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Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
Le documentaire "Une vérité qui dérange", à la gloire du prophète de la catastrophe imminente Al Gore, évoque des hausses à venir du niveau de la mer de six mètres. Ce qui est bien sûr terrifiant. Mais comme toujours, le réel est plus paisible que ne le laisse penser la terreur informatisée de certains modèles. Deux études récentes montrent ainsi que la hausse du niveau des mers soit n’a pas connu d’accélération au cours du XXe siècle, soit en a connu une en 134 ans : 13 millièmes de millimètre par an !

S. Jevrejeva et son équipe ont analysé l'évolution du niveau de la mer depuis 150 ans, sur la base d'un réseau permanent de marégraphes aux données homogénéisées (Permanent Service for Mean Sea Level) et sur 12 océans. Pour ce faire, les scientifiques ont utilisé une méthode Monte Carlo (Monte Carlo Singular Spectrum Analysis) et retiré le signal des oscillations quasi-périodiques. Leur résultat est synthétisé dans cette figure (en haut, la hausse du niveau, en bas le rythme lissé de la hausse, en grisé la marge d'erreur).

Conclusion des chercheurs : la hausse récente (1993-2000 : 2,4 ±1.0 mm/an) reste pour le moment inférieure à la hausse 1920-45 (2,5 ±1.0 mm/an). On est toutefois à un niveau proche puisque la mission satellitaire Topex-Poésidon donne de son côté 2,6 ±0,7 mm sur la période 1993-2000. On constate sur ce graphique que la hausse la plus importante semble être survenue entre 1850 et 1900 (sous réserve de la qualité des mesures), à une époque où le réchauffement anthropique n'était pas d'actualité.

Le point important est bien sûr que ce schéma ne laisse pas entrevoir d'accélération particulière de cette hausse au cours du XXe siècle. John Church et Neil J. White, dans une étude également parue cette année, ont abouti par d’autres méthodes à une conclusion semblable : les mers ont grimpé de 1,7 ±0,3 mm/an au XXe siècle et l'accélération serait de… 0,013 ±0,006 mm/an/an entre 1870 et 2001. Quelques millièmes de millimètres, donc. Ces auteurs retrouvent eux aussi des cycles irréguliers : accélération forte entre 1930 et 1960, suivie de haut et de bas depuis cette période, avec des valeurs à nouveau plus élevées à partir des années 1990.

Nous sommes donc confrontés là à une conclusion très intéressante. En dehors des événements tectoniques, le niveau des mers grimpe de deux façons : par réchauffement de l’eau (qui la dilate) ou par apport de la fonte des glaciers. Comme tout le monde, vous entendez régulièrement dans les médias que le réchauffement n’a eu de cesse de s’accélérer au cours du XXe siècle et que la fonte des glaciers en a fait de même. Mais les océans enregistrent fidèlement de telles informations. L’absence d’accélération de la hausse du niveau des mers (au mieux treize millièmes de millimètre par an) dément une fois de plus la vulgate alarmiste.

Références
Church J.A., N.J. White (2006), A 20th century acceleration in global sea-level rise, Geoph. Res. Lett., 33, L01602, doi:10.1029/2005GL024826.
Jevrejeva, S. et al. (2006, Nonlinear trends and multiyear cycles in sea level records, J. Geoph. Res. Oceans, 111: 10.1029/2005JC003229.

L'étude de Jevrejeva et al. ainsi que les donnés du PSMSL peuvent être chargées sur cette page

Commentaires

lien erroné pour les articles :
http://www.pol.ac.uk/psmsl/author_archive/index.html
commentaire n° : 1 posté par : Jean-Luc P (site web) le: 31/10/2006 15:10:49
Merci !
commentaire n° : 2 posté par : C. Muller (site web) le: 03/11/2006 18:50:42
Bonjour,
Lors du dernier âge glaciaire, il y a 20.000, le niveau des océans était à 120 m plus bas. Cela fait une vitesse moyenne de montée des eaux de 60 cm/siècle, soit 3x celle du 20e siècle d'environ 20 cm/siècle.
Le "déluge" actuel est donc bien peu de chose comparé à celui des temps bibliques.
commentaire n° : 3 posté par : miniTAX le: 05/11/2006 22:43:25

Vous êtes prêt pour rentrer au conseil d'administration d'Exxon et pour voter Georges Bush.


 


J'espère que vous n'avez pas d'enfants...pauvres d'eux.


 


MG


 


 

commentaire n° : 4 posté par : gratzer michel le: 06/11/2006 16:31:03

Après seulement quelques jours de la présentation du documentaire "Une vérité qui dérange",   et la publication du rapport Stern, on se retrouve avec toute une « littérature » là-dessus ! Décidément, les gens adorent parler pour parler ! Au lieu de se concentrer sur le fond du problème que représente la menace du productivisme aveugle sur l’écologie et le social de notre planète et l’entêtement  de certains pays (toujours les mêmes d’ailleurs) à ratifier le protocole de Kyoto…on commence à crier à l’imposture du documentaire et du rapport Stern, à parler de questions de « coûts » et à rejeter les travaux et les conclusions des économistes sur des sujets scientifiques. Prévenir les dysfonctionnements écologiques et sociaux, réduire les émissions de gaz à effet de serre, lutter contre la déforestation etc devient il de l’imposture ?!

commentaire n° : 5 posté par : chahid (site web) le: 06/11/2006 23:07:02
Comme disait l'autre : "la maison brûle, on regarde ailleurs".

Toute cette énergie gaspillée pour défendre une non-cause!!

En effet vous devez pas avoir d'enfants... d'ailleurs ça serait bien que ça n'arrive jamais.
commentaire n° : 6 posté par : Anne le: 07/11/2006 10:54:54
J\\\'ai lue avec intérêt votre site, et certain site y faisant référence.
Je m’aperçois d\\\'une chose. C\\\'est qu’effectivement il n\\\'existe pas de lien simple entre la production de gaz à effet de serre, ou d\\\'aérosol anthropique, et la globalité des phénomènes simplement observables: fonte d\\\'un glacier ou progression, salinité du Gulf Stream, température moyenne sur une décennie, un siècle…

Je dois avouer être aussi choqué par certain raccourci utilisé. Mais je suis étonné que vous utilisiez les mêmes pour vos conclusions :
« Comme tout le monde, vous entendez régulièrement dans les médias que le réchauffement n’a eu de cesse de s’accélérer au cours du XXe siècle et que la fonte des glaciers en a fait de même. Mais les océans enregistrent fidèlement de telles informations. L’absence d’accélération de la hausse du niveau des mers (au mieux treize millièmes de millimètre par an) dément une fois de plus la vulgate alarmiste. »

En scientifique, je ne puis vous suivre dans un tel raisonnement. L’étude que vous citer et intéressante. Mais ne donne ni les causes, ni les conséquences possibles que vous mettez en avant dans votre conclusion. Si Vous n\\\'avez pas B et si vous demontrez que A implique B est faux, comment pouvez-vous affirmer que l\\\'on a pas A.

Ceci met en lumière que nous devons encore travailler pour comprendre des phénoménes qui ne sont pas si simple, mais aussi certainement pour prévenir le pire.


commentaire n° : 7 posté par : Michaël BENOIST le: 08/11/2006 03:03:37
Pour Chahid, Anne, Michel Gratzer :
- les insinuations politiques (Bush) ou économiques (Exxon) sont des non-arguments purement polémiques.
- le nombre de mes enfants n\\\'est pas une donnée pertinente du débat.
- le rapport Stern ne reflète pas l\\\'état de la recherche climatique (lisez-le, notamment les chapitres 1 et 3, vous constaterez le processus systématique de sélection des seules études aux conclusions pesimistes. M. Hulme a récemment condamné cette course à l\\\'alarmisme allant bien au-delà des conclusions de GIEC 2001 et GIEC 2007).
- la confusion systématique des causes environnementales et climatiques est une erreur, qui plus est dommageable aux premières. Le milieu non humain a énormément souffert depuis deux siècles, sans que les 0,8°C de hausse des T ne soient aucunement impliqués.

Pour Michel Benoist :
- Si A implique nécesairement B, alors non-B sème sérieusement le doute sur A. En l\\\'occurrence, si les T avaient connu une hausse accélérée au cours du XXe siècle ou si le processus de fonte des glaciers s\\\'était lui aussi accéléré sur la même période (A), cela impliquerait une accélération significative de la hausse de niveau des mers (B), puisque ce sont les deux principales causes connues d\\\'une telle accélération.
- Mais vous avez raison, il existe encore une troisième possibilité : le niveau des mers dépend principalement d\\\'une tierce cause non encore connue des spécialistes des océans. Cette troisième possibilité, si elle était avérée, en dirait encore plus long sur l\\\'état de nos incertitudes, donc sur la faiblesse de nosprojections et modélisations.

Cordialement à tous
commentaire n° : 8 posté par : Charles Muller le: 08/11/2006 13:01:42

Bonjour,


A lire vos différents articles, on se rend compte que vos arguments sont assez creux et fort peu objectifs. Avant de parler d'une variation de quelques mm/an, expliquez donc aux peuplades insulaires d'Océanie qui ont DEJA été déplacées (vérifiez par vous même !) qu'ils sont victimes d'une hallucination collective, et que le méchant Cooperfield leur a fait un mauvais tour. Vous allez peut être alors nous expliquer que le niveau de la mer ne monte pas de la même façon suivant l'hémisphère considéré ? Un peu comme vos histoires sur les glaces des pôles...Pour avoir travaillé longement sur le sujet, je peux vous affirmer que les mesures dont vous faites mension sur ce site au sujet de l'épaisseur de la glace ont soit été faites sur quelques sites bien précis et choisis à l'avance de façon à confirmer une certaine position (une démarche bien peu scientifique, vous en conviendrez), ou alors sont parfaitement fausses et mensongères (et là, pas de commentaire ...) !


Le pire reste votre article sur les clathrates. Alors là, bravo ! Des démonstrations de ce genre seraient certainement récompensées s'il existait un bétisier des sciences... Mais sérieusement, relisez vous !!! On pourrait franchement en rire si le sujet n'était pas si préoccupant.


Pour finir, quel que soit votre opinion que je souhaite honnête, avez vous seulement entendu parlez du "principe de précaution" ? Dans le doute (qui est la seule façon de progresser en science) faut-il attendre les bras croisés pour savoir qui a raison ? Ne rejetez pas aussi catégoriquement l'autre point de vu et reflechissez un peu plus, MERCI POUR LA TERRE !

commentaire n° : 9 posté par : marty le: 08/11/2006 23:34:12
Bonjour, A lire vos différents articles, on se rend compte que vos arguments sont assez creux et fort peu objectifs. Avant de parler d'une variation de quelques mm/an, expliquez donc aux peuplades insulaires d'Océanie qui ont DEJA été déplacées (vérifiez par vous même !) qu'ils sont victimes d'une hallucination collective, et que le méchant Cooperfield leur a fait un mauvais tour. Vous allez peut être alors nous expliquer que le niveau de la mer ne monte pas de la même façon suivant l'hémisphère considéré ? Un peu comme vos histoires sur les glaces des pôles...Pour avoir travaillé longement sur le sujet, je peux vous affirmer que les mesures dont vous faites mension sur ce site au sujet de l'épaisseur de la glace ont soit été faites sur quelques sites bien précis et choisis à l'avance de façon à confirmer une certaine position (une démarche bien peu scientifique, vous en conviendrez), ou alors sont parfaitement fausses et mensongères (et là, pas de commentaire ...) ! Le pire reste votre article sur les clathrates. Alors là, bravo ! Des démonstrations de ce genre seraient certainement récompensées s'il existait un bétisier des sciences... Mais sérieusement, relisez vous !!! On pourrait franchement en rire si le sujet n'était pas si préoccupant. Pour finir, quel que soit votre opinion que je souhaite honnête, avez vous seulement entendu parlez du "principe de précaution" ? Dans le doute (qui est la seule façon de progresser en science) faut-il attendre les bras croisés pour savoir qui a raison ? Ne rejetez pas aussi catégoriquement l'autre point de vu et reflechissez un peu plus, MERCI POUR LA TERRE !
commentaire n° : 10 posté par : mad le: 08/11/2006 23:36:43
"Avant de parler d'une variation de quelques mm/an, expliquez donc aux peuplades insulaires d'Océanie qui ont DEJA été déplacées (vérifiez par vous même !) qu'ils sont victimes d'une hallucination collective, et que le méchant Cooperfield leur a fait un mauvais tour."

Quand on avance quelque chose d'aussi grave, il faudrait donner des précisions, des preuves, des sources. Sinon, ça ne vaut rien, d'autant plus que ce blog avait déjà démonté cette vaste supercherie. C'est affligeant de voir autant de crédulité !
commentaire n° : 11 posté par : Demesure le: 10/11/2006 16:09:22
Pas mal du tout ton site, c'est le plus complet des sceptiques francophone que j ai trouve. Par contre je te recommande d'aller sur l'institue economique Molinari, septique egalement et qui apporte une approche economique du probleme.
Bonne continuation en tout cas!
commentaire n° : 12 posté par : nicolas le: 10/11/2006 22:17:13

A Mad



 



Dans la rubrique Actualités de ce site, en page 2 ou 3 je ne sais plus, vous trouvez une analyse sur le déplacement des « peuplades » océaniennes pour cause de réchauffement climatique. Le réflexe de base face à une information médiatique, c’est d’aller aux sources et de vérifier la véracité des faits rapportés (et de leurs causes avancées). Et pas seulement pour le climat. S’il vous plaît de colporter les rumeurs, bobards, on-dit et autres hoax, n’en faites pas de grâce le fondement de votre jugement sur les autres.



 



Le « principe de précaution », je connais. Et je l’ai toujours trouvé très creux, en climatologie comme ailleurs. Mais laissons de côté la discussion philosophique. En dernier ressort, le principe de précaution repose sur l’évaluation de risques potentiels, donc sur la qualité de l’outil d’évaluation. Pour toutes les raisons énoncées sur ce site et bien d’autres encore, il est douteux que les modèles AOGCM soient des outils de bonne qualité et que leurs résultats pour le climat 2100 soient crédibles. J’aurai peut-être un avis différent d’ici 5, 10 ou 15 ans, selon les progrès en climatologie (et surtout en observation précise du réel). Mais rien ne justifie à mes yeux des décisions précipitées et radicales sur des bases aussi minces. Vous considérez peut-être que décider de l’avenir énergétique de la planète (et du développement de milliards d’hommes) sur la fondement d’une somme d’incertitudes n’ayant guère variée depuis 15 ans représente le summum de la sagesse politique. Je ne vous suis pas sur cette voie.  



 



Pour finir, la Terre et ses hommes ont d’autres urgences à court, moyen et long termes que quelques dixièmes de degrés. MM. Stern, Al Gore et leurs admirateurs suggèrent que le climat est la grande urgence du moment. C’est sans doute une aimable plaisanterie pour élite de pays riches à l’heure où 7 millions de personne meurent chaque année des pandémies les plus courantes faute de médicaments et de personnels (pour prendre ce seul exemple, il existe en mille autres, ce sont des drames avérés et non de risques potentiels).



 


commentaire n° : 13 posté par : Charles Muller le: 11/11/2006 00:45:38

 


Le produit indiqué à l'adresse suivante est fortement recommandé à quiconque se fait du soucis au sujet d'une montée du niveau des mers et océans provoqué par un réchauffement de la planète dû à une trop forte production de gaz à effet de serre par l'humain :


http://www.under-tec.com/index.php


 

commentaire n° : 14 posté par : Emmanuel-Victor le: 11/11/2006 15:27:46
quelques rappels d'unité :

- le niveau global des océans est en mm

- une vitesse de montée du niveau global en mm/an

- une accélération de la vitesse de montée du niveau global est en mm/an/an

Après ces définitions élémentaires, le titre de ce post est faux ou du moins volontairement racoleur:

"Al Gore : 6m. Réel : 13 millièmes de mm"

Si vous comparez ce qui est comparable et non des carottes avec des navets, vous pouvez citer Church et al (2006) avec ce titre succint mais moins faux :

"Al Gore : 6 mètres. Simulation : 0.31 mètre"

La prédiction d'Al Gore est basée sur l'hypothèse d'une fonte de la calotte glacière du Groenland au coours du 21ème siècle, ou encore de la moitié des calottes du Groenland et de l'Antartique.

La prédiction de Church entre 1990 et 2100 est basée sur l'hypothèse d'une accélération identique sur la période 1990-2100 que celle observée sur la période 1870-2001.

Si la prédiction d'Al Gore est pessimiste et que celle de Church est optimiste comme je le pense, la vérité pourrait donc bien se situer entre ces 2 chiffres.

Vous souhaitez pourfendre l'exagération et la "vulgate alarmiste", alors SVP ne soyez pas comme ceux que vous dénoncez.

Abu
commentaire n° : 15 posté par : Abu le: 12/11/2006 23:07:57
vous écrivez en citant Church et al (2006) :

"entre 1870 et 2004, les mers ont grimpé de 1,7 ±0,3 mm/an et l'accélération serait de… 0,013 ±0,006 mm/an. Quelques millièmes de millimètres, donc."

2 erreurs dans les 2 chiffres que vous donnez :

1. la vitesse de montée de 1.7 mm/an est calculé pour le 20ème siècle seulement et non pour la période 1870-2004.

2. l'accélération est de 0,013 mm/an/an et non mm/an pour la période 1870-2001 alors qu'elle est seulement de 0.008 ± 0.008 mm/an/an pour le 20ème siècle.

Je me répète : vous dénoncez l'approximation et l'amalgame des autres alors SVP ne les imitez pas.

Vous me direz : ce sont des détails !

et bien ce sont ces détails qui font la différence dans un débat scientifique et si vous n'appliquez pas ces règles dans votre blog, il perd de son intérêt pour moi.

Abu
commentaire n° : 16 posté par : Abu le: 13/11/2006 00:05:18

A Charles,


Premièrement, je ne m'appuie pas sur les propos d'Al Gore ou qui que ce soit d'autre, je juge sur ce que j'ai moi même vu, de mes yeux, et étudié pendant plusieurs années.


Deuxièmement, j'ai l'impression que dès qu'un argument ne vous convient pas, vous avez vite fait de le qualifier de bobard. Ce qui est écrit sur ce blog (en page 2 ou 3... ) ne peut guère servir de référence vu le parti affiché de l'auteur du site. En celà, je rejoins l'avis éclairé d'Abu sur ce blog.


Ce qui me rend fou, c'est quand je lis dans vos propos que vous admettez que le doute substiste puisque vous dites "J’aurai peut-être un avis différent d’ici 5, 10 ou 15 ans, selon les progrès en climatologie". et que, malgré celà, vous ne ressentez aucun besoin de réagir en conséquence. S'il n'est pas tout à fait impossible que la situation se dégrade dangereusement, ne doit on pas se poser quelques questions vu l'enjeu du problème ? Faut-il continuer à prétendre que d'éminents scientifiques, comme l'astrophysicien Hubert Reeves ne s'amusent à crier "Au loup" que pour le plaisir d'effrayer les gens, et n'ont aucun début de commencement de preuve de ce qu'ils avancent ? Je ne pense pas que le but de ces personnes soit de déstabiliser l'économie mondiale. Leur souhait n'est pas de faire revenir l'humanité à l'age de pierre, mais de lui apprendre à réfléchir autrement qu'avec son porte feuille. Comment pouvez vous prétendre avec autant de force que nous ne faisons aucun mal à la planète vu la manière dont on la traite ? Vous connaissez peut être le "principe de précaution" mais je doute que vous en ayez compris toute la portée !


Pour finir, votre conclusion et terrifiante ! Nous sommes donc de gros égocentriques de ne penser qu'aux problèmes écologiques. C'est vrai que notre combat se résume à être sûr qu'on vienne débarasser nos ordures devant notre porte ! C'est vrai qu'il est prouvé que nos modes de vie actuels n'ont aucune incidence sur les pays pauvres. C'est vrai qu'il est prouvé que le réchauffement climatique n'influence pas la propagation de certains vecteurs de maladie. Bienvenue au pays des bisounours !


Je suis d'accord sur une chose avec vous : "il ne faut pas croire tout ce qu'on raconte", argument que vous ne pouvez me retrouner, car je parle de ce que j'ai moi même mesuré et étudié lors de nombreuses courses glaciaires. Cette fois ci, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de nous ramasser pour ensuite en tirer des conclusions. Il faut avoir (POUR UNE FOIS, grand Dieu !) l'intelligence d'agir avant, même l'esprit plein de doutes.

commentaire n° : 17 posté par : Mad le: 13/11/2006 13:45:24

Pour Abu : merci des précisions.


Pour mad : je ne confonds pas les questions politiques (agir) et scientifiques (comprendre). Les premières ne m'intéresent guère, je n'ai rien personnellement contre Kyoto et je suis plutôt favorable à une sortie accélére du fossile, pour des tas de raisons. Simplement, quand on me fait la morale sur mon indifférence au climat, je rappelle aux moralistes l'indifférence collective sur des questions autrement plus urgentes que le climat (et donc l'étrange indignation sélective qui règne sur la médiatisation et la politisation des urgences). Mais une fois de plus, ces questions m'indiffèrent, je laisse les citoyens "concernés" en débattre sur les forums politiques et je n'exprime aucune opinion ni mot d'ordre sur les décisions de nos gouvernants.


Pour les deux : je détaille sur ce site les motifs de mon scepticisme, comme de nombreux autres exposent les motifs de leur alarmisme. Il y a des liens en ouverture vers le GIEC ou des labos de recherche. Libre à chacun d'approfondir. Si j'avais souhaité exprimer un avis "non engagé", je n'aurais pas intitulé ce site "climat sceptique".

commentaire n° : 18 posté par : Charles Muller le: 13/11/2006 15:02:25

Je rappellerai que dans les années 80, Hubert Reeves, et David Suzuki, et Albert Jacquard, etc., avaient beaucoup plus peur du REFROIDISSEMENT anthropique de la planète que de son réchauffement.


À l'époque, la crainte la plus médiatisée portait sur le danger de guerre entre les États-Unis et l'URSS.


D'après les très savants catastrophistes de cette époque, une telle guerre aurait entrainé un hiver nucléaire accompagné d'une période de glaciation généralisée de un ou deux ans qui aurait fait disparaître carrément l'humain de la surface de la terre.


Alors si l'on part du principe que l'humain constitue la cause première du réchauffement actuel de la planète et si l'on veut vraiment régler le problème, il serait logique d'envisager de faire exploser les milliers de têtes nucléaires encore fonctionnelles aujourd'hui. On obtiendrait un effet de freinage non négligeable du réchauffement de la planète par un bon refroidissement. Et la cause essentielle de ce réchauffement serait supprimée.


Pas vrai ?

commentaire n° : 19 posté par : Emmanuel-Victor le: 13/11/2006 16:24:12
#19
Ah, l'hiver nucléaire, ce fameux épouvantail des années 80 brandi par les exploitants de la peur dans la veine de Carl Sagan qui a même fini par donner un film en 1991. Ce même Sagan qui s'est complètement ridiculisé en prédisant que les nuages de suie provoqués par les puits en feu au Koweit lors de la première guerre du Golf allaient tuer des gens en Asie aussi sûrement qu'une guerre nucléaire. Malheureusement... pour lui, la Terre et les hommes sont moins fragiles que le fruit de son imagination fertile.

Source:  http://adamant.typepad.com/seitz/pseuds_corner/index.html

"Although advertised as hard science , and once widely believed, ‘Nuclear Winter' went offscreen in 1991, after Sagan jumped the shark on Nightline, claiming the theory was about to come true as Saddam Hussein torched Kuwait. The scientific superstar of PBS Cosmos predicted that black skies genrated by burning oil wells would cast a killing pall over Asia as surely as a nuclear war. It didn’t happen-- You can learn why  from this Wall Street Journal Op-ed"
commentaire n° : 20 posté par : Demesure le: 14/11/2006 08:39:10

salut, juste une petite question comme ca en passant....je ne suis pas un scientifique pur et dur mais je me base sur des constatations simples et donc peut on m'expliquer pourquoi , si il n'y a pas de rechauffement climatique fait il encore 25 degré dans les alpes à la mi novembre


pourquoi on atteind chaque année des records de température encore jamais enregistrés. (ex dans le sud ouest de la france ces derniers jours)


Pourquoi en moins d'un demi siecle la banquise du pole nord a perdu plus de 40% de sa surface???


si comme vous dites le rechauffement climatique est une connerie, au moins aurra t'il peu etre l'effet de motiver un peu les gens pour qu'ils se soucis un peu plus de la planete.


 


 

commentaire n° : 21 posté par : sébastien le: 16/11/2006 14:40:29

Pour Emmanuel Victor :


J\\\'espère que tu ne te bases pas sur le fait qu\\\'un hiver atomique n\\\'ai heureusement pas encore eu lieu pour discréditer le bon sens des personnes qui ont eu peur que cela se produise ... Un peu comme le gamin qui joue avec des allumettes : C\\\'est pas parce qu\\\'il s\\\'en sort indemne qu\\\'il n\\\'y avait pas de risques.


Enfin bref, ce débat est sans fin. Je pense qu\\\'Einstein avait déjà la réponse à notre problème actuel : "L\\\'humanité aura le sort qu\\\'elle mérite". Il reste à espérer, comme quelques personnes semblent le penser ici, qu\\\'on n\\\'ait pas encore trop fait les cons.

commentaire n° : 22 posté par : Mad le: 16/11/2006 23:49:18

À Mad :


Le bon sens des personnes dont tu parles n’a pas besoin d’être discrédité. Ce bon sens s’oriente à la façon d’une girouette. Hier, tout le monde se faisait du souci à cause du refroidissement de la planète, aujourd’hui, c’est au tour du réchauffement, il y a cinq minutes, le SIDA devait provoquer la mort prématurée de l’humanité, puis ça été le tour de la grippe aviaire, demain, ça sera la désertification de la planète, ou la raréfaction de l’eau potable, ou la mondialisation de l’industrie chimique, ou l’expansion illimitée des budgets militaires. Et il y aura toujours de bonnes raisons de trouver des causes (humaines) et des conséquences inéluctables (la mort) à ces problèmes, avec au bout du tunnel la disparition de l’humanité entière.


C’est d’ailleurs ce qu’elle mérite de mieux, peut-être, l’humanité, tellement qu’elle est con ...


 


commentaire n° : 23 posté par : Emmanuel-Victor le: 17/11/2006 02:37:22

À Sébastien :


Je ne vois pas ce site prétende que le réchauffement climatique est une connerie.


Il donne simplement de bonnes raisons de penser que la cause humaine de ce réchauffement est négligeable.


Ce n'est pas pareil...

commentaire n° : 24 posté par : Emmanuel-Victor le: 17/11/2006 02:49:50
A Sébastien :
Comme le rappelle Emmanuel Victor, le RC n'est pas une connerie, ses causes sont juste un peu plus complexes que ne le laisse entendre la vulgate alarmiste ambiante. Quant aux conditions locales, elles ne peuvent servir à des conclusions générales. Dans le cas des Alpes suisse, par exemple, Joerin et al 2006 montrent que les glaciers ont connu des retraits plus importants que la période actuelle au cours du Holocène, à l'époque où l'humanité n'utilisait guère de combustibles fossiles.

Sinon, il n'est pas très surprenant de battre chaque jour des "records" attendu que les mesures de référence ont commencé vers 1860 et qu'elles ne sont généralement considérées comme fiables (les journalières) qu'à partir de 1950 en France (avant, ce sont des moyennes mensuelles homogénéisées). Donc, les mesures ont commencé lors d'une phase de léger refroidissement (1945-75), suivie de la présente phase de réchauffement (1975-2005). Il faut ajouter à cela des conditions synoptiques particulières: l'Europe occidentale est la zone qui se réchauffe le plus depuis 30 ans (après l'Arctique), en raison notamment d'un régime NAO+.
commentaire n° : 25 posté par : Charles Muller le: 17/11/2006 08:56:59
#21
".je ne suis pas un scientifique pur et dur mais je me base sur des constatations simples et donc peut on m'expliquer pourquoi , si il n'y a pas de rechauffement climatique fait il encore 25 degré dans les alpes à la mi novembre
pourquoi on atteind chaque année des records de température encore jamais enregistrés. (ex dans le sud ouest de la france ces derniers jours)"

Dans quel endroit des "records jamais enregistrés" sont atteints??? D'ailleurs record de chaud ou de froid  et "record" depuis quelle date ?

Pour les records de température, voir ici : http://www.intellicast.com/DrDewpoint/Library/1144/

Pour le relevé des températures jour par jour pour des centaines de stations en France, voir ici
http://www.ncdc.noaa.gov/oa/mppsearch.html

Attention, comme l'a dit C.Muller, les mesures de températures ne remontent pas très loin dans le temps. Par exemple, la station de Bordeaux Mérignac dont on peut avoir la température jour par jour avec le site ci-dessus ne donne des températures qu'à partir de 1940.
Il faut donc se méfier des affirmation au doigt mouillé sur les "records" qui dépendent le plus souvent autant de l'humeur que de l'imagination de l'observateur.


"Pourquoi en moins d'un demi siecle la banquise du pole nord a perdu plus de 40% de sa surface???"
Pourquoi ? Parce ce que c'est FAUX. Depuis les années 70, la banquise arctique a diminué de 15% environ en passant de 14 à  12  millions de km2. Entre 1940 et 1975, la terre se refroidissait de 0,2°C donc on estime (car sans mesure satelitte, c'est difficile) que sa surface augmentait. Votre chiffre de 40% ne correspond à aucune réalité.
commentaire n° : 26 posté par : miniTAX le: 19/11/2006 19:20:29

Référence au commentaire #9:


La peuplade déplacé de l'Océanie à laquelle vous faites références est intéressente puisque des chercheur australiens avec l'aide de Satellite  ont déterminé que le niveau d'eau dans la régions à déminuer.  ils ont indiqué dans leur conclusion que le niveau d'eau en rapport avec l'îles augmentait à cause de la grande quantité d'immeuble/ d'hôtel quiy sont contruit.  Le poids du béton sur cette petit îles paradisiaque, haut lieu touristique des pays développés est ce qui est en train de causé sa perte et non le réchauffement climatique.

commentaire n° : 27 posté par : sylvain le: 20/11/2006 16:51:17

c'est relativement facile d'interpréter des données scientifiques à la sauce de l'un ou l'autre des protagonistes d'un même sujet. Par exemple, après la catastrophe nucléaire de tchernobyl, les scientifiques énonçaient les mêmes chiffres mais ceux-ci étaient plus ou moins alarmants selon qu'ils étaient donnés en Bq ou autre unité... et pourtant c'étaient des chercheurs en nucléaire à qui l'on avait ordonné de mentir sous le poids des lobbies français de l'énergie nucléaire. aujourd'hui les faits sont là.


Doit on attendre à chaque fois que la catastrophe arrive pour ramasser les restes à la petite cuillère....


D'autre part, dans un premier temps vous réfutiez la thèse du réchauffement climatique. Maintenant que les preuves sont là, incontestables, vous ne la mettez plus en doute mais vous dites que le réchauffement climatique n'a pas de véritable origine anthropique... A quand la nouvelle thèse avec queques effets de l'action humaine ???


Je terminerai par cette référence à Jacques Dutronc en vous demandant quand retournerez vous votre pantalon ?? On attend ce moment avec patience parce que l'on sait qu'il arrivera c'est inévitable pour un véritable scientifique...

commentaire n° : 28 posté par : Emilie le: 20/11/2006 23:57:12
Moi, j'aime bien Jacques Dutronc parce qu'il a beaucoup de chats et que j'aime les chats, mais je sais aussi que Charles Muller a plus de chats que Jacques Dutronc ...
commentaire n° : 29 posté par : Emmanuel-Victor le: 23/11/2006 05:34:01

"Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le. "


Si c'est pas la faute de l'homme, c'est celle de qui ?

commentaire n° : 30 posté par : Marc (site web) le: 02/12/2006 14:11:49
De Dieu.
commentaire n° : 31 posté par : Emmanuel-Victor le: 03/12/2006 16:03:52
Déjà rien que le titre de votre article porte grandement à confusion puisque vous mettez dans la même phrase 2 ordres de grandeurs différents (6 metres et 13 milliemes de millimetres) comme si on parlait de la même chose.

C\\\'est surement une façon rhétorique d\\\'attirer l\\\'oeil du lecteur, mais c\\\'est un procédé très malhonnête, puisque les 6 mètres correspondent à une amplitude et le millieme de millimetre à une accélération.

L\\\'amplitude s\\\'exprime en mm (ou en cm ou en m), la vitesse en mm.an-1 (= mm/an) et l\\\'accélération en mm.an−2 (= mm/an2)

Vous mélangez donc 2 chiffres qui n\\\'ont absolument rien de comparable ni les mêmes unités.

Monsieur charles muller. Vous qui vous donnez des bons sentiments de rigueur, de prudence, de vérité et vous portez comme haut parleur de ceux qui disent la vérité, voilà une preuve manifeste de votre mauvaise foi.
commentaire n° : 32 posté par : Vhaem le: 04/12/2006 11:07:21

Ok Vhaem-


 


Voici la preuve de ta propre malhonêteté:


Al Gore Suggère une crue des hauts de 6000mm dans cents ans à peu près soit 60 mm/an.


Au moment  actuel au observe une crue des eaux de +/-3mm/an.  Pour un total de 300mm sur 100 ans.


Est-ce honnête de promouvoir un scénario qui n'est pas supporté par la science comme le fait Al Gore.


 

commentaire n° : 33 posté par : sylvain le: 04/12/2006 14:58:37
Bonjour
Deux commentaires

1) Le film d'Al Gore ne mentionne pas d'échéance quant à la montée de plusieurs mètres du niveau des mers. 

Au cours de la dernière période interglaciaire il y a environ 125 000 ans, le niveau des mers était de 4 à 6 mètres plus élevé qu'aujourd'hui, les températures de l'Arctique et de l'Antarctique plus chaudes de quelques degrés (environ 5°C au maximum) que l'actuel à cause de modifications de l'orbite terrestre.

Les derniers forages au Groenland suggèrent peu de changement au centre de la calotte mais une fonte partielle au sud (2 à 3 mètres de niveau marin, le reste provenant probablement d'une partie de l'Antarctique de l'Ouest). L'échelle de temps de cette déglaciation partielle est de plusieurs milliers d'années.


2) L'inventaire le plus récent pour le bilan de masse des glaciers depuis 1961 jusqu'en 2004 (Kaser et al, GRL, 2006 : "Mass balance of glaciers and ice caps, consensus estimate for 1961-2004") fait état des estimations suivantes :

Période 1961-1990 : 0.38 plus ou moins 0.19 mm de niveau des mers/an (y compris calottes polaires) et 0.98 plus ou moins 0.19 pour 2001-2004

La contribution des glaciers seuls : 0.33 pm 0.17 mm niveau mers / an pour 1961-2004 et 0.77 pm 0.15 mm niveau mers/an pour 2001-2004 (donc un doublement). Depuis 1991 la contribution des glaciers représente 20 à 30% de l'augmentation observée du niveau des mers (3.2 pm 0.4 mm/an).

Les taux de fonte les plus rapides sont observées en Patagonie, Alaska et Amérique du Nord.

3) M. Muller, ce serait bien que vous vous présentiez quelque part sur votre site , il n'y a nulle information sur votre cursus et vos sources éventuelles de financement. Je pense que vous conviendrez avec moi que votre présentation de l'actualité scientifique est biaisée vers la mise en valeur des études qui semblent (pour vous) aller à l'encontre du discours standard. Il serait bien d'expliquer votre motivation. J'ai d'ailleurs du mal à saisir comment une seule personne peut avoir une veille scientifique d'une telle ampleur et autant d'interventions sur les forums liés à la météo et au climat : combien êtes vous?

Valérie.
commentaire n° : 34 posté par : Valérie Masson-Delmotte le: 04/12/2006 18:09:32

De toute façon, où est le problème ?


Si le réchauffement climatique devait faire monter le niveau des mers de 7 mètres et s’il est donc vrai que d’importantes zones côtières seraient submergées, il est également vrai que les gens chassées par cette immersion pourraient aller se faire dorer la couenne au soleil des nouvelles plages du Labrador, de l'Alaska et de la Sibérie devenus enfin habitables en maillot de bain toute l'année.
D’autre part, avec l'Antarctique bien réchauffé et entièrement débarrassé de glaces, l'humanité aurait un nouveau continent à coloniser sans embêter d'autochtones, pour une fois.
Il faut rester optimistes ! Hé ! Ho ! ...
.

commentaire n° : 35 posté par : Emmanuel-Victor le: 04/12/2006 23:00:33

À l’attention de Mademoiselle Valérie Masson-Delmotte :



 



Vous dites :



 



« M. Muller, ce serait bien que vous vous présentiez quelque part sur votre site, il n'y a nulle information sur votre cursus et vos sources éventuelles de financement. Je pense que vous conviendrez avec moi que votre présentation de l'actualité scientifique est biaisée vers la mise en valeur des études qui semblent (pour vous) aller à l'encontre du discours standard. Il serait bien d'expliquer votre motivation. J'ai d'ailleurs du mal à saisir comment une seule personne peut avoir une veille scientifique d'une telle ampleur et autant d'interventions sur les forums liés à la météo et au climat : combien êtes vous? »



 



Eh bien, moi, je vais vous dire la Vérité :



 



Ce Monsieur Muller, moi, je le connais ! Il est à la tête d’une vaste organisation dont le but est de comploter en vue de réaliser des profits matériels inimaginables ! Il sait très bien que si les gens les plus sensés interviennent pour freiner le réchauffement de la planète, le niveau des mers NE va PAS monter de 7 mètres. Vous savez par ailleurs que les propriétés de bord de mer sont les plus chères du monde sur le marché immobilier international. Alors, Monsieur Muller a acheté à son nom et au nom de chaque membre de la vaste organisation qu’il représente TOUS les terrains du monde situés entre la courbe de niveau de 7 m et celle de 8,75 m. Maintenant, il ne reste plus à Monsieur Muller que de lutter pour qu’on laisse le réchauffement de la planète se réaliser afin que la mer monte partout de 7 m, ce qui devrait se réaliser dans moins de 10 ans, je crois que tout le monde est d’accord sur ce point. On estime que la plus value atteinte par les propriétés immobilières de Monsieur Muller et de la vaste organisation qu’il représente devrait atteindre les 45 milliards de milliards de milliards de dollars.



 



Je ne vous en dis pas plus ...




commentaire n° : 36 posté par : Emmanuel-Victor le: 05/12/2006 16:58:06
Valérie

1) Vous avez raison sur ce point, Al Gore ne fixe pas de délai. Il aurait dû le faire, quelques siècles ou millénaires par exemple. Mais évidemment, la précision d'une telle échéance eût été du plus mauvais effet, alors que le public subjugué voit en direct son appartement de Manhattan disparaître sous les flots.

Sur le dernier interglaciaire, je me demande précisément en ce moment de quelle manière les modèles paléo. implémentent le forçage orbital Milankovitch. Je trouve finalement très étrange que le forçage total TOA du soleil varie assez peu ou pas du tout pour ces cycles (hors excentricité), mais que les effets des variations régionales sur le climat soient aussi importants. Se pourrait-il que la sensibilité climatique au forçage solaire diffère finalement de celle au forçage GES, au-delà de la métrique énergétique TOA choisie par les modèles actuels ? Gavin Schmidt m'a assuré que non, mais je reste un peu perplexe pour le moment.

2) Merci pour la référence Kaser. Il est assez peu étonnant que la contribution des glaciers terrestres soit aussi importante au cours de la dernière décennie, qui fut très chaude. (Dans le cas du Groenland, c'est surtout le changement de phase NAO qui semble jouer, la NAO+ des années 1960-80 ayant conduit à un refroidissement).

3) Oui, vous avez raison et je vais songer à faire cette page. Mon cursus n'est nullement dans la climatologie (formation biologie, pas chercheur). Je travaille sous mon nom dans la communication, l'édition ou la presse, vous pouvez d'ailleurs me lire dans le dernier supplément santé du Figaro ou dans un livre sur l'analyse des effets réels des plantes sur le cerveau. Je gagne assez bien ma vie pour me permettre des passe-temps, comme le climat, au-delà d'autres publications à 80% biologiques ou médicales. Quant aux seules industries de l'énergie pour lesquelles j'ai jamais travaillé dans le passé (de bien petites missions), il s'agissait d'un leader du renouvelable et d'un autre du nucléaire, manque de pot pour les éventuels procès d'intention. Ce qui est d'ailleurs conforme à mes opinions sur la nécessité de sortir du fossile, nécessité indépendante des facteurs climatiques (à mes yeux bien sûr).

Je n'hésite pas à le préciser si on me le demande et je suis tout à fait prêt à affirmer par exemple que la politique bruyante d'Exxon n'est pas la plus efficace ni la plus... saine à mes yeux. Mais après tout, puisque Hansen reçoit des dons privés de la fondation environnementaliste Kerry Heinz, puisque vos collègues Treut ou Jouzel ne dédaignent pas préfacer des rapports de Greenpeace (me semble-t-il), je suppose qu'il ne faut pas s'alarmer des collusions entre chercheurs et groupes d'influence. Michaels et les Idso peuvent bien recevoir leur chèque, car c'est finalement le contenu du propos qui m'intéresse, pour eux comme pour les autres.  

Ma présentation de l'actualité scientifique est à peu près aussi biaisée que l'est celle de Real Climate - eux sont des vrais chercheurs, bien sûr, ils n'en sélectionnent pas moins les travaux qui vont dans leur sens, restent silencieux sur les autres, bombardent à intervalle régulier les pauvres hérétiques comme les tenants du rayonnement cosmique / nébulosité... Je reconnais volontiers que je publie ici de manière sélective les études montrant que le consensus est une illusion à usage des médias. Pour les autres, il suffit de lire ces mêmes médias qui reproduisent à qui mieux mieux chaque communiqué alarmiste. Disons que la climatologie est devenu un sport de combat. Normal, les climatologues conseillent les politiques depuis la naissance du GIEC. En démocratie, les citoyens demandent des comptes à ceux qui veulent prendre des décisions pour eux ou qui influent ces décisions.

Enfin, je suis très flatté de votre compliment indirect sur ma veille, car je suis bel et bien seul. Pour le moment, un lecteur m'a envoyé un texte sur Shaviv que je m'apprête à publier.

Bien à vous
commentaire n° : 37 posté par : Charles Muller le: 05/12/2006 18:09:22
Valérie a écrit:
"3) M. Muller, ce serait bien que vous vous présentiez quelque part sur votre site , il n'y a nulle information sur votre cursus et vos sources éventuelles de financement. Je pense que vous conviendrez avec moi que votre présentation de l'actualité scientifique est biaisée vers la mise en valeur des études qui semblent (pour vous) aller à l'encontre du discours standard. Il serait bien d'expliquer votre motivation. J'ai d'ailleurs du mal à saisir comment une seule personne peut avoir une veille scientifique d'une telle ampleur et autant d'interventions sur les forums liés à la météo et au climat : combien êtes vous?"

Bonjour,

Au cas vous auriez raté la toute première page du blog, toute occupée que vous êtes à vouloir demander des comptes à un blog qui ne vous en doit aucun, les sources de financement de Charles Muller ont bien été précisées, à savoir aucune. Je déplore d'ailleurs que M. Muller n'inclut pas dans son blog un moyen de paiement pour permettre des dons, par exemple par Paypal comme on en voit fleurir sur pleins de sites prétendant traiter du climat et dont la vocation première semble plutôt d'annoncer la fin du monde. J'aurais volontiers participé , ne serait que pour remercier M. Muller pour formidable travail d'investigation et de synthèse qu'il a fourni.

Par ailleurs, je trouve votre remarque sur les qualifications de l'auteur et sur le contenu du blog particulièrement perfide et j'espère bien que C. Muller ne cède pas à votre pression insidieuse. Pour votre information, la blogosphère n'est pas le médium docile et complaisant qui permet aux chercheurs les plus engagés dans la direction de la vulgate populaire de se faire une célébrité médiatique à bon compte et auquel vous êtes sans doute habitué. Etes-vous allés sur les autres blogs du climat pour enquérir de leur source de financement avant de venir sur ce blog pour persifler sur les capacités et la motivation de son auteur? Montrez que votre pointillisme s'exerce en toute égalité et impartialité et dès lors, vous aurez plus de crédibilité pour prétendre à donner des conseils sur la manière de tenir un blog.

Vous vous offusquez que C. Muller ne présente que des travaux à vos yeux sceptiques et vous vous permettez de qualifier cela de démarche biaisée.
Or ce blog peso, comme tout autre, est la propriété de son auteur. Il est libre de choisir la ligne éditoriale qu'il veut d'autant plus qu'il a la franchise d'annoncer tout de suite la couleur. Et celle-ci, indépendamment de son contenu consiste à mettre en valeur des articles de recherche que tout un chacun a le loisir d'approfondir, les références étant systémaquement précisées, ce qui est loin le cas de pleins d'autres blogs qui prétendent parler de l'évolution du climat. Avez-vous payé pour le consulter? Vous a-t-on obligé sous la contrainte de le lire ? Alors je ne pense pas que vous avez légitimité pour venir chez les gens leur dire ce qu'ils doivent et ne doivent pas faire.

D'ailleurs, est ce que vous manifestez la même exigence de rectitude morale et scientifique face aux médias françaises qui se gardent bien de montrer les publications qu'on trouve sur ce blog? Au lieu de vous réjouir que ces travaux tout ce qu'il y a de plus respectable sur la science climatique, peer-reviewed et publiés dans les plus grands journaux spécialisés trouvent un écho ici ce qui permet justement de rééquilibrer la perception d'une question complexe, trop longtemps prise en otage par les médias sensationnalistes et les chercheurs activistes qui se soucient de l'objectivité scientifique comme d'une guigne, vous vous permettez de donner des leçons du savoir-blogger. Désolé mais je trouve ça déplacé, voire outrageant..

Bien cordialement
commentaire n° : 38 posté par : miniTAX le: 06/12/2006 16:53:06
Valérie a écrit
"1) Le film d'Al Gore ne mentionne pas d'échéance quant à la montée de plusieurs mètres du niveau des mers.  "

Sauf erreur de ma part, la bible non plus n'a pas annoncé l'échéance du déluge. Mais alors pourquoi montrer des SI-mulations de Manhattan sous les eaux. N'est ce pas faire faire du sensationnalisme de bas étage de nature à tromper le spectateur dans la mesure où ça n'arrive que SI toute la glace antarctique fond, hypothèse qu'aucun spécialiste de la question ne retient même pour l'échéance 2100.

D'ailleurs pourquoi parlez-vous du dernier interglaciaire dont l'état des pôles était réglé par les paramètres astronomiques, càd de toute façon hors de portée de notre contrôle, rien à voir donc avec la période interglaciaire actuelle qui en plus dure déjà plus de 10.000 ans, soit anormalement longtemps (on aurait "dû" déjà rentrer en glaciation).
On parle dans ce fil de la montée des eaux, de sa rapidité objective et/ou subjective et consécutivement de la capacité humaine à s'adapter. Pourquoi passer sous silence le fait que pendant 20.000 ans, la vitesse moyenne de montée des eaux est de plus de 6mm/an alors que celle depuis 1 siècle est de 2mm/an soit 3x moins ?
Présentation "biaisée" des faits disiez-vous ?
commentaire n° : 39 posté par : miniTAX le: 06/12/2006 17:19:28
CF http://www.futura-sciences.com/news-vers-hausse-4-6-metres-niveau-oceans_8566.php
pour montrer une étude qui parle de cer ordre de grandeur sans mettre en cause l'Antarctique.

Nous sommes bien d'accord c'est une étude isolée et un peu particulière, mais je ne vois pas de raison de ne pas l'examiner.

Je vous recommande l'article de  Rabineau, M. Berné, S. Olivet, J-L. Aslanian, D. Guillocheau, F. Joseph, P. - 2006 - Paleo sea levels reconsidered from direct observation of paleoshoreline position during Glacial Maxima (for the last 500,000 yr) - Earth Planetary Sciences 2006 pour ce qui concerne les niveaux passés des océans (synthèse de nombre de données précédentes) et vosu rendre compte que nous sommes déjà dans une période de niveau élevé des océans, en absnece d'effet anthropique.
commentaire n° : 40 posté par : Jean-Luc P (site web) le: 06/12/2006 18:53:48
D'ailleurs je vous engage à aller voir http://www.crans.org/~pruvost/site_climat_fichiers/Niveau-mers.JPG qui explique facilement pourquoi on trouve normal une montée rapide du niveau des eaux il y a 20000 ans et moins normal aujourd'hui alors que nous sommes en inter-glaciaire.
commentaire n° : 41 posté par : Jean-Luc Pš (site web) le: 06/12/2006 19:02:56
Jean Luc a écrit:
CF http://www.futura-sciences.com/news-vers-hausse-4-6-metres-niveau-oceans_8566.php
pour montrer une étude qui parle de cer ordre de grandeur sans mettre en cause l'Antarctique.

Nous sommes bien d'accord c'est une étude isolée et un peu particulière, mais je ne vois pas de raison de ne pas l'examiner.

Cette simulation par ordinateur, car il ne s'agit que de ça et non de résultats nouveaux,  est bien connue tout comme celle qui prédit une hausse de 11°C pour 2100 également publiée dans Science. On peut faire dire n'importe à un modèle.

Quant on ne sait même pas comment expliquer la perte de chaleur massive des océans entre 2003 et 2005 qui contredit tant les prévisions à 2 ans que la part de l'extension thermostérique dans la hausse du niveau des mers, quand la perte de glace du Groeland n'est connu que dans un intervalle de 1 à 10 (entre 20 km3/an et 200 km3/an), on se demande bien pourquoi accorder un quelconque crédit à des modèles pour des résultats dans 100 ans. Ca relève de la voyance informatisée. De la pure spéculation destinée à alimenter l'industrie de l'alarmisme.

Si vous voulez connaître l'évolution du passé du niveau de la mer afin une chance de deviner ce qui est en train de se passer et ce qui risque de se passer prochainement (je laisse les prédictions pour 2100 aux auteurs de SF), regardez le graphe ci-dessous. C'est une étude sérieuse citée même par l'Ifremer. Pourquoi ne pas regarder.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/1d/Post-Glacial_Sea_Level.png
commentaire n° : 42 posté par : miniTAX le: 06/12/2006 19:29:23
Jean Luc a écrit:
"D'ailleurs je vous engage à aller voir http://www.crans.org/~pruvost/site_climat_fichiers/Niveau-mers.JPG qui explique facilement pourquoi on trouve normal une montée rapide du niveau des eaux il y a 20000 ans et moins normal aujourd'hui alors que nous sommes en inter-glaciaire."

Je ne vois rien d'anormal pour l'inter-glaciaire actuel au niveau de la hausse des océans. Tout est affreusement normal et tous les chiffres qui le montrent sont dans l'article de ce fil même (l'auteur vous a même fait des jolis graphes)

Je ne vois donc pas ce que vous entendez par "moins normal" avec votre graphe qui ne dit rien de précis. Etes vous sur d'avoir lu le sujet ?
commentaire n° : 43 posté par : miniTAX le: 06/12/2006 19:35:36
Comme le signale MiniTAX, une certaine réserve s'impose quant aux résultats des modèles. Non pas sur le principe, bien sûr, puisque la science expérimentale en use naturellement, et que la climatologie n'a de toute façon que cela (contrairement à d'autres sciences : un modèle biologique n'a pas de mal à se coller au réel sur des expériences reproductibles aux niveaux moléculaire ou cellulaire ou animal ; mais refaire un climat en situation réelle, pas possible).

Avant de voir ce que donnent les modèles paléo. avec des données incroyablement faibles (une somme d'incertitudes à fortes marges d'erreur et à base de proxies), je regarde déjà ce que donnent les modèles GCMs, calés sur des données beaucoup plus fiables des 100 dernières années.

Le problème : depuis que la vogue des "comparaisons intermodèles" a commencé, voici cinq ou six années, une bonne moitié (je suis généreux) des comparaisons conclue que cela coince, c'est-à-dire que la majorité des modèles ne reproduit pas bien le réel (derniers exemples en date : échec complet de 11 modèles sur 19 AR4 IPCC concernant la sécheresse africaine, aucun sur les 8 autres qui ne retrouve la vraie amplitude Lau 2006 ; échec complet des 19 modèles AR4 IPCC à reproduire la circulation 500 hPa Lucarini 2006, et conclusions de ces auteurs : "This study suggests caveats with respect to the ability of most presently available climate models in representing the statistical properties of the global scale atmospheric dynamics of the present climate and, a fortiori, in the perspective of modeling climate change.").

Et mieux encore, malgré ces échecs et malgré leurs paramétrages résolument différents sur les forçages ou la sensibilité climatique finale, ils produisent tous et miraculeusement "à peu près bien" le XXe siècle ! Superbe enseignement : avec 1,5 ou 4,5°C de sensibilité climatique, avec 1 ou 2,5 W/m2 de forçage direct/indirect des aérosols, avec 0 ou 0, 3W/m2 de forçage solaire, etc., on arrive de toute façon au même résultat "consensuel" et "probant" qui ravit les aficionados du GIEC tous les cinq ans.

Désolé, prévoir 2000-2100 quand on n'est pas capable de simuler 1900-2000 de manière cohérente, cela n'a aucun sens.
commentaire n° : 44 posté par : Charles Muller le: 06/12/2006 23:36:26

Le blog de Roger Pielke Sr, lister dans les liens reccomander,  présentent une multitude d\\\'études démontrant le manque de fiabilité des modèles informatiques.


Les modèleurs se cache souvent derrière les scénarios pour cacher la mauvaise qualité de leur résultats.  Ils n\\\'hésitent pourtant pas à affirmer la qualité des modèles qui par hasard représente quelques similarités avec la réalité malgré la présence de paramètre qui ne sont pas conforme à la réalité.

commentaire n° : 45 posté par : sylvain le: 07/12/2006 01:24:10
Puisque vous ne semblez pas avoir compris le pourquoi de mon intervention, reconstituons la discussion :
Minitax écrit :
On parle dans ce fil de la montée des eaux, de sa rapidité objective et/ou subjective et consécutivement de la capacité humaine à sadapter. Pourquoi passer sous silence le fait que pendant 20.000 ans, la vitesse moyenne de montée des eaux est de plus de 6mm/an alors que celle depuis 1 siècle est de 2mm/an soit 3x moins ?
Présentation "biaisée" des faits disiez-vous ?
JL (moi) répond :
D'ailleurs je vous engage à aller voir http://www.crans.org/~pruvost/site_climat_fichiers/Niveau-mers.JPG (extrait de l'article de Rabineau) qui explique facilement pourquoi on trouve normal une montée rapide du niveau des eaux il y a 20 000 ans (sortie de l'âge glaciaire) et moins normal aujourd'hui alors que nous sommes en inter-glaciaire.
Evidemment sur ce graphe on ne voit pas la pente actuelle la résolution est bien trop faible mais si le rapport est bien de 1 à 3 par rapport à 20 000 ans et que cela se maintient, on risque d'atteindre une hauteur jamais atteinte depuis 400 000 ans et le souci reste que, quand on dépasse les valeurs passées pour les indicateurs, en l'absence de modèles de prévision stables, on ne sait pas où ça va.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/1d/Post-Glacial_Sea_Level.png
N\\\'estcce pas biaisé de comparer la vitesse de montée de l\\\'eau à la transition et à ce qui devrait être un plateau : la vitesse de montée des eaux devrait être à peu près nulle à notre époque.

Soyons clairs le problème de la montée des eaux est un problème mineur : les hommes ont tout le temps de se délocaliser, ça n\\\'a qu\\\'une influence économique à moyen et long terme, mais cela ne peut-il être un signe de l\\\'incertitude du climat mondial qui nous attend : nous sommes en train de sortir des bornes des paramètres climatiques des derniers millions d\\\'années, est-ce pour  atteindre un nouvel équilibre, ou s\\\'engage-t-on vers une modification radicale.
Dans d\\\'autres circonstances la crise du Permien s\\\'est soldée par un renforcement de l\\\'effet de serre avec des taux de CO2 de 1300 ppm, une anoxie des océans, des pluies acides. On pense que ça a été déclenché par le volcanisme intense, le CO2 libéré ayant un effet plus long que le refroidissement du aux poussières et aux aérosols. Et ce n\\\'est pas la montée des eaux concommitante qui a fait tous ces dégâts à la biosphère.
commentaire n° : 46 posté par : Jean-Luc Pš (site web) le: 07/12/2006 10:17:27
Jean Luc a écrit:
"en l'absence de modèles de prévision stables, on ne sait pas où ça va."
Cha ch'est chûr (si tant est que "prévision stable" voudrait dire quelque chose).


Jean Luc a écrit:
"N\\\'estcce pas biaisé de comparer la vitesse de montée de l\\\'eau à la transition et à ce qui devrait être un plateau : la vitesse de montée des eaux devrait être à peu près nulle à notre époque."
Et pourquoi elle devrait être nulle SVP ????

Jean Luc a écrit:
"Soyons clairs le problème de la montée des eaux est un problème mineur"
Je pense comme vous également, tout comme tous ceux qui se ruent vers les zones côtières et qui sont prêts à payer une fortune pour des résidences au bord de l'eau. Mais êtes-vous sûr que c'est ce que pense l'internationale alarmiste (cf le rapport Stern ou le film d'Al Gore qui simule Manhatten sous les eaux) ?
commentaire n° : 47 posté par : miniTAX le: 07/12/2006 12:37:25
Sur ce sujet, cf. cet autre travail récent. Les auteurs ont examiné 6000 ans de corrélation et de proportion entre CO2, température et niveau de la mer, avec divers proxies ou mesures directes pour la période récente. Leur conclusion :
"There is no clear proportional exponential increase in the rate of sea-level rise. If proportionality exists among sea level, atmospheric C[O.sub.2], and temperature, there may be a significant time lag before an anthropogenic increase in the rate of sea-level rise occurs"

Cela ne dit pas que le niveau des mers ne va pas augmenter. Mais cela renforce votre propos selon lequel on aura sans doute un certain temps pour s'y adapter. A moins bien sûr d'un comportement non-linéaire du climat et d'un emballement de la fonte des glaces. Mais le problème est qu'il est de toute façon impossible d'anticiper cela aujourd'hui. (D'où le succès des "tipping points" dans la littérature catastrophiste, puisqu'on peut tout leur faire dire).

Larsen, C.E. and Clark, I. 2006. A search for scale in sea-level studies. Journal of Coastal Research 22: 788-800.

ABSTRACT - Many researchers assume a proportional relationship among the atmospheric C[O.sub.2] concentration, temperature, and sea level. Thus, the rate of sea-level rise should increase in concert with the documented exponential increase in C[O.sub.2]. Although sea surface temperature has increased in places over the past century and short-term sea level rose abruptly during the 19908, it is difficult to demonstrate a proportional relationship using existing geologic or historic records. Tide gauge records in the United States cover too short a time interval to verify acceleration in the rate of sea-level rise, although multicentury tide gauge and staff records from the Netherlands and Sweden suggest a mid-19th-century acceleration in sea-level rise. Reconstructions of sea-level changes for the past 1000 years derived using benthic foraminifer data from salt marshes along the East Coast of the United States suggest an increased rate of relative sea-level rise beginning in the 1600s. Geologic records of relative sea-level rise for the past 6000 years are available for several sites along the US East Coast from [sup.14]C-dated basal peat below salt marshes and estuarine sediments. When these three scales of sea-level variation are integrated, adjusted for postglacial isostatic movement, and replotted, the range of variation in sea level suggested by basal peat ages is within [+ or -] 1 meter of the long-term trend. The reconstruction from Long Island Sound data shows a linear rise in sea level beginning in the mid-1600s at a rate consistent with the historic record of mean high water. Long-term tide gauge records from Europe and North America show similar trends since the mid-19th century. There is no clear proportional exponential increase in the rate of sea-level rise. If proportionality exists among sea level, atmospheric C[O.sub.2], and temperature, there may be a significant time lag before an anthropogenic increase in the rate of sea-level rise occurs.
commentaire n° : 48 posté par : Charles Muller le: 07/12/2006 14:11:26

Quelle erreur (volontaire ?) énorme de comparer des distances (6 metres de hausse) avec une accéleration (0.013 mm/an/an).


Désolé mais c'est le genre d'erreur qu'on ne tolére même pas d'un éleve de collége...

commentaire n° : 49 posté par : SuperCarotte le: 16/12/2006 16:40:07

Un sceptique de plus et de taille Hervé le Treut


Invité à la journée de l’université du groupe Total du 13 juin 2006, journée intitulée "  changement climatique, les horizons scientifiques et technologiques ", H. le Treut a déclaré dans sa conclusion ( je recopie le texte dans le livret de 80 pages faisant la synthèse de la journée, livret que Total devrait vous faire parvenir sans doute sur simple demande)



Nous sommes confrontés à deux problèmes scientifiques. D’abord, le climat a-t-il déjà commencé à se réchauffer du fait des activités humaines ? Sur cette question, il est difficile d’être absolument conclusif. On parle de "très forte probabilité "( de plus en plus forte)


Mais sur l’évolution future, les réserves sont minces.



De toute évidence, Le Treut fait plus confiance aux modélisations qu’aux observations


commentaire n° : 50 posté par : the fritz le: 16/12/2006 19:20:46
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