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Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
À force d’écouter la litanie carbonique du GIEC et des perroquets médiatiques, on en vient à penser que les gaz à effet de serre ont toujours dirigé le climat terrestre, notamment les températures. Il n’en est rien. Nous revenons ici sur un papier du géochimiste Jan Veizer, qui avait fait quelque bruit lors de sa parution en 2005. Il montre que le rayonnement solaire et cosmique est le principal moteur des variations thermiques sur Terre depuis 500 millions d'années, le dioxyde de carbone n'intervenant que comme amplificateur secondaire de ces variations séculières et millénaires.

Jan Veizer est professeur de géochimie au Département des sciences de la terre l’Université d’Ottawa (Canada). Son papier (Veizer 2005) est une synthèse des données paléoclimatiques à diverses échelles de temps comparant des estimations actuelles de températures (par oxygène 16/18 et variations de faunes fossiles), de CO2 et de rayonnement cosmique (ces dernières par béryllium 10, chlore 36 et carbone 14). La conclusion principale est que l'on ne trouve que des corrélations faibles ou nulles entre le CO2 et la température.

A l'échelle du millénaire par exemple, l'auteur compare les teneurs en CO2 et les températures estimées (par isotopes oxygène et hydrogène) du forage groenlandais GISP2. On constate (figure ci-dessous) que le Groënland a connu des variations importantes alors que le CO2 restait stable. Les lettres W, S, M, D correspondent aux minima solaires de Wolf, Spörer, Maunder et Dalton et correspondent bien mieux aux baisses de températures.

A plus longue échelle, Veizer rappelle les données classiques du forage de Vostock, dans l'Antarctique (Petit 1999). On constate cette fois que les températures et le CO2 s’accordent mieux (pas à l’échelle de la décennie et du siècle, mais à l’échelle pluriséculaire). Cependant, l'examen attentif des données montre que le CO2 suit les températures (de plusieurs siècles) et non l'inverse. Le CO2 est un amplificateur thermique, certainement pas un initiateur climatique.

Dans cet autre schéma sur 500 millions d'années, Jan Veizer ne trouve plus de corrélation entre les températures couramment évaluées (en haut) et les différentes estimations de variations CO2 (en bas).

En revanche, l'inverse est vrai pour le rapport entre température et rayonnement cosmique (variant lui-même selon le rayonnement solaire et le géomagnétisme), tel qu’il est établi ci-dessous.

Bref, si l'on en croit la synthèse de Jan Veizer, l'époque moderne où le CO2 détermine le climat et où le rayonnement a une influence secondaire est une remarquable exception depuis… 500 millions d'années. A moins bien sûr que les modèles privilégiés par le GIEC et faisant la part belle aux gaz à effet de serre ne se trompent du tout au tout.

Référence
Veizer J. (2005), Celestial climate driver: A perspective from four billion years of the carbon cycle, Geoscience Canada, 32, 1, 13-28.

Le papier de Veizer peut être téléchargé (anglais, pdf) à ce lien.
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