A savoir

Climat Sceptique est le seul site francophone présentant toutes les données scientifiques du débat climatique. Faites-le connaître autour de vous !

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
Anthony W. King et son équipe montrent dans la dernière livraison de Science que les modèles climatiques actuels se trompent en évaluant le comportement des plantes sous l'effet d'une hausse des températures. L'augmentation de la respiration végétale n'est qu'une réponse transitoire au réchauffement. A terme, les plantes devraient stocker plus de CO2 (10 %) que ce qui est aujourd'hui prévu.

On sait que les végétaux supérieurs (surtout leurs feuilles) respirent. Grâce à des cellules spécialisées (mitochondries), elles consomment et émettent alternativement de l'oxygène et du dioxyde de carbone dans l'atmosphère. La quantité annuelle de CO2 rejetée par les plantes est évaluée à 60 Gt par an. Or, tous les modèles actuels prévoient qu'avec l'augmentation du gaz carbonique et des températures, les plantes vont augmenter leur respiration, et donc rejeter encore plus de CO2 dans l'atmosphère. Cette rétroaction positive n'est pas négligeable puisque certains modèles (Cox 2000) ont pu estimer sa seule contribution au réchauffement à 2,5°C en 2100.

Dans cette étude, Anthony W. King et al. montre que l'augmentation de la respiration végétale en situation de hausse des températures est en fait une réponse transitoire au changement : une fois adaptées, les plantes ont une respiration équivalente à celle de la température précédente. Qui plus est, les plantes des climats chauds montrent très peu de sensibilité aux variations de température par rapport aux plantes des climats plus froids (moins nombreuses évidemment).

En faisant tourner leur propre modèle entre 1930 et 2100, les auteurs montrent que cette acclimatation des plantes pourrait augmenter de 9 % environ le carbone stocké dans les végétaux et les sols, et donc diminuer d'autant le CO2 atmosphérique prévu en 2100. La correction est certes modeste, mais elle n'est pas non plus négligeable. A.W. King et al. concluent que les modèles doivent intégrer cette adaptation respiratoire des plantes, donc diminuer d'autant les prévisions de rétroactions positives et de réchauffement associé.

Référence
King A.W. et al. (2006), Plant respiration in a warmer world, Science, 312, 536-537.
logiciel pour creer un site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus