucun dans le sens opposé . L'argument que le climat pourrait etre calculable puisqu'il est calculé par les modèles est d'une circularité et stupidité manifestes . Evidemment puisque le modèle est par construction non chaotique cela le conduit par définition à ne pas etre capable de produire un comportement chaotique .
Pour la 2e partie de votre hypothèse , c'est l'opposé . Mathématiquement cela fait sens de faire toute opération qui est bien définie et c'est bien le cas d'une moyenne . C'est une autre paire de manche pour la signification physique (cf par exemple cette histoire ridicule des 33°C de "l'effet de serre" plus haut) où les moyennes n'ont aucune signification physique avec quelques exceptions qui se pretent DEJA au traitement statistique (p.ex la thermodynamique statistique) et où QUELQUES moyennes ont un sens à l'équilibre . Cela étant le climat n'est jamais à l'équilibre , donc ...
1) Non . Pour la simple raison que le système chaotique n'est pas "séparable" (cf plus haut) . Je ne peux donc pas dire que c'est une somme du chaos "normal" + du "non chaos dû au CO2" . En réalité le CO2 n'est qu'un des millions de sous systèmes du système global interagissant avec tous les autres dont on ne peut pas le séparer . Cela vaut bien sur pour tout autre sous système qui varie à l'échelle temporelle étudiée .
2) Non . Par définition . La propagation des erreurs découple le système chaotique TRES efficacement de ses conditions initiales . Il n'a aucune mémoire . L'observation du passé ne permet de rien conclure sur le futur . En revanche un système chaotique n'est certainement pas "n'importe quoi" . Il a bien son invariant qui est l'attracteur et c'est le meme pour le passé comme pour le futur . Il faut s'imaginer l'espace de phase comme représentant TOUS les climats et l'attracteur comme une zone des climats possibles . Les points en dehors de l'attracteur sont bien des climats mais physiquement impossibles . Le problème c'est que l'attracteur a une structure très complexe - dans une zone il y aura des climats glaciaires alors que juste "à coté" il y aura des climats chauds etc . C'est plutot comme un archipel où les iles de toutes tailles sont connectées par des chemins tortueux et bifurcants et que le système parcourt d'une manière imprévisible mais ne rentre jamais dans l'océan .
Par ailleurs relisez svp le petit glossaire que j'ai fait plus haut . Le chaos est bien déterministe ce qui ne l'empeche pas d'etre non calculable . La modélisation n'est pas dans l'impasse puisqu'elle est déterministe , elle est dans l'impasse puisqu'elle prétend que grâce à des moyennes (transformations mathématiques) elle est capable de calculer l'incalculable . Maintenant ce n'est pas totalement noir et blanc - il y a certains paramètres (p.ex l'énergie) qui sont UN PEU plus calculables que d'autres (p.ex la distribution des températures) . La discussion de cette aspect prendrait quelques pages :)
miniTAX écrit :
"... la circularité de votre affirmation "on ne peut pas séparer la tendance déterministe du chaos car le système entier est chaotique" ne me satisfait guère, d'un point de vue logique d'une part ..."
Ce n'est pas circulaire du tout :) Et je sais d'où vient cette impression . Le cerveau humain est incapable de saisir intuitivement des phénomènes non linéaires .
C'est un peu hors sujet mais il y a eu plein de tests où on a mis des gens devant des tâches très simples mais qui n'étaient réalisables que si la personne se fabriquait dans sa tête un modèle non linéaire extremement simple (p.ex oscillateur avec retard) .
Eh bien la majorité des gens abandonnait en disant que la tâche était impossible et certains finissaient par péter un câble en accusant les testeurs de manipulation et malveillance . En fait nos modèles inetrnes sur lesquels nous fonctionnons tous les jours sont exclusivement linéaires .
Cela a des conséquences sur nos croyances puisque seule une infime minorité (en général les gens qui ont fait des maths) est capable de distinguer ce qui est toujours vrai et ce qui n'est vrai que si le modèle est linéaire .
Quelques exemples : Si je pousse et ça ne bouge pas , je pousserai plus fort (hypothèse linéaire) . Si je veux arriver plus tot , j'appuie sur l'accélérateur (hypothèse linéaire) . Si je veux faire fondre la glace j'augmente la température (hypothèse linéaire) . Si je n'ai pas compris la partie d'échecs , je décomposerai en coups et en comprenant chaque coup je compendrai la partie (hypothèse linéaire) .
Mathématiquement cela se traduit par : la solution d'une somme = la somme des solutions (hypothèse linéaire) .
Eh bien si le système est non linéaire , tout ce que j'ai dit dessus est devenu faux . Et NOTAMMENT est faux que je peux décomposer un système complexe en systèmes "simples" , les résoudre et puis en recombinant les solutions simples obtenir la solution du système complexe . C'est un peu comme l'expérience des 2 fentes en méca Q - si je veux simplifier le système et savoir par quelle fente le photon est passé , je détruis le phénomène que je voulais observer c'est à dire les franges d'interférence . Avec un système chaotique c'est pareil - le système réel a du CO2 dedans et je n'ai aucun moyen de savoir ce qui se passerait si j'enlevais tout ce CO2 puisque ce faisant je modifierais des milliers d'interactions entre des millions de sous systèmes dont certains ne sont meme pas connus et ceux qui sont connus sont mal représentés ou négligés . Je pourrais avoir vaguement quelques idées semi quantitatives mais tout deviendrait vite faux avec le temps .
Donc bien sur , il n'existe pas de procédé "soustractif" où j'étudierais le CO2 seul et puis je ferais système réel (chaotique) - CO2 (seul) = système théorique sans CO2 (chaotique) .
C'est exactement ce que font les modèles mais eux ils supposent que le système est calculable , simple et non chaotique .
P.S pour Charles
L'année dernière j'étais en Antarctique pour observations , demain je pars en Namibie pour 2 semaines . Donc ce ne'st pas de sitot que je pourrais faire la synthèse de tout ça sous forme d'un article structuré .
et beh... - rapidement:
- pour les DO, j'en étais resté à l'idée que leur quasi-cyclicité (Ramstorf ?) ne plaidait en faveur de leur caractère chaotique.. mais bon. ceci dit, pas de DO à l'holocène, donc climat chaotique en glaciaire et non-chaotique en interglaciaire ?
- je vois pas trop ce qe le papier de R&B a à voir avec le chaos et les conditions initiales.
- # 37 danger= transition climatique rapide appliquée à qq milliards d'hommes sédentarisés...
- quant à Werner, que son ton et ses propos sur les modèles rendent tres sympathique, après tout s'il est si sûr de lui je lui suggère de publier rapidement un Science ou un journal of climate sur le climat chaotique et imprévisible - avec les passages sur Milankovitch et la Bourse, bien sûr (j'ai bien ri aussi). Il pourra y glisser le petit calcul sur l'effet de serre de Gerlich &T.
J'ajouterais que , après tout, même si le climat était fondamentalement chaotique, rien n'empeche de chercher à le predire aux echelles de temps ad hoc.
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Les fourchettes ont en tout cas le mérite d'être étudiées de près, avec des méthodes statistiques. Mais ceci n'est guère rassurant et n'arbitre pas du tout le débat entre sceptiques ou non [du RC anthropique] Comme vous le dites précisément, avec honnêteté, en commentaire de la courbe proposée ∆T = f(f) :
"une variation faible de f se traduit par des variations fortes du ∆T, et surtout dans les valeurs hautes"
Si je comprend bien (et je fais confiance à tous les veilleurs de ce site pour me reprendre si je suis à côté de la plaque), l'incertitude principale vient actuellement de la nébulosité dans la troposphère. On ne sait pas bien décrire la quantité de nuages qui apparaissent en fonction de ∆T (ni donc leur rôle quantitatif) car :
- Ils ont un effet rétroactif : ils peuvent être en quelque sorte à la fois cause et conséquence.
- Ils ont un effet refroidissant : ils agissent sur l'albedo de la planète.
- Ils ont un effet réchauffant : ils absorbent l'infrarouge issu de la surface.