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Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
Bien qu’il soit toujours aussi difficile de savoir quatre jours à l'avance s'il pleuvra le prochain week-end, il n’est pas rare désormais d’apprendre dans les médias les plus sérieux ce que sera le climat français en 2100. On nous explique doctement que les sécheresses sont à craindre en tel lieu et telle saison. Mais quelles sont au juste les performances des modèles actuels sur le cycle hydrologique, à l’échelle globale et régionale ? Pour projeter en 2100, il vaut mieux simuler correctement sur 1900-2000. Or, c’est très loin d’être le cas.

Le cycle hydrologique désigne les échanges de l’eau, sous ses états liquide, solide et gazeux, entre ses différents réservoirs sur Terre (océans, atmosphères et sols). C’est évidemment un processus central du climat terrestre. L’eau sous forme gazeuse est de très loin le principal gaz à effet de serre, et le seul qui ait une importance réelle pour le climat futur (l’ampleur du réchauffement dépendra essentiellement de la rétroaction de la vapeur d’eau et de sa condensation nuageuse, pas du CO2 lui-même). Les variations locales et globales d’évaporation et de condensation sont ainsi déterminantes pour le bilan radiatif. Et l’eau amenée sur les terres par les précipitations est une ressource précieuse pour les hommes, les sols, la faune et la flore, donc une variable clé du changement climatique en cours, des prévisions 2100, de l’éventuelle pression sur les milieux et les populations.

Prévoir le climat et prévoir les conséquences d’un changement climatique suppose donc une bonne prévision du cycle hydrologique. Où en sont les modèles, notamment ceux du dernier rapport du GIEC/IPCC (AR4) ?

Les chercheurs de Météo-France/CNRM, du CERFACS, de l’IPSL et du LGGE se sont associés dans le cadre du projet ESCRIME (Etude des Simulations Climatiques Réalisées par l’IPSL et MEtéo-France) et ont récemment produit un Livre blanc sur l’état des simulations climatiques.

Le chapitre 5 a pour thème : Réponse du cycle hydrologique aux forçages anthropiques : Que nous disent les dernières simulations du GIEC ?. Les auteurs constatent des « divergences importantes entre les modèles », comme en témoigne ce graphique sur les précipitations et l’évaporation au-dessus des continents, hors Antarctique, telles que projetées par les modèles (anomalies en mm/j relatives à la moyenne 1971-2000 pour 1900-2100).

Malgré la médiocrité de l’image (extraite d’un pdf de basse résolution), on constate sans difficulté que les modèles reproduisent mal les observations (en trait noir gras, la climatologie CRU TS2 pour les précipitations, la réanalyse ERA40 pour l’évaporation), puis qu’ils divergent ensuite (jusqu’au signe) pour les projections 2100, enfin qu'ils montrent une large dispersion. Il n’y a donc aucune « robustesse » dans les conclusions actuelles des modèles de circulation globale (GCM). Et moins encore bien sûr des les modèles de circulation régionale (RCM), puisque ces derniers sont couplés aux premiers pour effectuer leurs simulations.

Ce constat est partagé par de nombreuses intercomparaisons modèles/observations parues ces dernières années (on peut consulter à cette page ces différents projets en cours, dont la lecture montre comment les modèles AR4 du GIEC se comportent réellement, hors langue de bois des Résumés aux décideurs). Voici une synthèse de quelques-unes de leurs conclusions récentes.


Analyses globales : de sérieux progrès sont encore attendus

- Dai (2006) compare les caractéristiques des précipitations dans 18 modèles couplés de l’AR4 GIEC. Il constate que les modèles ne reproduisent pas de manière réaliste le comportement de la zone de convergence intertropicale, la plus importante pour les échanges énergétiques et hydrologiques de la planète. Les modèles produisent trop de précipitations convectives, pas assez de précipitation stratiformes, en raison de couplage irréaliste entre les températures de surface de la mer et la convection. De plus, les modèles dévient de la réalité pour les précipitations importantes (>20mm/j), légères (<10 mm/j). Conclusion du chercheur : « Ces résultats montrent que des améliorations considérables dans la simulation des précipitations sont encore nécessaires pour la plus récente génération des modèles climatiques couplés ».

- Autre intercomparaison, cette fois sur 20 modèles de l’AR4 et sur les précipitations continentales, menée par Phillips et Gleckler (2006). Ils constatent eux aussi que si les moyennes s’accordent mieux aux statistiques d’observation, « beaucoup de modèles montrent encore des biais systématiques, déviant de manière importante de la variabilité spatiale ou de l’amplitude saisonnière observée ».

- Troisième intercomparaison globale, pour 18 modèles de l’AR4 GIEC, en vis-à-vis de données grille à grille provenant des stations météorologiques (Sun et al. 2006). Ses auteurs remarquent que « bien que les modèles examinés soient capables d’estimer correctement le niveau total des précipitations, la plupart d’entre eux sont incapables de reproduire les répartitions spatiales de fréquence et d’intensité ».


Tristes tropiques pour les simulations des modèles

- Kharin et al. (2007) proposent une analyse des changements de température et de précipitations extrêmes des modèles du GIEC. La faiblesse principale est la zone tropicale : « Les divergences très larges des modèles dans les Tropiques suggèrent que certains processus physiques associés avec les précipitations extrêmes ne sont pas bien représentés ». Et ils ajoutent : « Cela réduit la confiance que l’on peut placer dans les changements projetés de précipitations extrêmes ». Constat identique chez Douville et al. (2006), dans leur analyse de 8 modèles GIEC. Ils observent que « les principales incertitudes proviennent des Tropiques, où même le signe des précipitations zonales moyennes reste incertain ». Les téléconnexion entre l’ENSO (Oscillation australe El Nino) et le rythme des précipitations sont encore mal simulées. Et, conclusion assez désagréable puisque nous sommes censés confier notre avenir aux modèles : « Les incertitudes dans les changements de précipitations, comme les précipitations elles-mêmes, sont encore très inégalement distribuées sur le globe, les pays les plus vulnérables étant parfois ceux où les changements attendus sont les plus incertains ».

- Même son de cloche chez Wang et Lau (2006) ayant analysé spécifiquement les performances de 16 modèles couplés du GIEC dans la simulation du cycle hydrologique atmosphérique des Tropiques. « Bien que la plupart des modèles soient capables de simuler correctement le signe des tendances en précipitations et nébulosité, ils sous-estiment de manière significative l’amplitude des observations. Ces sous-estimations provoquent sans doute des erreurs importantes dans les simulations de la balance énergétique et du cycle de l’eau des modèles ». Ils en concluent que les choses ne pourront s’améliorer qu’au prix d’une « meilleure compréhension des processus physiques associés aux nuages et à leur interaction avec le rayonnement ».

- Sans surprise, ces médiocres résultats se retrouvent lorsque l’on examine la manière dont les modèles simulent le comportement des cellules de Hadley, de Walker et des moussons. Tanaka et al. (2005) ont fait tourner les modèles du GIEC pour les comparer aux observations. Ils notent que « la dispersion des modèles est encore considérable » et que « de larges biais sont observés dans les simulations du GIEC sur le XXe siècle », rendant prématurée toute projection quantifiée sur le XXIe siècle. Mitas et Clement (2006) sont tout aussi dubitatifs dans leur analyse spécifique des cellules de Hadley, dont on connaît le rôle fondamental dans la redistribution de l’eau et de l’énergie. Ils ont observé les simulations des modèles et les observations pour la période 1979-2000. « Les analyses de bilan énergétique révèlent que les modèles et les réanalyses ont un équilibre fondamentalement différent entre le réchauffement diabatique, la circulation et la structure thermodynamique (…). Les incertitudes dans les observations de la température troposphérique comme les erreurs et biais potentiels des modèles soulèvent des questions sur le vrai comportement à long terme de la structure thermodynamique de la troposphère des Tropiques et des cellules de Hadley ».


Ukraine, Russie, Europe centrale, Chine, Mongolie, Amérique latine, États-Unis, Sahel… : des performances médiocres

- Haibin et al (2007) se sont pour leur part intéressés à l’humidité des sols dans la seconde partie du XXe siècle, telle qu’elle est reproduite par les modèles de l’AR4 du GIEC et telle qu’elle est observée dans 140 stations diversement réparties de l’Hémisphère Nord. Les modèles simulent de manière réaliste les cycles saisonniers en Ukraine, Russie et États-Unis, mais médiocrement en Mongolie et en Chine. Deux régions simulées de manière correcte ont été analysées plus en détail, l’Ukraine et la Russie, notamment sur les évolutions des sécheresses estivales 1958-99. Bilan : « Les observations de ces régions ont montré une augmentation (de l’humidité de sols) pour la période 1958-99 supérieure à la plupart des tendances des simulations. Seules 2 simulations sur 25 ont obtenu des tendances comparables aux observations. Ces deux résultats sont dûs à la variabilité interne des modèles plutôt qu’à des forçages externes ».

- Les modèles seraient-ils plus efficaces sur d’autres zones ? Ce n’est pas le cas en Amérique du Nord, dont Joseph et Nigam (2006) ont analysé la variabilité en lien avec l’ENSO. Six modèles de l’AR4 GIEC sont ici testés en comparaison des observations 1950-99. Conclusion : « L’analyse révèle que les modèles climatiques s’améliorent, mais sont toujours incapables de simuler bien des caractéristiques de la variabilité ENSO, ainsi que ses téléconexions en circulation et hydroclimat avec l’Amérique du Nord. Prévoir le changement / la variabilité régionale du climat reste un lourd fardeau pour les modèles ». Une autre comparaison menée par Ruiz-Barradas et Nigam (2007) sur trois régions des États-Unis et du Mexique aboutit à un constat critique : « La climatologie des précipitations n’est pas aisément simulée. Bien que les modèles reproduisent très correctement les précipitations hivernales au Nord-Ouest des États-Unis, ils échouent au Sud-Est pour la même saison. Les précipitations estivales au centre des États-Unis et au Mexique sont aussi un grand défi pour les modèles, particulièrement leur calendrier ».

- Rusticucci et al. (2006) se sont penchés sur les températures et précipitations extrêmes en Amérique latine, vues par huit modèles. Là encore, la conclusion n’est pas très élogieuse pour le cycle hydrologique. « Les périodes de sécheresse sont plus difficilement simulées, dans la mesure où la région a un gradient de précipitations prononcé qui n’est pas vraiment représenté. La sécheresse maximale sur les Andes centrales d’Argentine n’est reproduite par aucun modèle. Par ailleurs, la saison sèche prolongée sur l’Amazonie est exagérée pour le modèle GFDL alors qu’elle est inexistante pour le modèle CCSM3. L’index mesurant la quantité totale de précipitations extrêmes (R5d) montre que dans tous les modèles la quantité de pluie est sous-estimée ».

- La sécheresse du Sahel a sans doute été l’événement « extrême » le plus marqué de la seconde partie du XXe siècle. Les modèles ont-ils été capalbles de le simuler ? Lau et al. (2006) ont répondu à la question en observant les simulations de 19 modèles couplés de l’AR4 des années 1970 aux années 1990. Résultat : « nous avons trouvé que huit modèles seulement produisent un signal raisonnable de sécheresse au Sahel, et que sept GCMs produisent des chutes de pluies excessives durant la période de sécheresse observée. Même le modèle ayant la meilleure performance en prévision de la sécheresse sahélienne n’a pu prédire qu’une augmentation d’épisodes sévères de sécheresse, mais pas le début ni la durée de l’événement ».

- Et l’Europe ? Van Ulden et al. (2006) ont analysé 23 modèles couplés et leur capacité à simuler l’évolution de l’Europe centrale. Sur les pressions au niveau de la mer (qui co-déterminent la circulation zonale), « beaucoup de modèles montrent de sérieuses déficiences dans leurs simulations, particulièrement aux latitudes moyennes. 5 modèles ont de bonnes performances à toutes les latitudes. Trois des résultats raisonnables ». Les cinq meilleurs (sur 23) sont ensuite analysés de plus près. « Les changements de précipitations sont causés en premier lieu par des changements de circulation. Comme les modèles montrent des changements de circulation extrêmement différents, surtout pendant la seconde partie de l’été, les changements de précipitation varient également ». Conclusion : « Ces résultats impliquent que plus aspects importants du changement climatique en Europe centrale sont encore hautement incertains ».

Conclusion
Il apparaît que les « grands progrès » des modèles, la « grande robustesse » de leurs simulations convergentes, la « grande confiance » dans les projections du XXIe siècle sont des assertions non valables pour le cycle de l’eau, qui est pourtant un processus biogéochimique dominant du climat terrestre. Les intercomparaisons les plus récentes montrent que :
- à l’échelle globale, les modèles ne parviennent pas à reproduire correctement la fréquence, l’intensité et la saisonnalité des précipitations ;
- à l’échelle régionale, les simulations des modèles divergent manifestement des observations sur un grand nombre de sites où leurs performances ont été observées ;
- la principale faiblesse réside dans les Tropiques et la zone de convergence intertropicale, qui est au cœur des cycles énergétiques et hydrologiques du globe.
Tout cela est généralement gommé ou atténué dans les Résumés pour décideurs et Résumés techniques du GIEC. Et plus encore par les médias, présentant au bon peuple les modèles climatiques comme les oracles des temps modernes, capables de prévoir où et quand tombera une goutte de pluie d’ici un siècle. La réalité est bien moins flatteuse. Et notre avenir climatique bien plus incertain.


Références
Dai, A. (2006), Precipitation characteristics in eighteen coupled climate models, J. Climate, 19, 4605–4630.
Douville, H. et al. (2006), On the tropical origin of uncertainties in the global land precipitation response to global warming, Climate Dyn., 26, 367-385, doi:10.1007/s00382-005-0088-2.
Phillips, T.J., P.J. Gleckler (2006), Evaluation of continental precipitation in 20th century climate simulations: The utility of multimodel statistics, Water Resourc. Res., 42, 10.1029/2005WR004313
Haibin Li, etal. (2007), Evaluation of IPCC AR4 soil moisture simulations for the second half of the Twentieth Century, J. Geophys. Res., sous presse.
Joseph, R., S. Nigam (2006), ENSO evolution and teleconnections in IPCC’s 20th Century climate simulations: Realistic representation?, J. Climate, sous presse.
Kharin, V.V. et al. (2007) Changes in temperature and precipitation extremes in the IPCC ensemble of global coupled model simulations, J. Climate, sous presse.
Lau K.-M. et al. (2006) A Multi-model study of the 20th Century simulations of Sahel drought from the 1970s to 1990s, J. Geophys. Res., 111, D0711, doi:10.1029/2005JD006281.
Mitas, C. M. et A. Clement (2006), Recent behavior of the Hadley cell and tropical thermodynamics in climate models and reanalyses, Geophys. Res. Lett., 33, L01810, 10.1029/2005GL024406.
Ruiz-Barradas, A., S. Nigam, (2007), IPCC’s 20th Century climate simulations: Varied representations of North American hydroclimate variability, J. Climate, sous presse.
Rusticucci, M. et al. (2006), Comparisons between observed and modeled precipitation and temperature extremes in South America during the XXth Century (IPCC AR4 models), 8th ICSHMO Proceedings of 8 ICSHMO, Foz do Iguaçu, Brazil, April 24-28, 2006, INPE, 379-389
Sun, Y. et al. (2006), How often does it rain?, J. Climate, 19, 916-934.
Tanaka, H.L. ( 2005), Intercomparison of the intensities and trends of Hadley, Walker, and monsoon circulations in the global warming predictions, SOLA, 1, 77-80, doi:10.2151/sola.2005-021.
Terray L., Braconnot P. (ed.) (2007), Livre blanc ESCRIME. Etude des scénarios climatiques, Paris.
van Ulden, A.P. van Oldenbrogh, G.J.(2006), Large-scale atmospheric circulation biases and changes in global climate model simulations and their importance for climate change in Central Europe, Atm. Chem. Phys., 6, 863-881, sref:1680-7324/acp/2006-6-863
Wang H., K.-M. Lau (2006), Atmospheric hydrological cycle in the Tropics in Twentieth Century coupled climate simulations, Int. J. Climatology, 26, 655-678.

Commentaires

Un homme de qualité a écrit :

«Cette part de mystère entourant les prédictions, fournit souvent au scientifique un pouvoir, qui est de même nature que le pouvoir des anciens mages, augures, astrologues et autres devins. Ce statut particulier, ce pouvoir symbolique au sein de la société, se retrouvent chez tous ceux qui ont une activité touchant à la prédiction : le sondeur politique, l’analyste financier, le prédicteur de conjoncture économique, le démographe prévisionniste, l’écologiste catastrophiste, le diseur de bonne aventure, le prophète d’autrefois et d’aujourd’hui. Il y a bien sûr des différences entre ces deux communautés ; la première et fondamentale différence tient dans la nature de la prédiction scientifique : il s’agit d’une prédiction quantifiée, qui peut être évaluée à court terme. Le scientifique aura donc un « retour » concret à court terme, tandis que l’astrologue et le prophète parlent d’un futur trop lointain et indéfini, ou en termes trop flous. Mais il faut reconnaître que certains scientifiques ne jouent pas le jeu : ils cherchent à obtenir l’ « aura » sociale de celui qui prévoit le futur, sans prendre de risque, sans être sujet au retour de bâton qui accompagne souvent les fausses prédictions...

...Les climatologues proposant des prédictions pour l’an 2100 doivent être pris comme des prophètes, non comme des scientifiques. Ils se comportent d’ailleurs en prophètes : ils annoncent une catastrophe à venir (les dérèglements climatiques et leurs conséquences) et donnent également les responsables de la catastrophe : l’activité technologique, donc l’homme. Il s’agit d’une variation sur le thème de la culpabilité universelle de l’homme ; dès qu’il s’est mis à penser, l’homme a été mauvais. La nature est bonne ; l’homme est mauvais. C’est un credo de prophète exalté, avec un maquillage scientifique, lié à de pseudo-prédictions de mauvaise qualité.»
François Schmitt.
commentaire n° : 1 posté par : Marot le: 30/03/2007 20:26:00

hmmm...en même temps, si c'était facile, ca se saurait. Qui dit que les modeles sont parfaits ? certainement pas les gens qui les produisent (cf les papiers que vous citez). Ce que tout le monde sait, c'est précisement que la pluie est la variable la plus dure à prédire précisement par les modeles de climat; qu'en effet les produits de précipitations sont souvent "tout pourris"; qu'à de rares exceptions près (méditérannée par ex ?), les réponses régionales sont divergentes.


ceci dit, si tant de modeles aussi mauvais les uns que les autres donnent une réponse en température globale à la hausse, c'est que cette réponse doit être un minimum robuste, non ?


 

commentaire n° : 2 posté par : alex le: 02/04/2007 22:46:48
ceci dit, si tant de modeles aussi mauvais les uns que les autres donnent une réponse en température globale à la hausse, c'est que cette réponse doit être un minimum robuste, non ?

C'est une vision erronnée des modèles. Les modèles vous donnent ce que vous voulez, il suffit de paramétrer les nuages ou les aérosols avec les "bonnes" valeurs dont de toute façon personne ne connaît (les modèles ne sont pas fichus de vous dire si dans un monde plus chaud, il y aura PLUS ou MOINS de nuages).

Ce n'est pas parce que le modélisateur choisit de ne présenter que la hausse que ça a une signification statistique. La preuve, depuis 1998, la température est en baisse, ce qu'aucun modèle n'a prévu.
commentaire n° : 3 posté par : miniTAX le: 02/04/2007 23:32:59
Je confirme, dans un modele tu trouves a la fin uniquement ce que tu y as mis dedans.
Dans la modelisation en mecanique des fluides ce n'est pas simple et nettement insuffisant, alors dans la climatologie ce n'est meme pas la peine d en parler.
commentaire n° : 4 posté par : nicolas (site web) le: 03/04/2007 00:14:50

Une petite réflexion sur les modèles informatiques.


Imaginez que le climat ne dépende que de 100 éléments pouvant chacun se trouver dans 2 états différents (vision très simpliste, vous en conviendrez). Le nombre de cas possibles est 2 puissance 100, soit, à peu près, 10 puissance 30.
Le calculateur actuel le plus puissant avoisine les 140 teraflops, 140000 milliards d'opération par seconde (le plus puissant d'Europe fait 60 Tflops). Le temps nécessaire pour juste prendre en compte la totalité des cas ci-dessus représente 287 millions d'années de traitement. L'homme moderne existe depuis 200 000 ans seulement et il n'a pas inventé l'ordinateur tout de suite.
Vous comprenez donc bien que les modèles utilisés par les "experts" du GIEC sont extrêmement simplifiés.
Vous comprendrez aussi  pourquoi les sceptiques ont bien des doutes quant aux prophéties (on ne peut parler de prévisions) émises par ces mêmes experts.

commentaire n° : 5 posté par : Charles II le: 03/04/2007 08:46:54
#3 il me semble que 98 était une anomalie extrememnt forte (du a un tres fort el nino) sur une tendance restant à la hausse ?
or on attend des modele squ'ils reproduisent des tendances, pas de simuler la variabilité interannuelle exactement (de toute facon, d'apres l'article cidessus, el nino et autres moussons, ils ont du mal)

je suis d'accord qu'in fine, on retrouve en sortie d'un modele ce qu'on y a mis dedans comme processus; donc le tout est d'y metre les bonnes, choses, sans chercher à etre exhaustif.

n'étant pas climatologue, je n'irai pas jusqu'à dire que la paramétrisation de la phyique sous-maille des nuages, par ex, est completement arbitraire; j'imagine que tout ca est empirique, donc contraint par des observations ? bon clairment, pluies et nuages sont assez moisis dans les modeles (mais moi je n'irai pas le reprocher trop fort aux climato), faut-il pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain et dire que tout est faux?
commentaire n° : 6 posté par : alex le: 03/04/2007 13:31:32
Justement le parametrage des mailles laisse particulierement a desirer. Dans la meusure ou les sondes sont sur terre et generalement a cote des ilots urbains etc,..., le maillage ne peut etre que particulierement grossier.
SI tu lis Marcel Leroux, ou si on ecoute ce que dit Lindenz, les modeles ne sont pas qu'approximatifs, mais bien tres incomplets. Et avec ca on nous sort des horizons a 100 ans et des precisions de l'ordre de 0.1 C. Moi ca me fait hurler.

Mon experience personnelle sur la modelisation d'ecoulement.
http://republiquefromagere.blogspot.com/2007/04/modeles-informatiques-climat-et.html
commentaire n° : 7 posté par : nicolas (site web) le: 03/04/2007 19:06:23

#3 Les années 2000 à 2005 ont quasiment la même températures moyennes que 1998 seul, et sont environ plus chaudes de 0.2° par rapport aux années 1995 à 2000. Vous m’expliquerez où est le refroidissement.


Si les modèles sont inexact, est-ce pour autant une raison pour refuser d’admettre que nous influons sur notre climat ?


commentaire n° : 8 posté par : paix le: 04/04/2007 16:28:16
Pas plus qu'il n'y a de raison pour refuser de croire en dieu.

Pourquoi serait-on obligé d'admettre quelque chose qui est du domaine de la croyance: Vous croyez (sans preuves) que l'homme influe sur le climat, Je doute (toujours sans preuves) que l'homme influe sur le climat.
commentaire n° : 9 posté par : laurent le: 04/04/2007 16:31:28
Expliquez-moi alors comment la variabillité séculaire du climat a été si forte durant le 20ème siècle a été la plus forte depuis je ne sais combien de temps. Les reconstructions de températures ont beau avoir une imprécision notoire, aucune même dans les plus extrèmistes, nous apprend que la moitié de ce que nous observons a été possible dans le passé, avec des facteurs naturels. En sciences, lors d'expérience, il y a toujours un témoin. Et bien, ici, le témoin est le climat de ce dernier millénaire. La seule modification a été l'ère industrielle, et nous dépassons tout ce qui a été observé, reconstruit dans le passé. Si la part humaine est difficilement quantifiable, il est évident que nous avons bien trop de poid pour continuer impunément dans cette direction.  
commentaire n° : 10 posté par : paix le: 04/04/2007 16:42:54
@ Paix,

J'espere que vous vous interroger sur une precision de 10^-1 sur la temperature?
Ce genre de precision a t il un sens, lorsque l'on sait que la plus grande partie de la terre ne possede pas de sonde temperature et qu'avoir des mesures de temperature correctes, c'est difficile...(un thermometre mesure sa temperature)

Il y a egalement une difference entre avoir une action et avoir une action significative. Savez vous quantifier les effets?
commentaire n° : 11 posté par : nicolas (site web) le: 04/04/2007 16:47:09
@ Nicolas,
Voir la position du Prof. Tennekes qui n'est pas la moitié d'un manchot en ce qui concerne la modélisation en général et climatique en particulier ici (texte traduit par ... Jean Ranchin qui se reconnaîtra ! ) : http://skyfall.free.fr/?p=71

Regardez surtout au milieu de l'article le lien vers l'article qu'il a écrit sur Karl Popper et Lorenz. Vous apprendrez que la distinction entre météo et climatologie (notamment les questions de valeurs aux limites et valeurs initiales), c'est de la foutaise destinée à faire croire que la climatologie a une quelconque prédictibilité. Pour l'instant, les auteurs de ces bidules à brasser de l'air chaud font encore illusion tout simplement parce que d'ici à ce qu'on puisse leur mettre sous leur nez leur caca, ie en 2050 voire 2100, tout le monde aura oublié et ces "savants" irresponsables seront déjà depuis longtemps à la retraite et s'en laveront les mains du bordel qu'ils ont foutu avec leur modèle.
commentaire n° : 12 posté par : miniTAX le: 04/04/2007 17:00:31
Expliquez-moi alors comment la variabillité séculaire du climat a été si forte durant le 20ème siècle a été la plus forte depuis je ne sais combien de temps.

#10, la variabilité du 20e siècle a été la plus forte depuis... 30 ans, c'est tout ce que vous pouvez dire. Les satellites qui fournissent des mesures précises, qui photographient des banquises qui détachent (alors qu'il y a 100 ans, 99% de l'humanité ne se doutaient même pas de leur existence et encore moins les suivent), qui mesurent la température de la troposphère, qui déterminent la productivité végétale, qui photographient forêts et déserts n'existent que depuis les années 60 et très peu étaient dédiés à l'étude du climat.

Pour vous montrer ce qu'a été la variabilité dans le passé, puisque la température est sujette à controverse, regardez tout simplement l'évolution du niveau de la mer ces 20.000 dernières années: hausse annuelle moyenne ces dernières années = 3 mm/an, il y a 14.000 an = 70 mm/an (soit 23x plus rapide).

Alors, conclusion ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/1d/Post-Glacial_Sea_Level.png
commentaire n° : 13 posté par : miniTAX le: 04/04/2007 17:15:26
Il faut surtout faire très attention quand on compare le climat des 150 dernières années (mesurée par le réseau synoptique) et le climat sur une période beaucoup plus longue (mesuré avec la glaciologie, la dendrochonologie, etc...)
La précision des mesures, leur échantillonage (en localisation et en temporel) et leur distribution n'ont strictement rien à voir.
Sans même compter avec le bruitage des mesures du réseau synoptique par les bulles urbaines, comparer les mesures climatiques depuis le début de l'ère industrielle et les mesures antérieures est un exercice d'interprétation complexe.
Tout le monde sait que quand on compare des mesures faites avec deux méthodes différentes, il faut d'abord intercalibrer les mesures...

Juste regarder les courbes et en tirer des conclusions à l'emporte pièce c'est comparer des pommes et oranges, ça n'apporte pas grande chose.
commentaire n° : 14 posté par : laurent le: 04/04/2007 17:24:44
Merci MintiTax

Super ton lien!
commentaire n° : 15 posté par : nicolas (site web) le: 04/04/2007 17:31:53

#13 Conclusion : Je compare peut-être des pommes avec des oranges, mais vous, c’est carrément un mammouth que vous comparer avec une orange. La hausse de la mer a ce rythme est absolument logique, normale, naturelle et théoriquement impossible aujourd’hui. Votre courbe parle simplement de l’élévation de 120 mètres du niveau de la mer suite à la sortie de la glaciation, qui est du à des modifications de l’orbitographie terrestre. Vous constaterez que vous montrez là aussi une possible crosse de hockey : le niveau est stable durant les 8 000 dernières années, en corrélation avec des températures elles aussi relativement stable durant cette même période, et une augmentation du niveau de la mer à ce jour plus important, tranchant avec le passé. Vous constaterez également que lors de la période glaciaire, le niveau était lui aussi estimé stable.


Si les mesures directes sont relativement récente ( en Angleterre, les températures sont mesurées depuis 1650, à Bruxelles depuis 1850, …. ), les méthodes de reconstructions, même en essayant de leur faire ce qu’on veut, n’indique pas de variations séculaires de plus de 0.5° Celsius. Et ceci est parfaitement logique, car avec le rythme de variation actuelle des températures ( presque 0.9° en un siècle ), le retour vers un période glaciaire aurait eu lieu en cinq siècles …. Ceci est également cohérent avec les mesures de l’époque.


Si mesurer des températures à 10-1 vous dépasse, je peux arrondir au degré près : les températures ont augmentées de 1° en un siècle, et dans le passé, les températures ont été exceptionnellement stable, avec des variations de 0° par siècle.


Vous noterez, je l’espère, que l’année 2007 est toujours bien placé pour dépasser 1998, et 2005. Si établir des records aussi souvent ne vous inquiète pas, alors que le climat est sensé être étudiable sur de longues périodes …

commentaire n° : 16 posté par : paix le: 05/04/2007 12:06:14
@ Paix

Quand on sort d'un "Petit âge glacière" en 1850, battre des "records" pendant 1 à 2 siècles me parait un minimum.
commentaire n° : 17 posté par : Curieux le: 05/04/2007 14:13:56
"Si mesurer des températures à 10-1 vous dépasse, je peux arrondir au degré près : les températures ont augmentées de 1° en un siècle, et dans le passé, les températures ont été exceptionnellement stable, avec des variations de 0° par siècle."

:-D

Vous c est la rigueur qui vous depasse.
commentaire n° : 18 posté par : nicolas (site web) le: 05/04/2007 14:32:06

#17


1850 + 100 = 1950, passé depuis bientôt 60 ans.                              1850 + 200 = 2050, soit dans à peine 40 ans.                                             Et c'est maintenant que les températures se réveillent ?

commentaire n° : 19 posté par : paix le: 05/04/2007 15:19:49
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