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Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
Nous avons le plaisir de publier aujourd’hui un long texte du Pr Maxence Revault d'Allonnes, consacré à l’une des questions les plus épineuses de la modélisation, celle des écoulements turbulents caractérisant le comportement de l’atmosphère et de l’océan, et de leurs conséquences sur la prédictibilité des phénomènes climatiques.
Spécialiste de turbulence océanique, Maxence Revault d'Allonnes est professeur au Muséum national d'Histoire naturelle, où il a dirigé pendant une dizaine d'années le Laboratoire d'Océanographie physique  avant d'en devenir quelque temps Directeur de la recherche et de l'enseignement. Son doctorat de troisième cycle (1972) et son doctorat d'Etat (1980) portent sur la structure de la turbulence à l'interface de l'océan et de l'atmosphère. Outre deux livres dans la collection Que sais-je ? (PUF) (Les océans et L'océanographie physique), Maxence Revault d'Allonnes a récemment publié chez Vuibert un ouvrage sur La marée océanique (2005). Il se consacre désomais aux enseignements universitaires, aux cours publics, et à la formation des enseignants du secondaire.


Tout le monde a déjà vu les feuilles d’un arbre s’agiter dans le vent. Tous ont pu voir qu’à de certains moments c’est telle ou telle feuille ou tel rameau qui bouge, puis cesse, et qu’à l’instant suivant ce peut – ou non - devenir celle ou celui d’à côté. Certaines rafales affectent l’arbre entier, certaines quelques branches, d’autres une seule et puis plus rien ne remue cependant que d’un coup, tout repart à nouveau, par exemple…

Si ce vent demeurait pourtant rigoureusement le même à chaque instant, parfaitement constant dans le temps, chaque élément de l’arbre atteindrait presque aussitôt une position d’équilibre déterminée d’un côté par sa rigidité propre et de l’autre par le frottement qu’exerce le vent sur lui : plus rien ne bougerait plus alors. Il en va de même pour un champ de blé mûr, dans lequel chaque épi ploierait jusqu’à ce que sa résistance s’oppose exactement à la tension de ce vent stable, puis il ne bougerait plus.

Mais tout remue sans cesse et ceci montre qu’au vent moyen, fort ou faible, s’ajoutent des fluctuations, bourrasques, rafales ou risées, éminemment et rapidement variables dans le temps. Et dans l’espace aussi, puisque les mouvements désordonnés du tronc, des branches, des rameaux et des feuilles semblent indépendants les uns des autres et que tout ceci n’est pas seulement un mouvement d’ensemble.

La turbulence est précisément l’existence, dans l’écoulement d’un fluide, de fluctuations désordonnées dans l’espace et dans le temps.

On raconte qu’à la fin de sa vie, on avait demandé au célèbre physicien Werner Heisenberg (1901-1976), par ailleurs responsable du programme nucléaire de l’Allemagne nazie, ce qui lui avait en physique posé le plus de difficultés. L’électrodynamique quantique, aurait-il répondu, et l’eau qui coule du robinet, ajoutant « pour le premier problème, je suis assez optimiste, mais pour ce qui concerne la turbulence des fluides, je suis un bon chrétien et je ne veux pas mettre dieu dans l’embarras ».


L’EXPERIENCE DE REYNOLDS (1883)

Dès 1883, Osborne Reynolds (1842-1912) avait pourtant déjà malmené dieu, par une expérience assez rudimentaire : il faisait circuler de l’eau dans un tube transparent en libérant un colorant au milieu du tuyau, par un fin dispositif d’émission. Pour des vitesses très faibles et de petits diamètres du tube, le colorant révélait la nature lisse et régulière de l’écoulement alors baptisé « laminaire » puisque s’effectuant par lames ou nappes fluides glissant calmement  les unes le long des autres. Pour de plus gros diamètres ou de plus grandes vitesses, l’écoulement -dit alors « turbulent »- s’effectuait de manière désordonnée et chaotique, tel le mouvement d’une foule, que le latin dénomme justement « turba ».

Un peu plus précisément, il montra que l’apparition de la turbulence dépend d’un nombre sans dimension, maintenant dit « nombre de Reynolds », égal au produit de la vitesse moyenne de l’écoulement par le diamètre du tube divisé par la viscosité du fluide. En dessous d’une valeur critique de l’ordre de 2300, l’écoulement demeure laminaire. Il devient turbulent au delà. Dans les équations de la mécanique des fluides, expression mathématique du principe fondamental de la mécanique, ce nombre de Reynolds représente le rapport des forces d’inertie aux forces de frottement visqueux. La viscosité stabilise donc l’écoulement tandis que l’inertie le perturbe, ou plutôt que les effets des perturbations sont décrits par le terme d’inertie.

Compte tenu de ce qui précède, les écoulements strictement laminaires demeurent rarissimes dans la nature. On en cite couramment pour exemples ceux de la sève des arbres et du sang des capillaires : faibles vitesses, diamètres infimes et très grandes viscosités… Bien que cette approximation n’ait pas grand sens, on peut évaluer les nombres de Reynolds des écoulements des fluides géophysiques, dans l’atmosphère et dans les océans : les dimensions sont supérieures à 1000 kilomètres (106 mètres), les vitesses de l’ordre du mètre par seconde dans l’océan  et de 10 mètres par seconde dans l’atmosphère et les viscosités de l’ordre de 10-4 m2/s pour l’air et 10-6 m2/s pour l’eau. Les nombres de Reynolds en question sont donc pour ces deux milieux largement supérieurs à des valeurs de l’ordre de 1010. Ceci suggère ce que confirme par exemple l’examen d’animations des mouvements de l’atmosphère : les écoulements géophysiques sont largement dominés par la turbulence et ne peuvent en aucune manière être considérés comme laminaires.


TURBULENCE ET DIFFUSION

La première conséquence purement physique de ce constat porte sur la diffusivité ou    aptitude au mélange, car la turbulence est susceptible  de  multiplier par plusieurs puissances de dix les valeurs « moléculaires » des coefficients de diffusion. Une application courante et assez universelle permet d’appréhender cette propriété : il existe en effet au moins deux manières de sucrer son café. Une première méthode consiste à déposer un sucre dans la tasse pleine et attendre que l’agitation brownienne des molécules ait effectué le mélange du sucre et du café. C’est alors la diffusion « moléculaire » qui assure le flux de sucre depuis les zones les plus sucrées vers celles qui le sont moins, au terme de la loi de Fick (1855) qui relie les flux aux gradients de concentration. Il est clair que le café sera froid bien avant d’être uniformément sucré. Une deuxième méthode, plus courante, consiste à s’emparer d’une cuiller et à agiter le contenu de la tasse aussitôt déposé le morceau de sucre, c’est à dire d’y introduire de la turbulence. Mais presque tous perçoivent intuitivement l’idée qu’un mouvement régulier n’est pas très turbulent : quelqu’un qui créerait en tournant sa cuiller un unique tourbillon parfait dans sa tasse aurait rapidement l’idée de le briser par un rapide retour en arrière ou toute autre forme de mouvement plus complexe. Là, le café sera uniformément sucré bien avant d’être froid, et par le seul effet de la turbulence créée par les mouvements de la cuiller. L’importante turbulence des fluides géophysiques fait donc de l’atmosphère et des océans des milieux éminemment diffusifs, comme un café bien agité.

Cette aptitude de la turbulence à diffuser les diverses grandeurs conduit le plus souvent à une approximation tellement  grossière qu’elle est en fait une erreur grave et courante. Cette approximation consiste à décrire les effets diffusifs de la turbulence de la même manière que ceux de l’agitation moléculaire, en introduisant un « coefficient de diffusion turbulente » beaucoup plus important que le coefficient de diffusion purement moléculaire. Cette approche attribue de la sorte au fluide une propriété qui appartient en fait à l’écoulement : on peut mesurer dans une éprouvette le coefficient de diffusion thermique de l’air atmosphérique. On ne peut évidemment pas y évaluer sa valeur en régime turbulent réel… Le problème est infiniment plus compliqué, et c’est le cas de le dire.


NATURE DE LA TURBULENCE

De nombreux artistes comme Van Gogh, Utagawa et Léonard de Vinci, pour ne citer qu’eux, on tenté de représenter la turbulence. Contraints par la nature de leur art à figer les mouvements,  ils en ont été « réduits » à peindre ou dessiner quelques tourbillons de tailles différentes, mais forcément peu nombreux. Seul Léonard de Vinci, dans son « torrent » s’approche d’une réalité dans laquelle ces « tourbillons » sont si nombreux et de tailles si diverses que le dessin suggère bien le chaos turbulent. Mais l’idée même de « tourbillon » porte sur quelque chose de bien identifié et -somme toute- d’assez circulaire et régulier pour ne pas évoquer correctement l’image d’une turbulence réelle. A la place de termes comme « volutes » ou « nappes », les scientifiques ont préféré celui de « structure », qui n’évoque aucune forme et laisse place à de très rapides fluctuations temporelles.

En 1992, un cargo pris dans une tempête perdit dans l’Océan Pacifique un conteneur mal fermé rempli de 29 000 canards en plastique destinés au bain des bébés. Par la suite, on découvrit certains de ces canards dans l’Océan arctique, au Groenland, en Grande-Bretagne et sur les côtes Est du Canada…  Il est intéressant d’analyser de manière statistique, c’est à dire « en moyenne », les causes susceptibles d’écarter de telle sorte des objets initialement très voisins. Soient donc considérés deux canards dont la distance, quelconque, est notée « d » à un instant donné. Les structures turbulentes dont l’échelle est beaucoup plus petite que « d » demeurent sans grande influence statistique sur la distance entre les deux canards considérés. Elles les agitent indépendamment l’un de l’autre. Inversement,  les structures turbulentes dont l’échelle est très grande devant « d » transportent en moyenne l’ensemble des deux canards sans en modifier la distance. Ce sont donc en fin de compte essentiellement les structures d’échelle « d » qui influent le plus sur la distance des deux canards. Si ces canards sont susceptibles de s’écarter de plus en plus, comme c’est ici le cas, c’est donc qu’il existe dans l’océan des structures turbulentes de toutes échelles, et ceci de manière continue.

Un écoulement turbulent est donc constitué par des structures ou « tourbillons » dont l’échelle couvre une gamme ininterrompue, un spectre continu.


CONDITIONS INITIALES

Mais il y a plus dans cette affaire de canards, que l’on pourrait d’ailleurs supposer minuscules, aussi petits que l’on veut. Ils ont été lâchés dans l’eau presque au même endroit, presque au même instant. Pour chacun de ces canards, les conditions de départ ou conditions initiales –en lieux et dates- sont donc quasiment identiques. Leurs lieux et dates d’arrivée sont pourtant très éloignés, puisqu’on en retrouve aussi bien sur les côtes britanniques que dans l’Océan Arctique. En d’autres termes, et du fait de la turbulence, des conditions initiales presque identiques conduisent à des résultats presque aussi différents que l’on veut… Cette étonnante propriété, improprement nommée pendant quelque temps « crise du déterminisme », s’appelle maintenant la « sensibilité aux conditions initiales ». Henri Poincaré (1854-1912) l’exprimait déjà sous la forme suivante : « une cause très petite qui nous a échappé détermine un effet considérable que nous ne pouvons pas ne pas voir, et alors nous disons que cet effet est dû au hasard ».

C’est Edward Lorenz – né en 1917 aux Etats Unis d’Amérique- qui, le second, causa à dieu plus encore d’embarras que Reynolds, au sens de Werner Heisenberg. Météorologue au MIT, il montra en 1963 que la sensibilité aux conditions initiales relève, pour un système  présentant au moins trois degrés de liberté, de la non-linéarité des équations qui gouvernent son évolution. Ce système est alors dit « chaotique » en ce sens que d’infimes différences des conditions de départ peuvent engendrer de rapides divergences.  L’idée de non-linéarité est relativement simple à exprimer : un système physique est dit « non-linéaire » dès lors que le résultat d’une somme d’actions exercées sur lui n’est pas la somme des résultats  de chacune de ces actions.

Le principe fondamental de la mécanique exprime le fait que l’accélération subie par une masse donnée est proportionnelle aux forces auxquelles cette masse est soumise. En mécanique des fluides, les équations dites « de Navier-Stokes » expriment directement ce principe fondamental de la mécanique, et se révèlent non-linéaires du fait de l’expression de l’accélération.  Elles comportent évidemment plusieurs infinités de degrés de liberté et sont de surcroît dissipatives en raison du frottement visqueux qui – aux plus petites échelles - convertit en chaleur une part de l’énergie cinétique du mouvement.  Les équations de la mécanique des fluides, qui décrivent les mouvements, comportent donc  structurellement le germe du chaos, de la turbulence et de la sensibilité aux conditions initiales.


FERMETURE

Une approche de la question de la turbulence consiste à se désintéresser dans un premier temps des fluctuations turbulentes proprement dites pour se préoccuper exclusivement des caractéristiques moyennes de l’écoulement : vitesses, températures, humidités, salinités ou concentrations diverses… On est alors conduit à rechercher les équations que vérifient ces champs moyens, étant entendu que les champs réels instantanés –sommes des moyennes et des fluctuations- vérifient bien l’ensemble des équations qui régissent le mouvement et la diffusion.

Un opérateur de moyenne étant choisi qui relève d’une axiomatique simple dite encore « axiomatique de Reynolds », on peut démontrer que les champs moyens vérifient les mêmes équations que les champs instantanés à l’exception de celles qui ne sont pas linéaires, comme c’est précisément le cas des équations de Navier-Stokes. Dans ce cas, de nouvelles inconnues apparaissent dans les équations qui décrivent le champ des vitesses moyennes : ce sont les six tensions de Reynolds, moyennes des produits deux par deux des trois composantes des fluctuations de la vitesse. De ce fait, la question des champs moyens comporte plus d’inconnues que d’équations. Il est donc mathématiquement hors de question d’espérer résoudre le moindre problème tant que l’on ne disposera pas au minimum d’autant d’équations que d’inconnues. Il faut donc rechercher des équations supplémentaires : c’est le célèbre problème dit « de la fermeture des équations ».

Les tensions de Reynolds pouvant s’interpréter comme des flux turbulents de quantité de mouvement, la première idée qui vient à l’esprit est celle qui est évoquée plus haut : remplacer dans les équations de Navier-Stokes la viscosité moléculaire par une viscosité « virtuelle » ou « turbulente », par analogie des flux moléculaires de quantité de mouvement décrits par le terme visqueux et des flux turbulents décrits par les tensions de Reynolds. Encore une fois, cette aberration usuelle attribue au fluide une propriété qui relève de l’écoulement. Il existe quantité d’autres fermetures infiniment plus astucieuses qui reposent toutes sur des considération empiriques ou semi-empiriques, en général basées sur des équations dites « d’ordre supérieur », comme celle de l’énergie cinétique turbulente, à l’ordre deux. Si telle ou telle hypothèse de fermeture peut se révéler correctement adaptée à tel ou tel type d’écoulement, aucune n’est évidemment à même de permettre une fois pour toutes et dans tous les cas d’écrire pour le mouvement moyen,  autant d’équations qu’il existe d’inconnues. On rencontre donc une fois de plus un problème structurel lié à la non-linéarité des équations du mouvement. Aucune fermeture empirique ne peut prétendre à l’universalité.

Il est par conséquent totalement faux d’affirmer comme beaucoup le croient que la turbulence constitue une « dentelle » inapte à entacher la prédiction des champs moyens. C’est pourtant fréquemment dans les médias le propos d’économistes, de géographes ou de simples militants écologistes. C’est hélas aussi celui de scientifiques qui se baptisent eux-mêmes « climatologues », tout en ignorant les fondements théoriques de la mécanique des fluides…


PREDICTIBILITE

Les travaux de Lorenz d’une part et la question de la fermeture des équations d’autre part posent en définitive l’immense question de la prédictibilité (ou prévisibilité) des écoulements turbulents. Et non pas seulement de la possibilité de prévoir le détail des champs à venir, mais aussi celle de leurs caractéristiques moyennes. Dans son ouvrage sur la turbulence (« La turbulence », Presses Universitaires de Grenoble, 1994, page 22) Marcel Lesieur écrit d’ailleurs que « l’exemple le plus immédiat de l’imprévisibilité est donné par la météorologie, cependant que Bernard Strauss, directeur du Centre National de prévision de Météo France à Toulouse, reconnaît dans le journal « Le Monde » (8 et 9 octobre 2006), qu’en raison de ce chaos, la limite des futures prévisions météorologiques « doit se situer aux alentours de 13 à 15 jours et qu’il n’y aura sans doute jamais aucun moyen d’aller au delà ». Ceci relève évidemment des questions évoquées ci-dessus, depuis les énormes valeurs des nombres de Reynolds des écoulements géophysiques au problème de la fermeture des équations, en passant notamment par le sensibilité aux conditions initiales…

Les désormais célèbres modèles numériques, et notamment ceux qui sont censés prévoir le temps qu’il fera, consistent en fait à remplacer les systèmes d’équations aux dérivées partielles qui régissent les mécanismes concernés par des approximations itératives, dites par exemple « aux différences finies », que les ordinateurs peuvent résoudre aux nœuds d’un système de mailles plus ou moins serrées, à deux ou le plus souvent à trois dimensions spatiales. Structurellement approximatifs, donc, ces modèles font en outre appel à des fermetures et sont sensibles aux conditions initiales aussitôt que les équations exploitées ne sont pas linéaires. Ceci conduit par exemple David Ruelle (Hasard et chaos, Odile Jacob, 1991) à écrire que « pour être honnête, il faut dire que l’évolution naturelle diverge d’une évolution calculée plus vite que deux évolutions calculées ne divergent l’une de l’autre ».


Cette imprédictibilité structurelle des écoulements turbulents, et particulièrement ceux de l’atmosphère et des océans est très largement méconnue, pour ne pas dire dissimulée. Le plus souvent scotomisée par les climatologues, elle exaspère pourtant les militants verts et de nombreux journalistes incompétents en sciences, telle Marie Muller qui, dans le Nouvel Observateur (2093,  11-24 décembre 2004, page 31) n’hésite pas à insulter les météorologistes à propos de la célèbre tempête de 1999 : « Or là, ils n’ont rien vu, rien prévu, rien compris, rien expliqué.  Ce qui ne les empêche pas, avec la suffisance qui les caractérise, de persister dans leur attitude de sidération bornées » écrit-elle, déplorant plus loin la « médiocrité médusée des explications des spécialistes». Madame Muller mérite certainement le prix Nobel de physique pour penser que de telles prévisions sont possibles, à moins qu’elle n’ait rien compris.

Au delà de la météorologie, l’étude par ordinateur de l’évolution climatique met en œuvre des « modèles dynamiques planétaires » (MDP) analogues à ceux qui fournissent les prévisions du temps, sur le plan des mathématiques et de la physique. Mais il y a plus, comme on peut le lire dans ce cours avancé sur la variabilité du climat : « les modèles numériques initialement développés pour la prévision météorologiques sont maintenant utilisés pour la prédiction du climat. Certains instituts construisent des modèles unifiés servant dans une égale mesure à la prédiction du temps et du climat.  La confiance que l’on peut accorder à un modèle de simulation du climat sera d’autant plus grande que ce même modèle fonctionne avec succès en prévision météorologique » (Decadal Climate Variability, Dynamics and Predictability, NATO Advanced Study Institute, D. Anderson et J. Willebrand ed., 1996, p. 148).

Formellement analogues aux modèles météorologiques, les modèles climatiques incluent évidemment en outre les descriptions de très nombreux mécanismes que l’on peut négliger lors d’une approche prédictive du temps qu’il fera dans quelques jours. Ils sont donc éminemment plus complexes et encore plus non-linéaires. Contrairement à ce que l’on trouve régulièrement dans la « grande » presse, ce n’est donc pas fondamentalement en raison de la difficulté très réelle d’intégrer l’ensemble des processus qui régissent l’évolution climatique que ces modèles peinent à fonctionner. C’est - à la base - en raison de la non-linéarité des équations de la mécanique des fluides, elle-même responsable de la sensibilité aux conditions initiales, du chaos, et de l’imprédictibilité structurelle des écoulements atmosphériques et océaniques au delà d’un certain délai.

Il va de soi qu’en termes de bilans globaux, la question de la prédictibilité ne se pose pas. Si la Terre reçoit du Soleil plus d’énergie qu’elle n’en réémet, elle se réchauffe et inversement. Mais le devenir exact de la chaleur ainsi reçue de même que son impact sur les pluies, les vents, ou les courants marins de telle ou telle région particulière relève bien, pour sa part, des questions évoquées plus haut.

Que penser alors de l’obstination des modélisateurs du climat à vanter, malgré le chaos turbulent, la validité de leur approche ?

Dans La Recherche (hors-série numéro 9, novembre-décembre 2002, page 29 « L’effet papillon bat-il de l’aile ? »), Nicolas Witkowski fournit - sans le dire et peut-être même sans y penser - les éléments d’une réponse possible : il propose en effet un diagramme de l’évolution par discipline du nombre d’articles scientifiques contenant le terme chaos, et ceci depuis 1990. Il en recense par exemple près de 450 en physique et 200 en sciences appliquées vers 1995. Une notule de la figure en question mentionne qu’en raison d’un nombre trop faible de citations, la météorologie et les sciences de la Terre, de l’océan et de l’espace ne figurent pas sur cette courbe…

Ignorance, donc, ou dénégation ? L’affaire est bien étrange, en vérité.


Maxence Revault d’Allonnes

Commentaires

Superbe explication.

Quand on pense que le GIEC déclare que si la météo est chaotique, la climatologie ne l'est pas parce qu'elle fondée sur des séries statistiques longues…

Alors que l'on sait qu'une des caractéristiques des systèmes chaotiques est leur aspect fractal, c'est-à-dire conservant la même apparence par changement d'echelle, Ça laisse rêveur.
commentaire n° : 1 posté par : Curieux le: 15/10/2007 10:48:21
Double bravo à Revault d'Allones, un grand vulgarisateur qui vous donne l'impression d'avoir compris ce qu'il dit, pour son courage d'avoir osé dénoncé la PAO du réchauffement climatique (propagande assistée par ordinateur).

Sa vie de sceptique déclaré doit être un enfer et je ne sais pas si je dois lui souhaiter plus ou moins de reconnaissance médiatique. En tout cas, je lui souhaite bonne continuation.
commentaire n° : 2 posté par : miniTAX le: 15/10/2007 11:30:18

Très heureux de constater le retour de Charles.


je lis dans l'article ci-dessus:




"Si la Terre reçoit du Soleil plus d’énergie qu’elle n’en réémet, elle se réchauffe et inversement."


sait-on répondre à cette question ? la terre reçoit elle plus d'energie qu'elle n'en réemet ?


a propos d'énergie je me suis livré à un petit calcul, quelqu'un peut-il me dire si ce que j'ai écrit ci-dessous est une anerie ou pas . Merci pour vos lumières scientifiques, je ne suis pas un spécialiste du tout.


Sur un site de constructeur de panneau solaire, j’ai vu qu’un panneau de 0,33 m2 est donné pour une puissance maximum de 45W


ce qui correspond à 135 Wh/m2 dans les meilleures conditions possibles


pour un éclairement optimal de 10h en une journée moyenne ça donnerait 1,35 KWh/Jour. 


La valeur donnée par Wikipedia de 160 Kwh/an correspond après division à 0,438 Kwh/J


et en diviant encore par 10 on obtient 43 Wh soit le tiers de la puissance maximale affichée par le constructeur


en comptant les jours gris et l'hiver ça semble crédible.


1 KWh = 0,000085 tep


donc en 1 an pour 1 m2       160 KWh=0,013  tep         1m2 de photovoltaique fournit  13 kg équivalent pétrole par an


Sur une superficie carrée de 19 m de côté soit 361m2 de cellules voltaïques     on obtient   13 kg x 361 = 4693 kg équiv pétrole   soit   4,7 tep (consommation annuelle d’un français toutes énergies confondues)


Donc sur un carré de 100m de côté , soit un hectare 13 x 10 000 = 130 tep


l'équivalent de 6,5 gros camions citernes de pétrole en un an ... ! (ça ça m'épate vraiment)

et 1 km2   fournit  13 000 tep


« En France, la seule consommation d’essence est de 20 millions de tonnes par an  pour les remplacer, il faudrait fournir pour la recharge des batteries, 87 TWh d’électricité » (Par André Salaün, Docteur-ingénieur en chimie, Ancien directeur de publication de la Revue "Naturellement")


Si on recouvre les autoroutes sur une bande de 15 m on obtient 26 TWh et toutes les routes de France sur une bande de 5m on obtient encore 64 TWh


26 + 64= 90 TWh


en conclusion, le simple fait de recouvrir de cellules photovoltaiques la surface des routes suffirait a fournir l'energie nécessaire à tout le trafic routier actuel


on pourrait imaginer des véhicules puisant directement l'electricité dans le circuit routier à la maniere des métro et donc affranchis du transport de bouteilles d'hydrogène ou de batteries (sauf une petite pour aller dans son garage ou rejoindre sa maison au bout d'un chemin de terre)
commentaire n° : 3 posté par : Piloteman le: 15/10/2007 20:13:40
J'ai pas d'erreure de calcul, mais :

avantage :
très bon rendement, de 150 Wc/m² ou plus (2007).
inconvénients :
coût élevé,
rendement faible sous un faible éclairement.

Wc = rendement en crête

Donc le dix est mort (à diviser par… 10, 8, 6 ?)
commentaire n° : 4 posté par : Curieux le: 15/10/2007 22:42:23
Merci Curieux d'avoir pris la peine de vérifier.
commentaire n° : 5 posté par : piloteman le: 15/10/2007 23:33:39

Excelent article !


C'est exactement dans ce domaine que toutes les thèses des variations climatiques assistées par l'ordinateur (synonyme de GIEC) s'éffondrent complètement .


Malheureusement il se trouve également que 99 % des gens et meme une bonne partie de scientifiques sont totalement ignorants du chaos inhérent à la dynamique du système Terre .


Et là je n'évoque meme pas des abrutis du genre N.Hulot et ses comparses pour qui Navier Stokes est l'avant centre de l'équipe de Liverpool .


En effet que penser de l'affirmation ahurissante suivante qui fonde toute la "science" climatique ?


"Le temps est chaotique et donc imprévisible . Néanmoins le climat qui est défini comme une moyenne temporelle du temps est prévisible ."


Une affirmation équivalent serait la suivante :


"Les cours horaires d'un titre en bourse sont chaotiques donc imprévisibles . Néanmoins leur moyenne sur 60 jours est prévisible ."


Il n'est meme pas nécessaire d'évoquer le problème de fermeture pour se rendre compte que l'affirmation est absurde .


Pour ceux intéressés par des aspects plus hardcore de la question je suggère l'excellent site (anglophone) de Dan Hughes :  http://danhughes.auditblogs.com


 

commentaire n° : 6 posté par : Werner (site web) le: 16/10/2007 14:52:02
Vous avez peut être vu cette affiche ceweek end
http://www.insu.cnrs.fr/a2351,forum-international-meteo-2007-moi-thomas-8-ans-futur-refugie-climatique.html

elle représente un enfant de 8 ans tenant une carte de France sur laquelle de grandes villes de France telles que Nantes, Rennes et Paris sont entièrement noyées par la mer.
c'est ue publicité pour le 4ème forum Météo qui s'est déroulé à la cité des sciences et de l'industrie de Paris , le tout sur le site de l'insu cnrs que l'on peut considérer animé par des gens sérieux et dignes de foi.
Le message est on ne peut plus clair: Thomas qui a 8 ans aujourd hui, sera noyé sous les eaux à Paris, Rennes ou Nantes au cours de son existence. La courbe de niveau choisie pour délimiter la mer montante me semble avoisiner la courbe des 100m d'élévation au dessus du niveau de la mer. Or en allant lire les ressources du GIEC qu'on ne peut accuser de minimiser leseffets du rechauffement Climatique, il apparait qu'en 2100 (Thomas sera centenaire ) le niveau des oceans devrait s'élever d' 1m dans l pire des cas..       1m au lieu de 100m !
de plus je lis que la fonte du Groenland entrainerait une élévation de 6m, celle de la totalité de l'Antarctique (qui n'est même pas prévue par les plus catastrophistes) une élévation de 60m.
ce qui nous donne 60+6=  66m.. il manque une bonne quarantaine de mètres por arriver aux 100 de Thomas... d'où sort cette eau ?
Cette affiche est publié sur un site scientifique officiel . J'ai rarement vu une telle contre vérité (connerie) éveiller si peu de réaction.
peut être faut il chercher dans la liste des partenaires de l'opération, les bénéficiaires d'une telle panique: EDF, CNES, ESA, Ariane Espace... En tant qu'enseignant du primaire je suis atterré par une telle manipulation auprès de jeunes enfants.
Je ne dis pas qu'il faille saccager la Terre, bien au contraire,  mais mentir à ce point sur les conséquences lointaine du RC me semble très inquiétant.
commentaire n° : 7 posté par : piloteman le: 16/10/2007 17:41:30
"Le temps est chaotique et donc imprévisible . Néanmoins le climat qui est défini comme une moyenne temporelle du temps est prévisible ."

Une affirmation équivalente pourrait être: "je ne suis pas idiot DONC je suis intelligent".

Il suffit de consulter les prédictions climatiques à 12 mois de la NOAA (notamment la "hit rate") pour voir que la "prévisibilité de la moyenne temporelle du temps" calculée par ordinateur ne vaut pas mieux que les prédictions d'un bon viel almanach de jardin. C'est d'ailleurs la conclusion d'une étude très sérieuse qui se penche sur le bilan des résultats des modèles climatiques actuels :

http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/wesley/verf/90day/index.html
commentaire n° : 8 posté par : miniTAX le: 16/10/2007 19:23:11

Cher auteur de l'article, je comprend bien que vous soyez sceptique sur le rechauffement climatique car cela est erroné, le mensonge vien du fait que sa n'est pas un simple rechauffement climatique c'est bien pire que sa, c'est un changement climatique. Le probleme des medias Français c'est que l'ont rajoutent quelques petit mots qui peuvent appaiser. Vos informations sont extremement incomplete, ceux qui vous contre disent ont eux aussi leurs infos incomplete, en realité tout le monde a raison et tord en meme temps. Le probleme du rechauffement climatique est en verité mineur, meme sa rapidité meme si les tempetes se font violentes et qu'il y a aura des milliards de morts sa ne peut pas nuire a l'espece humaine, sa c'est un point. Maintenant parlons des graves menaces qui ont pour effet de condamné la vie sur Terre dont les medias ne disent pas mots et pour cause sa fache. Premierement l'acidification des oceans est tres grave et condamne a tres cours terme la vie marine ainsi que le phytoplancton principal createur d'oxygene sur notre planete à environ 50%, deuxiement les sols se meurts et deviennent sterile car les micro organismes sous notre plancher meurts, ce qui a pour consequence immediate d'un genocide d'une ampleur jamais vu sur la planete depuis 1 milliard d'années, tous les insectes et je dit bien tous les insectes subissent une catastrophique disparition, le fameux cas des abeilles n'est en verité que le haut de l'iceberg, de plus les vegetaux se meurts aussi. Pour le cas des abeilles, cette espece mediatisé l'info est encore une fois incomplete car il faut prendre en compte toutes les especes d'insectes qui subissent helas ce meme phenomene. Troisiemement, il faut comprendre que la couche d'ozone disparait et divers trou se repandent de part le monde, la couche en elle meme c'est fortement aminci, a peut 50%, l'année 2007 a vu le record du trou encore battu, dans ce meme type la couche ionospherique emet de serieux signe de faiblesses et enfin en parallele il y a la ceinture de radiation qui nous protegent des vents solaires qui pred enormement de sa puissance. L'interaction des phenomenes est enorme. Je peut rajouter qu'il y a une veritable tempete sismique les medias ne parlent que de tempetes et d'inondations, parcontre jamais des seismes qui se font de plus en plus grondissant. Dernierement, il y a un detail qui compte, le taux de CO son calcul est fort important, parcontre et cela me semble etre un hasard de plus etranges, aucunes etudes n'a ete faite sur la concentration en Oxygene dans notre atmosphere, tous les autres gaz augmentent c'est un fait, nous subissont et la c'est extremement grave un changement chimique de l'atmosphere, il faut savoir que la Terre se meurt et que la vie elle meme est menacé.
commentaire n° : 9 posté par : pallasban le: 16/10/2007 21:57:49
Ah oui j\\\'oubliai un detail car je me doute bien que je vais subir les assauts. Je vais faire simple si ont contre dit en disant que les sources dont je puise les informations que sa soit statistique ou bien les travaux de divers groupes de chercheurs sont fausses alors qu\\\'est ce qui que vos statistiques et les travaux des chercheurs dont vous prennez la source d\\\'info sont justes ?. Je demarre en ne citant aucunes sources d\\\'infos pour cette raison, parcontre il vous est facile de confirmé mes sources d\\\'informations, vous avez internet, c\\\'est un outil qui peut etre interessant, je conseille a ceux qui le souhaite de fair eleurs propres recherches sur mes dires, sa fait un peut jeu de piste auquel j\\\'ai donné tous les mots clés. Pensez par vous meme et faite confiance a votre instinct c\\\'est important, fiez vous uniquement a votre jugement et comparé le aux autres, les scientifiques sont tous assujetis a divers groupes de pressions ou bien leurs idéeologies, tenez le pour dit
commentaire n° : 10 posté par : pallasban le: 16/10/2007 22:27:01

#n°9


Pallasban, contrairement à Thomas qui ne sera jamais un réfugié climatique, vous vous êtes une première victime officielle du matraquage médiatique du réchauffement climatique; mais plongez vous dans la lecture de tous les articles sur ce site et une guérison est peut-être encore possible


avec tous mes respects


the fritz

commentaire n° : 11 posté par : the fritz le: 16/10/2007 22:36:17
Florilège :

les tempetes se font violentes,
il y a aura des milliards de morts
l'acidification des oceans est tres grave et condamne a tres cours terme la vie marine ainsi que le phytoplancton
les sols se meurts et deviennent sterile car les micro organismes sous notre plancher meurts,
genocide d'une ampleur jamais vu sur la planete depuis 1 milliard d'années,
tous les insectes et je dit bien tous les insectes subissent une catastrophique disparition,
les vegetaux se meurts aussi.
la couche d'ozone disparait et divers trou se repandent de part le monde,
la couche ionospherique emet de serieux signe de faiblesses
la ceinture de radiation qui nous protegent des vents solaires qui pred enormement de sa puissance.
il y a une veritable tempete sismique seismes qui se font de plus en plus grondissant.
aucunes etudes n'a ete faite sur la concentration en Oxygene dans notre atmosphere, la Terre se meurt et que la vie elle meme est menacé.

Ce morceau d'anthologie doit être soigneusement conservé.

Merci très vif à pallasban qui nous arégalés
commentaire n° : 12 posté par : Marot le: 17/10/2007 12:34:57

la je dois avoué que je suis sur le cul... c'est consternant!!! je parle même pas des fautes (de frappes???!!!) lol 


je vais le copier et le conservé précieusement celui là!!!


heu tu as quel âge si je peut me permettre???


Sinon la terre ne risque t'elle pas d'éclater à cause du réchauffement j'espère?? dis nous! je ne tiens plus!!!

commentaire n° : 13 posté par : mica le: 17/10/2007 12:46:43

Cher Pallasban .


Ce n'est pas le climat qu'on devrait étudier mais ton cerveau .


On hésite entre effarement et pitié - franchement on nous aurait dit que ça existe , on ne l'aurait pas cru .


De surcroit qu'est ce que fait une telle intervention dans un fil sur un sujet extremement intéressant et sérieux , écrit par un éminent physicien et lié à la science climatique ?


Allez , au fond tu as raison , on va tous mourir - les abeilles , le rhododendron , les (tout petits) crabes et nous compris .


Mais je peux t'assurer d'une chose - et c'est tout à fait vérifiable - si tout meurt , les cafards et les champignons (avec les rats comme possible challenger) qui survivent meme dans des conditions d'une centrale nucléaire , survivront .


Alors tu vois ? L'avenir n'est pas si noir que ça ! Et d'ici quelques millions d'années plein de cafards et de rats s'ébattront joyeusement sur une planète où personne ne sera là pour les emm... .


Meme pas des (tout petits) crabes .

commentaire n° : 14 posté par : Werner le: 17/10/2007 13:45:41
Houla, que de propos insultant dans vos reactions.  Je ne savais pas que pour contre dire une idée l'insulte etait l'argument le mieu adapté. Je ne repond pas à la provocation pour une seule et unique c'est que cela demontre clairement le manque d'aptitude à pouvoir repondre a son interlocuteur. Je suis contraint malgré moi de ne discuter qu'avec Mr Maxence Revault d’Allonnes auquel je trouve son argumentation juste, critiquer ou dire simplement non je ne suis pas d'accord ne se resume pas a l'agressivité. L'Auteur de l'article expose des faits qu'il a lu aupres de rapports scientifiques, c'est un fait, j'expose des faits que j'ai lu de rapports scientifiques. Le probleme actuel et donc du debat n'est pas de dire que c'est moi qui est raison mais plutot de savoir ce qu'il en est de la realité car sa touche meme si c'est deplaisant de notre Present et notre Avenir immediat. Quand je dit que l'auteur a raison et en meme temps faux, c'est aussi un fait. Nous avons pris l'habitude de ne pas lire ou d'entre les idées ou travaux d'autres individues car cela remettrai en cause notre propre idéeologie, mais, en agissant de la sorte, rien de bon n'ensortira et sa ne fera avancer absolument rien. Si je parle de changement climatique et non de rechauffement climatique c'est justement car je sais que notre climat evolu extremement rapidement avec des anomalies positifs et negatifs, prendre l'exemple du moyen age de données sorti dont je ne sais ou sur la calotte du Groeland pour dire qu'il y a 400 ans il faisait plus chaud est inverifiable, a l'epoque il n'existait pas de satellites n'y des experts partout sur la planete. Je conteste fortement le GIEC ainsi que la main mise politique sur un phenomene qui meriterai d'etre pris au serieux au lieu d'etre volé par des nicolas hulots ou peoples de ce style. Si je parle d'acidifications des oceans, de la disparition d'insectes, c'est un fait, il y a des interractions entre divers phenomenes qui agissent les uns sur les autres. Exemple il n'y a aucunes données parlant du taux d'oxygene dans notre atmosphere il n'y a que le CO2 et rien d'autre, qu'en est il des autres gaz ? personne ne sait. Je reconnai que j'ecris excessivement mal, mais, insulter n'est guere encourageant pour ouvrir un dialogue sa revient a s'enfermer dans un dogme. Je ne peut qu'attendre qu'une reponse de Maxence Revault d’Allonnes  c'est malheureux qu'il n'y est que lui qui puisse avoir une reponse clair.
commentaire n° : 15 posté par : pallasban le: 17/10/2007 18:33:47
"Don't feed the Troll"

Il ne sert à rien de répondre à des intervenants comme pallasban.
commentaire n° : 16 posté par : laurent le: 17/10/2007 18:46:00
au contraire... il me fais bien rire!! j'ai passé 5 bonnes minutes, j'ai eu du mal a tenir sur ma chaise lol et puis un peu d'humour c'est pas plus mal non??
vous croyez qu'il se rend compte que Maxence Revault d’Allonnes ne va pas lui répondre??
ALLEZ DIS NOUS TON AGE!!!
commentaire n° : 17 posté par : mica le: 17/10/2007 18:57:21

Finalement c'est beaucoup de blabla pour rien. Si vous n'etes pas prix au sérieux c'est parce que vos argumentation en viennent a l'insulte au mieux, au pire c'est des théories totalement farfelu tel que la dernière qui suit, « le système solaire se réchauffe ». Comment pensez vous que qui que se soit de sensé puisse croire que vos dires ne soient pas mirobolant ? En vérité c'est la peur,  celle  de  penser que les privilèges que du confort qu'ont a disparaisse du jour au lendemain, mais, la peur n'évite pas le danger. La réalité est la, la nié est signe de faiblesse. Pas besoin d'être un génie scientifique pour voir que le climat change que quelque chose cloche il suffit de regarder. J'en est terminé, se site exprime des idées mais est incapable de les défendre la preuve en est de l'agressivité comme moyen de défense, cela est risible, j'en est pas besoin de plus, ce fut fort amusant, bien à vous


.
commentaire n° : 18 posté par : pallasban le: 18/10/2007 20:35:21

Le même texte avec la Faute d'orthographe corrigée, je vous prie de la chercher. (Clin d’œil )




Finalement c'est beaucoup de blabla pour rien. Si vous n'etes pas pris au sérieux c'est parce que vos argumentation en viennent a l'insulte au mieux, au pire c'est des théories totalement farfelu tel que la dernière qui suit, « le système solaire se réchauffe ». Comment pensez vous que qui que se soit de sensé puisse croire que vos dires ne soient pas mirobolant ? En vérité c'est la peur,  celle  de  penser que les privilèges que du confort qu'ont a disparaisse du jour au lendemain, mais, la peur n'évite pas le danger. La réalité est la, la nié est signe de faiblesse. Pas besoin d'être un génie scientifique pour voir que le climat change que quelque chose cloche il suffit de regarder. J'en est terminé, se site exprime des idées mais est incapable de les défendre la preuve en est de l'agressivité comme moyen de défense, cela est risible, j'en est pas besoin de plus, ce fut fort amusant, bien à vous

commentaire n° : 19 posté par : pallasban le: 18/10/2007 20:38:50

pallasban,


ne nous fait pas çà; chaque fois que je viens sur ce site je cherche tes posts pour passer un bon moment 

commentaire n° : 20 posté par : the fritz le: 18/10/2007 21:24:23
"Le même texte avec la Faute d'orthographe corrigée, je vous prie de la chercher"

#18 Laquelle, parce que des fautes, il y en a à chaque phrase ? ;)
commentaire n° : 21 posté par : miniTAX le: 18/10/2007 22:02:04
#21 C'est le but du jeu, il n'en a corrigé qu'une! Quel malin ce pallasban! (Clin d'oeil aussi)
commentaire n° : 22 posté par : Bobophobe le: 19/10/2007 10:41:10
trop fort celui la.... j'éspère qu'il postera encore, après une dure journée de boulot cela détent bien!!!
je vais devenir un fan ;-)
commentaire n° : 23 posté par : mica le: 19/10/2007 19:00:31
Excellent article, lumineux et parfaitement explicite !

Ca me rappelle mon passage dans un institut de mécanique des fluides quand j'étais "petit".
Tout ce que j' ai appris alors se trouve résumé par ce Professeur Revault d'Allonnes.
Au fait, il ne vient pas de foutre en l'air sa carrière ce Monsieur ?
On dirait !
Il ne risque pas d'avoir de l'avancement.

Dommage, car à défaut d'être un chercheur qui trouve, il a l'honnêteté de dire qu'on ne peut pas savoir, mais surtout...
Il a beaucoup de courage moral, car pour annoncer de telles choses en étant à un poste tel que le sien, il faut en avoir, du courage.
Quand il m'arrive de dire à qui veut l'entendre que le réchauffement est un mythe, je ne risque rien, mais lui...

Cordialement.
Murps.
commentaire n° : 24 posté par : Murps le: 29/10/2007 21:13:57
Avec un troisième cycle en 1972, il ne doit pas être loin de la soixantaine; sa carrière , son avancement , ne sont plus grand chose à côté de la liberté de pouvoir dire ce que l'on pense et d'afficher publiquement ses idées, fussent -elles contraires à la mode présente.
commentaire n° : 25 posté par : the fritz le: 29/10/2007 23:20:01
Bien vu.
Il doit friser les 65 balais ce Monsieur.

Mais je m'incline devant sa liberté de ton.
Il y a un certain Allègre qui s'est fait lyncher en place de Grève pour moins que cela...

Cordialement.
Murps
commentaire n° : 26 posté par : Murps le: 30/10/2007 13:22:41
Je pense que le bougre doit mijoter sa revanche
commentaire n° : 27 posté par : the fritz le: 30/10/2007 22:10:17
Bonjour,

l'article met en évidence l'aspect chaotique des lois climatiques. Remarquons pour commencer que ce constat ne date pas d'hier car le tout premier modèle mathématique de chaos déterministe était déjà météorologique (modèle de Lorenz). L'imprévisibilité peut cependant être quantifiée, càd que les prévisions ne sont pas "complètement" arbitraires, mais évoluent dans une certaine zone de scénarii possibles. Or il s'avère que les modèles référencés par le GIEC sont des modèles pour lesquels on connaît les limites de prédictibilité et que, dans tous les cas, les conclusions climatiques sont du même acabit (catastrophiques).
commentaire n° : 28 posté par : Ze Yanne le: 15/12/2007 17:37:07
"L'imprévisibilité peut cependant être quantifiée"

Sublime !!!!


"les prévisions ne sont pas "complètement" arbitraires"

Heuh, je crois vous n'avez strictement rien compris au chaos déterministe, il n'est pas du tout arbitraire.

Ensuite, s'il y a bien un attracteur on le nomme étrange par ce qu'il ne détermine pas de "limite".

Et pour terminer, la variation non calculable, d'un modèle chaotique peut amener celui-ci à prendre TOUTES les valeurs y compris les extrêmes les plus opposées.
commentaire n° : 29 posté par : Curieux le: 15/12/2007 20:49:28

Merci pour vos commentaires sur ma non-connaissance du chaos déterministe, qui sont particulièrement adaptés puisque cela fait plus de dix ans que je fais de la recherche dans le domaine.


Je le répète, l'imprévisibilité peut être quantifiée. Plus précisément, on peut accorder à une prévision donnée un taux de confiance (vairant avec le temps) qui, pour le spécialiste que vous êtes, est relié à l'exposant de Lyapunov le plus élevé de la dynamique. 


Pour terminer, un modèle menant à un comportement du type chaos déterministe ne peut prendre toutes les valeurs possibles puisqu'il est défini par un ensemble d'équations différentielles ayant un domaine d'existence donné.

commentaire n° : 30 posté par : Ze Yanne le: 21/01/2008 14:18:10
#30.

peut-on dire des décisions et actions prises depuis quelque temps dans le cadre de la lutte anti-RC qu'elles sont deterministes mais chaotiques ?...avec de ce fait un résultat fort imprévisible ?

commentaire n° : 31 posté par : maurice (site web) le: 21/01/2008 15:58:09
L'atmosphère est chaotique ? grande nouvelle...

Difficile de prévoir quel temps il fera  la semaine prochaine...pourtant je peux prévoir qu'il fera plus chaud à paris en aout  2034 par rapport au mois de janvier....
commentaire n° : 32 posté par : gajnema le: 31/01/2008 18:59:43
#32

et ce, quelles que soient l'évolution globale des T° sur les 100 , 1000, ou 10 000 dernières années n'est ce pas ?
commentaire n° : 33 posté par : maurice le: 31/01/2008 19:18:52
Oui, la climato de l'endroit ou tu te trouve te permet sans doute de prédire cela

.... mais cela n'empèche pas qu'une année donnée tu peux te tromper (les évènements exceptionnels... ca arrive... )
... et c'est même loin d'être vrai partout sur le globe.
commentaire n° : 34 posté par : laurent le: 31/01/2008 19:30:15
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