Chercheur à l’USGS, T.G. Huntington apporte d’excellentes nouvelles. Le dernier siècle de réchauffement climatique n’a pas entraîné l’aggravation des tempêtes tropicales. La fréquence des inondations n’a crû que de 3 %, souvent pour des raisons autres que le réchauffement (aménagement des sols). Le cycle de l’eau s’est globalement intensifié, ce qui tend à favoriser la croissance végétale et la disponibilité en eau potable. Les médias n’ont pas relayé les conclusions de cette étude, sans doute parce qu’elle va à contre-courant du climatologiquement correct. C’est-à-dire du catastrophisme ascensionnel.
Thomas G. Huntington est chercheur à l’USGS (United States Geological Survey), un organisme en charge de décrire les évolutions à long terme de notre environnement, afin notamment d’évaluer les ressources et d’anticiper les crises. Il vient de faire paraître dans le Journal of Hydrology une synthèse concernant le cycle de l’eau depuis un siècle, sur la base d’une méta-analyse de 100 précédentes études. Rappelons que les modèles prédisent une intensification du cycle de l’eau sous l’effet de la hausse globale des températures.
Quels sont les principaux résultats de cette étude ?
- Il subsiste des incertitudes majeures, en raison de la qualité très variable des données (dans l’espace et la durée) et des résultats contradictoires selon le phénomène étudié.
- Malgré cela, la plupart des données montrent une intensification réelle du cycle de l’eau au cours du XXe siècle, aux échelles régionale et continentale.
- Dans l’ensemble du XXe siècle, on constate une augmentation des précipitations, du débit des rivières, de la durée de la saison de croissance des plantes.
- Dans la seconde partie du XXe siècle, on trouve en outre une augmentation de la vapeur d’eau troposphérique, de l’humidité du sol, des variations saisonnières de la glace, de l’évapotranspiration, mais une diminution de l’évaporation totale.
- On ne trouve aucun changement significatif dans la fréquence ou l’intensité des tempêtes tropicales.
- Les inondations montrent une légère augmentation (3 %), mais les résultats varient selon les régions, le phénomène étant surtout marqué dans les hautes latitudes. Les causes en sont complexes et tiennent souvent à l’aménagement anarchique des bassins ou à l’exploitation des sols environnants.
Cette étude n’a pas connu une grande publicité, contrairement à tant d’autres. La raison en est simple : elle apporte plutôt de bonnes nouvelles. L’accessibilité à l’eau potable sera l’un des grands enjeux de santé publique du présent siècle. L’intensification globale du cycle de l’eau est un phénomène positif dans ce cadre, même s’il faut bien sûr examiner les réalités régionales en termes de besoin et de disponibilité. Le constat est le même pour l’augmentation de la durée de croissance végétale, alors qu’il faudra nourrir 7 à 10 milliards d’humains dans les prochaines décennies. Les principales contreparties négatives habituellement avancées sont inexistantes (tempêtes) ou faibles (inondations), et non nécessairement liées au réchauffement dans le second cas.
Les médias si prompts à relayer toute information nouvelle sur le bilan du réchauffement climatique récent n’ont presque pas parlé de la recherche de T.G. Huntington. La raison en est très simple : seules les projections alarmistes ou catastrophistes ont désormais droit au coup de projecteur médiatique. Si vous êtes un jeune chercheur en climatologie ou sciences connexes, vous savez donc ce qui vous reste à faire pour éviter de végéter dans un placard : quelques annonces sensationnelles, une popularité immédiate, des subventions reconduites… Quelque chose comme l’intensification du cycle de la poudre aux yeux.
Référence
Huntington T.G. (2006), Evidence for intensification of the global water cycle : Review ans synthesis, Journal of Hydrology, 319, 83-95.
Thomas G. Huntington est chercheur à l’USGS (United States Geological Survey), un organisme en charge de décrire les évolutions à long terme de notre environnement, afin notamment d’évaluer les ressources et d’anticiper les crises. Il vient de faire paraître dans le Journal of Hydrology une synthèse concernant le cycle de l’eau depuis un siècle, sur la base d’une méta-analyse de 100 précédentes études. Rappelons que les modèles prédisent une intensification du cycle de l’eau sous l’effet de la hausse globale des températures.Quels sont les principaux résultats de cette étude ?
- Il subsiste des incertitudes majeures, en raison de la qualité très variable des données (dans l’espace et la durée) et des résultats contradictoires selon le phénomène étudié.
- Malgré cela, la plupart des données montrent une intensification réelle du cycle de l’eau au cours du XXe siècle, aux échelles régionale et continentale.
- Dans l’ensemble du XXe siècle, on constate une augmentation des précipitations, du débit des rivières, de la durée de la saison de croissance des plantes.
- Dans la seconde partie du XXe siècle, on trouve en outre une augmentation de la vapeur d’eau troposphérique, de l’humidité du sol, des variations saisonnières de la glace, de l’évapotranspiration, mais une diminution de l’évaporation totale.
- On ne trouve aucun changement significatif dans la fréquence ou l’intensité des tempêtes tropicales.
- Les inondations montrent une légère augmentation (3 %), mais les résultats varient selon les régions, le phénomène étant surtout marqué dans les hautes latitudes. Les causes en sont complexes et tiennent souvent à l’aménagement anarchique des bassins ou à l’exploitation des sols environnants.
Cette étude n’a pas connu une grande publicité, contrairement à tant d’autres. La raison en est simple : elle apporte plutôt de bonnes nouvelles. L’accessibilité à l’eau potable sera l’un des grands enjeux de santé publique du présent siècle. L’intensification globale du cycle de l’eau est un phénomène positif dans ce cadre, même s’il faut bien sûr examiner les réalités régionales en termes de besoin et de disponibilité. Le constat est le même pour l’augmentation de la durée de croissance végétale, alors qu’il faudra nourrir 7 à 10 milliards d’humains dans les prochaines décennies. Les principales contreparties négatives habituellement avancées sont inexistantes (tempêtes) ou faibles (inondations), et non nécessairement liées au réchauffement dans le second cas.
Les médias si prompts à relayer toute information nouvelle sur le bilan du réchauffement climatique récent n’ont presque pas parlé de la recherche de T.G. Huntington. La raison en est très simple : seules les projections alarmistes ou catastrophistes ont désormais droit au coup de projecteur médiatique. Si vous êtes un jeune chercheur en climatologie ou sciences connexes, vous savez donc ce qui vous reste à faire pour éviter de végéter dans un placard : quelques annonces sensationnelles, une popularité immédiate, des subventions reconduites… Quelque chose comme l’intensification du cycle de la poudre aux yeux.Référence
Huntington T.G. (2006), Evidence for intensification of the global water cycle : Review ans synthesis, Journal of Hydrology, 319, 83-95.
Commentaires