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Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
L’IUCN vient de classer dans sa Liste rouge 2006 l’ours blanc comme espèce vulnérable. Pourquoi pas ? Ces mammifères à reproduction lente, dont la population globale est estimée entre 20 000 et 25 000 individus, sont en effet menacés par des chasses locales trop importantes, une intensification des exploitations gazo-pétrolières, l’accumulation de polluants chimiques dans leurs tissus. Ce qui est nettement plus contestable en revanche, c’est que l’IUCN désigne désormais le réchauffement climatique comme la principale menace pesant sur les ours polaires. Aucune donnée autre qu’une étude sur la sous-population de la baie de l’Hudson (le vingtième de la population globale) ne vient pour le moment appuyer cette analyse. Et de nombreux faits témoignent que les ours ne répondent pas de manière négative au réchauffement (ou positive au refroidissement) selon les zones de l’Arctique.

La Liste rouge des espèces menacées de l’International Union for Conservation of Nature and Natural Ressources (IUCN 2006) vient de classer l’ours blanc (Ursus maritimus) comme « espèce vulnérable » (et non plus simplement « espèce dépendante de mesures de conservation »).

Dans le communiqué de presse accompagnant cette décision, l’UICN précise : « L'ours blanc est voué à devenir une des plus célèbres victimes du réchauffement climatique mondial. L'impact des changements climatiques se fait de plus en plus sentir dans les régions polaires où, l’été, la banquise devrait diminuer de 50 à 100 % dans les 50 à 100 prochaines années. Comme ils dépendent de l'écoulement glaciaire arctique pour chasser les phoques et qu’ils sont hautement spécialisés et adaptés à la vie dans le milieu marin arctique, les ours blancs devraient subir un déclin de plus de 30 % de leur population dans les 45 prochaines années. »

Les choses ne sont pourtant pas aussi claires.

La proposition de classer les ours blancs comme « espèce vulnérable » a été faite en août 2005, lors du 14e meeting annuel du PBSG (Polar Bear Specialist Group). Sur le site de ce groupe de recherche, on ne trouve pour l’instant que la dernière estimation en date des populations d’ours blanc, celle de 2001 (*). L’examen attentif de cette liste ne montrait aucune corrélation entre les régions de l’Arctique se réchauffant le plus et le comportement démographique des sous-populations d’ours blanc (voir Michaels 2005, 93-100). Au contraire. L’estimation 2001 rapportait par exemple un déclin dans la périphérie occidentale du Groënland (baie de Baffin), région qui à l’époque avait connu une tendance au refroidissement.


La dynamique des ours ne suit pas celle du climat depuis 50 ans

La seule référence récente concerne une étude en cours du Dr Nick Lunn sur les ours blancs des côtes occidentales de la baie d’Hudson (Canada). Selon cette étude, dont le compte rendu a été fait à Seattle en 2005, la population des ours blancs serait passée de 1200 à 1000 individus au cours des dernières années. Le réchauffement climatique est l’un des principaux accusés. Le déclin est lié selon Lunn à une débâcle des glaces de plus en plus précoce dans l'ouest de la baie d'Hudson, due à la hausse des températures printanières, ce qui réduit la période durant laquelle les ours ont accès aux phoques. Dans le même ordre d’idée, on a également rapporté en 2005 quelques cas de noyades (très médiatisées) d’ours s’étant aventurés trop loin dans les eaux pour pêcher.

Cette explication est-elle satisfaisante ? En l’état actuel des données disponibles, non.

La baie d’Hudson représente aujourd’hui la partie la plus méridionale des territoires occupés par les ours blancs. Elle est effectivement sujette à un réchauffement soutenu depuis plus d’une décennie. La baie d’Hudson est libérée des glaces pendant environ quatre mois, entre juillet et novembre. La date des premières ruptures de glace a été avancée de 2-3 semaines depuis les années 1980 en conséquence de la hausse des températures. Pour autant, le lien de causalité entre la baisse de la population des ours en baie d’Hudson et la hausse des températures n’est pas si évident à prouver. Ainsi, la population des ours en mer de Beaufort est estimée à 1800, cette estimation est considérée comme « bonne » et la population est jugée « en augmentation » (Lunn 2002). Or, la carte ci-dessous des températures en Arctique de l’Université de l’Illinois montre que la région de la mer de Beaufort a connu un réchauffement supérieur à celle de la baie d’Hudson au cours des 50 dernières années.

La question est aussi de savoir si les ours blancs comptabilisés en moins dans la baie d’Hudson ont disparu ou s’ils ont migré vers d’autres régions, dans un processus classique d’adaptation locale. En 2005 et 2006, le Groënland et le territoire autonome de Nunavut (population inuit du nord du Canada) ont officiellement demandé la possibilité d’accroître leurs quotas de chasse des ours blancs. Dans le cas de Nunavut, la demande concernait une hausse de 28 % et elle était justifiée par l’augmentation considérable des ours dans la région selon les témoignages de la population. Il est évidemment impossible de statuer sur la valeur de ces témoignages directs. Mais s’ils sont vérifiés (et seul le recensement global à venir du PBSG le dira), cela peut signifier que les ours polaires ont surtout migré vers le Nord.

Les autres estimations du PBSG et de l’IUCN sont des projections (comme toujours) incertaines dans le futur, faisant état d’une réduction de 30 à 50 % de la population globale des ours d’ici 2050 si les prévisions climatiques des modèles sont correctes. Le problème est que ces prévisions elles-mêmes sont à ce jour très incertaines. La plus récente en date de Chapman et Walsh (2006, sous presse), qui servira entre autre de base au quatrième rapport de GIEC, obtient des résultats variant de +1 à +9 °C pour 2100 en Arctique. Et cela sur la base des modèles actuels rapportant la variabilité de la région polaire au réchauffement anthropique plus qu’à des oscillations naturelles pourtant bien documentées dans la région (NAO, AO).


Variation de l’Arctique et adaptabilité des ours

La réponse des ours au réchauffement climatique dépend aussi de leur capacité d’adaptation. Les ours polaires partagent avec le grizzly (Ursus arctos) de nombreuses similarités physiologiques et génétiques. Les croisements des deux espèces donnent parfois des hybrides fertiles. L’ancêtre commun de ces deux espèces a probablement vécu voici un million d’années. Les ours polaires ont évolué vers une hyper-adaptation au froid : pelage blanc, régime carnivore. Il semble que les molaires caractéristiques du régime alimentaire des ours blancs sont d’apparition encore plus récente dans l’évolution (quelques dizaines de milliers d’années).

Durant toute cette période, l’Arctique a connu d’importants changements auxquels les ours blancs se sont adaptés. Certaines études ont suggéré que l’Arctique était 1,5-3,5 °C plus chaud qu'aujourd'hui au début du Holocène par exemple (Koerner 2002), lors du Dryas récent. À l’époque, des forêts ouvertes de mélèze poussaient sur la péninsule sibérienne de Yamal (Hantemirov 2002). Il y eut aussi des épisodes très brusques de baisse des températures en Arctique voici 9200, 8600 ou 8200 ans. Certaines études ont trouvé des températures chaudes lors de l'optimum du Holocène (vers 7000-5000 ans BP), par exemple +3-9 °C en hiver et +2-5 °C en été dans le nord de la Sibérie centrale (Koshkarova 2004). Sur 140 sites de l'Arctique occidental, on a trouvé 120 sites plus chauds qu'aujourd'hui à cette période (Kaufman 2004). Sur les 16 sites ayant donné des estimations quantifiées, on estime à +1,6 °C ±0,8 par rapport au présent les températures de l'Arctique à cette époque. Autant dire que les chaleurs que nous connaissons aujourd’hui en Arctique ne sont pas (encore) exceptionnelles par rapport à leurs records des 10.000 dernières années.

Par ailleurs, et plus simplement encore, le climat arctique change beaucoup d’une saison et d’une année sur l’autre. Il existe une solide littérature sur les stratégies de "sélection de l'habitat" des ours selon les saisons et les régions (Ferguson 1999, Mauritzen 2003) et précisément selon l'état (flottant ou soudé) des glaces de mer (Ferguson 2000). Dans ce dernier papier, Ferguson et al. montrent par exemple que les sous-populations géographiques n'ont pas le même usage des tanières couvertes au Sud qu'au Nord, en fonction de la solidité et de la permanence des glaces de mer.

Andrew E. Derocher (Université de l’Alberta, Canada) et ses collègues ont ainsi souligné la difficulté de modéliser l’évolution des populations en fonction des facteurs climatiques (Derocher 2004). L’âge plus tardif de la première reproduction ou le sevrage retardé des oursons, deux facteurs qui inquiètent les biologistes des populations pour une espèce à reproduction lente, sont-ils par exemple liés à un stress énergétique dû à un manque d’approvisionnement en nourriture suite au réchauffement ? C’est loin d’être certain en l’état actuel des observations, limitées à certaines sous-populations de l’Arctique.

Il existe de nombreux impacts environnementaux mettant en danger les ours blancs. Ils sont listés en détail et référencés scientifiquement dans les appendices d’une Pétition pour l’inscription des ours au rang d’espèce vulnérable (aller sur le site du Center for Biological Diversity et cliquer sur pétition pour obtenir ce texte de 170 pages). Les ours sont notamment menacés par la hausse des exploitations pétrolières et gazières en Arctique, par l’accumulation des polluants lourds (PCB) dans leurs tissus (avec perturbation endocrinienne à la clé), par l’augmentation inconsidérée ou le non-respect des quotas de chasse. Ces faits suffisent certainement à classer l’espèce comme vulnérable. Incriminer le réchauffement climatique comme le « principal responsable » et sacrifier ainsi à la mode climato-alarmiste ne fera en revanche que détourner l’attention de ces réalités locales.

(*) Nous avons contacté à plusieurs reprises les responsables du PBSG (Andrew Derocher, Nick Lunn) pour avoir les nouvelles estimations globales (2005) des populations d’ours blanc dans le Grand Nord. Mais aucune suite n’a été donnée à ce jour à nos demandes.

Références
[Sans auteur] (2005), Petition to List the Polar Bear as a Threatened Species, Centre for Biological Diversity, 170 p.
Chapman W.L., J.E. Walsh (2006), Simulations of Arctic temperature and pressure by global coupled models, J. Climate, sous presse. Le manuscrit peut être tééchargé ici.
Derocher A.E. et al. (2004), Polar bears in a warming climate, Integrative and Comparative Biology, 44, 163-176.
Ferguson S.H. et al. (1999) ; Determinants of home range size for polar bears (Ursus maritimus), Ecology Letters, 2, 311-318.
Ferguson S.H. et al. (2000), Relationships between denning of polar bears and conditions of sea ice, J. Mammology, 81, 4, 1118-1127.
Hantemirov R.M., S.G. Shiyatov (2002), A continuous multi-millennial ring-width chronology in Yamal, north-western Siberia, The Holocene, 12, 6, 717-727.
Kaufman, T.A. et al. (2004), Holocene thermal maximum in the western Arctic (0-180 W), Quaternary Science Reviews, 23, 529-560.
Koerner, R.M., D.A. Fisher (2002), Ice-core evidence for widespread Arctic glacier retreat in the Last Interglacial and the early Holocene, Annals of Glaciology, 35, 1, 19-24.
Koshkarova V.L., A.D. Koshkarov (2004), Regional signatures of changing landscape and climate of northern central Siberia in the Holocene (en russe). Russian Geology and Geophysics, 45, 6, 672-685.
Lunn N.J. et al. (2002), Polar Bears : Proceedings of the 13th Working Meeting of the IUCN/SSC Polar Bear Specialist Group, Nuuk, Greenland, IUCN, Gland, Cambridge.
Mauritzen M. et al. (2003), Functional responses in polar bear habitat selection, Oikos, 100, 112-124.
Michaels P. (2005), Meltdown. The Predictable Distortion of Global Warming by Scientists, Politicians and the Medias, Cato Institute, Washington.

Remerciements   
Merci à Guillaume Chapron pour ses informations et références sur les ours blancs. Nous vous conseillons vivement la visite de son portail Carnivore Conservation, salué par la presse scientifique internationale comme l’une des initiatives les plus sérieuses dans le domaine de la biodiversité.

Commentaires

A propos de la carte de répartition des ours blanc en fonction de la hausse des température, il y a une erreur. Si la température a faiblement augmenté autour de la baie d'Hudson, et si la population d'ours diminue, cela signifie que le climat de la région ne leur convient plus.


Si nous nous intérressons à la mer de Beaufort, la température a fortement augmenté, ainsi que la population d'ours blanc. Il faut savoir que cette région est nettement plus froide que la baie d'Hudson. Donc le climat, suite à la hausse des températures est devenu plus clément pour les ours, alors qu'il devenait trop chaud près de la baie d'Hudson.


Autrement dit, le plus important n'est pas la hausse des températures, mais la nouvelle répartition des climats, qui entrainent des déplacements de populations animales.


Ceci n'est qu'une réfléxion. 

commentaire n° : 1 posté par : Paix le: 30/01/2007 21:33:13
Bonjour,
Quand il s'agit de "réflexion", il est d'usage d'employer le conditionnel pour les verbes.
commentaire n° : 2 posté par : miniTAX le: 30/01/2007 23:17:36

Voici un document d'un expert Canadiens en la question.  Il étudie l'ours blanc depuis plus de 20 ans. 


Désolé pour l'anglais


Tim Flannery is one of 's best-known scientists and authors. That doesn't mean what he says is correct or accurate. That was clearly demonstrated when he recently ventured into the subject of climate change and polar bears. Climate change is threatening to drive polar bears into extinction within 25 years, according to Flannery. That is a startling conclusion and certainly is a surprising revelation to the polar bear researchers who work here and to the people who live here. We really had no idea.

The evidence for climate change effects on polar bears described by Flannery is incorrect. He says polar bears typically gave birth to triplets, but now they usually have just one cub. That is wrong.

All research and traditional knowledge shows that triplets, though they do occur, are very infrequent and are by no means typical. Polar bears generally have two cubs — sometimes three and sometimes one. He says the bears' weaning time has risen to 18 months from 12. That is wrong. The weaning period has not changed. Polar bears worldwide have a three-year reproduction cycle, except for one part of
Hudson Bay
for a period in the mid-1980s when the cycle was shorter.

One polar bear population (western
Hudson Bay
) has declined since the 1980s and the reproductive success of females in that area seems to have decreased. We are not certain why, but it appears that ecological conditions in the mid-1980s were exceptionally good.

Climate change is having an effect on the west
Hudson
population of polar bears, but really, there is no need to panic. Of the 13 populations of polar bears in , 11 are stable or increasing in number. They are not going extinct, or even appear to be affected at present.

It is noteworthy that the neighbouring population of southern Hudson Bay does not appear to have declined, and another southern population (
Davis Strait
) may actually be over-abundant.

I understand that people who do not live in the north generally have difficulty grasping the concept of too many polar bears in an area. People who live here have a pretty good grasp of what that is like to have too many polar bears around.

This complexity is why so many people find the truth less entertaining than a good story. It is entirely appropriate to be concerned about climate change, but it is just silly to predict the demise of polar bears in 25 years based on media-assisted hysteria.

Dr. Mitchell Taylor,


commentaire n° : 3 posté par : Sylvain le: 31/01/2007 00:44:13
#1 Bien d'accord avec vous, mais cela revient un peu au même pour l'écologie des populations. Le Dr Taylor (merci Sylvain) le rappelle dans son texte : on regarde les statistiques moyennes du réchauffement arctique, zone lointaine et inconnue, sans tenir compte des réalités de terrain. Les hausses hivernales, qui sont les plus prononcées, cela n'a par exemple pas d'effets très notables, car les températures moyennes restent de toute façon bien en dessous de zéro. Pourtant, on retient +5 ou +6°C comme une tendance "effrayante". Sans compter, dans le cas précis des ours blancs, les erreurs tenant à la méconnaissance de leur mode de vie et à l'approche naïve du "nounours menacé". Par exemple, la banquise arctique est une zone pérenne vide en proies : les ours ne cherchent pas de tels coins avec trois mètres d'épaisseur de glaces en permanence, sans aucun phoques ! C'est du simple bon sens, ils chassent en zones de glaces fragiles, en bordures. De même, les ours blancs peuvent déjà vivre en régime estival "déglacé", où ils se nourrissent moins, dorment plus, ont un régime alimentaire différent.
commentaire n° : 4 posté par : Charles Muller le: 31/01/2007 01:42:46
La population des ours polaires était autour de 5 000 en 1960. Aujourd’hui on en compte plus de 25 000.  On a les statistiques pour 20 zones  habitées par les ours polaires. Ces derniers temps, la population a augmenté dans deux régions et a diminué également dans deux régions.  Ironie, ou histoire de tirer la langue à ceux qui veulent  jouer aux Brigitte Bardot et faire pleurer sur le sort de ces bêtes si sympathiques (de loin) les  Margot et les enfants qui dorment encore avec leur nounours …:  la diminution de la population s’est opérée dans les régions les plus froides et l’augmentation a eu lieu dans  les deux régions où il y a eu un certain réchauffement.  Comme quoi on peut être ours et avoir de la dignité, sinon de l’humour.

 



De plus, même si les prétentions que le réchauffement climatique tue 15 ours polaires par année étaient fondées,  les chasseurs  en tuent entre 300 et 400 par année.

 



Si vraiment c’est le sort des ours  qui  inquiètent les alarmistes professionnels (et non seulement un truc facile comme les bébés phoques  pour faire pleurer les enfants) il serait plus utile, si l’on veut jouer absolument aux Brigitte Bardot d’interdire la chasse, de faire pleurer les chasseurs et priver les Inuits  de cette  ressource touristique.

 


commentaire n° : 5 posté par : anthony le: 29/10/2007 19:57:18
Un extrait du dernier livre de lomborg, 'Cool it', sur les ours polaires:

Likewise, the media pound us with increasingly dramatic stories of our ever worsening climate. In 2006, Time did a special report on global warming, with the cover spelling out the scare story with repetitive austerity: “Be worried. Be very worried.” The magazine told us that the climate is crashing, affecting us both globally by playing havoc with the biosphere and individually through such health effects as heatstrokes, asthma, and infectious diseases. The heartbreaking image on the cover was of a lone polar bear on a melting ice floe, searching in vain for the next piece of ice to jump to. Time told us that due to global warming bears “are starting to turn up drowned” and that at some point they will become extinct.
Padding across the ice, polar bears are beautiful animals. To Greenland—part of my own nation, Denmark—they are a symbol of pride. The loss of this animal would be a tragedy. But the real story of the polar bear is instructive. In many ways, this tale encapsulates the broader problem with the climate-change concern: once you look closely at the supporting data, the narrative falls apart.
Al Gore shows a picture similar to Time's and tells us “a new scientific study shows that, for the first time, polar bears have been drowning in significant numbers.” The World Wildlife Fund actually warns that polar bears might stop reproducing by 2012 and thus become functionally extinct in less than a decade. In their pithy statement, “polar bears will be consigned to history, something that our grandchildren can only read about in books.” The Independent tells us that temperature increases “mean polar bears are wiped out in their Arctic homeland. The only place they can be seen is in a zoo.”
Over the past few years, this story has cropped up many times, based first on a World Wildlife Fund report in 2002 and later on the Arctic Climate Impact Assessment from 2004. Both relied extensively on research published in 2001 by the Polar Bear Specialist Group of the World Conservation Union.
But what this group really told us was that of the twenty distinct subpopulations of polar bears, one or possibly two were declining in Baffin Bay; more than half were known to be stable; and two subpopulations were actually increasing around the Beaufort Sea. Moreover, it is reported that the global polar-bear pop-ulation has increased dramatically over the past decades, from about five thousand members in the 1960s to twenty-five thousand today, through stricter hunting regulation. Contrary to what you might expect-and what was not pointed out in any of the recent stories—the two populations in decline come from areas where it has actually been getting colder over the past fifty years, whereas the two increasing populations reside in areas where it is getting warmer. Likewise, Al Gore's comment on drowning bears suggests an ongoing process getting ever worse. Actually, there was a single sighting of four dead bears the day after “an abrupt windstorm” in an area housing one of the increasing bear populations.
The best-studied polar-bear population lives on the western coast of Hudson Bay. That its population has declined 17 percent, from 1,200 in 1987 to under 950 in 2004, has gotten much press. Not mentioned, though, is that since 1981 the population had soared from just 500, thus eradicating any claim of a decline. Moreover, nowhere in the news coverage is it mentioned that 300 to 500 bears are shot each year, with 49 shot on average on the west coast of Hudson Bay. Even if we take the story of decline at face value, it means we have lost about 15 bears to global warming each year, whereas we have lost 49 each year to hunting.
In 2006, a polar-bear biologist from the Canadian government summed up the discrepancy between the data and the PR: “It is just silly to predict the demise of polar bears in 25 years based on media-assisted hysteria.” With Canada home to two-thirds of the world's polar bears, global warming will affect them, but “really, there is no need to panic. Of the 13 populations of polar bears in Canada, 11 are stable or increasing in number. They are not going extinct, or even appear to be affected at present.”
The polar-bear story teaches us three things. First, we hear vastly exaggerated and emotional claims that are simply not supported by data. Yes, it is likely that disappearing ice will make it harder for polar bears to continue their traditional foraging patterns and that they will increasingly take up a lifestyle similar to that of brown bears, from which they evolved. They may eventually decline, though dramatic declines seem unlikely. But over the past forty years, the population has increased dramatically and the populations are now stable. The ones going down are in areas that are getting colder. Yet we are told that global warming will make polar bears extinct, possibly within ten years, and that future kids will have to read about them in storybooks.
Second, polar bears are not the only story. While we hear only about the troubled species, it is also a fact that many species will do better with climate change. In general, the Arctic Climate Impact Assessment projects that the Arctic will experience increasing species richness and higher ecosystem productivity. It will have less polar desert and more forest. The assessment actually finds that higher temperatures mean more nesting birds and more butterflies. This doesn't make up for the polar hears, but we need to hear both parts of the story.
commentaire n° : 6 posté par : floyd le: 18/12/2007 17:25:28
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