À force d’écouter la litanie carbonique du GIEC et des perroquets médiatiques, on en vient à penser que les gaz à effet de serre ont toujours dirigé le climat terrestre, notamment les températures. Il n’en est rien. Nous revenons ici sur un papier du géochimiste Jan Veizer, qui avait fait quelque bruit lors de sa parution en 2005. Il montre que le rayonnement solaire et cosmique est le principal moteur des variations thermiques sur Terre depuis 500 millions d'années, le dioxyde de carbone n'intervenant que comme amplificateur secondaire de ces variations séculières et millénaires.
Jan Veizer est professeur de géochimie au Département des sciences de la terre l’Université d’Ottawa (Canada). Son papier (Veizer 2005) est une synthèse des données paléoclimatiques à diverses échelles de temps comparant des estimations actuelles de températures (par oxygène 16/18 et variations de faunes fossiles), de CO
2 et de rayonnement cosmique (ces dernières par béryllium 10, chlore 36 et carbone 14). La conclusion principale est que l'on ne trouve que des corrélations faibles ou nulles entre le CO
2 et la température.
A l'échelle du millénaire par exemple, l'auteur compare les teneurs en CO
2 et les températures estimées (par isotopes oxygène et hydrogène) du forage groenlandais GISP2. On constate (figure ci-dessous) que le Groënland a connu des variations importantes alors que le CO
2 restait stable. Les lettres W, S, M, D correspondent aux minima solaires de Wolf, Spörer, Maunder et Dalton et correspondent bien mieux aux baisses de températures.

A plus longue échelle, Veizer rappelle les données classiques du forage de Vostock, dans l'Antarctique (Petit 1999). On constate cette fois que les températures et le CO
2 s’accordent mieux (pas à l’échelle de la décennie et du siècle, mais à l’échelle pluriséculaire). Cependant, l'examen attentif des données montre que le CO
2 suit les températures (de plusieurs siècles) et non l'inverse.
Le CO2 est un amplificateur thermique, certainement pas un initiateur climatique.
Dans cet autre schéma sur 500 millions d'années, Jan Veizer ne trouve plus de corrélation entre les températures couramment évaluées (en haut) et les différentes estimations de variations CO
2 (en bas).

En revanche, l'inverse est vrai pour le rapport entre température et rayonnement cosmique (variant lui-même selon le rayonnement solaire et le géomagnétisme), tel qu’il est établi ci-dessous.

Bref, si l'on en croit la synthèse de Jan Veizer, l'époque moderne où le CO2 détermine le climat et où le rayonnement a une influence secondaire est une remarquable exception depuis… 500 millions d'années. A moins bien sûr que les modèles privilégiés par le GIEC et faisant la part belle aux gaz à effet de serre ne se trompent du tout au tout.
RéférenceVeizer J. (2005), Celestial climate driver: A perspective from four billion years of the carbon cycle,
Geoscience Canada, 32, 1, 13-28.
Le papier de Veizer peut être téléchargé (anglais, pdf) à
ce lien.
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