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Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.


Un chercheur vient de montrer que les grandes villes mexicaines se réchauffent plus vite que les villes moyennes (0,2°C / décennie), confirmant à nouveau le rôle des îlots de chaleur urbains dans la hausse des températures depuis un siècle.

Ernesto Jáuregui (ci-contre) dirige le département du climat urbain du Centre des sciences de l’atmosphère de l’Université nationale du Mexique. Il vient de publier une étude sur l’évolution des températures urbaines au cours de la période 1950-1990.

Le Mexique, comme la plupart des pays du monde, a connu une croissance démographique et une urbanisation importantes dans la seconde moitié du XXe siècle. En 2000, 69 villes dépassent les 100.000 habitants, dont 9 excèdent le million, ce qui représente une population urbaine de 53,4 millions d’habitants.

E. Jauregui a analysé l’évolution des températures minimales moyennes dans 14 stations du pays, 7 situées dans des zones à plus d’un million d’habitants, 7 dans des villes de 125.000 à 700.000 habitants. La hausse constatée entre 1950 et 1990 a été de 0,57°C/décennie dans les premières, de 0,37°C/décennie dans les secondes. D’une part, ces deux chiffres se situent très largement au-delà des estimations moyennes de hausse pour la même période (0,07°C/décennie). D’autre part, on constate une différence d'ampitude de 0,2°C/décennie entre les villes moyennes et les grandes villes.

Rappelons que:
- l’îlot de chaleur urbain (ICU), c’est-à-dire la hausse des températures spécifiquement due à l’environnement urbain, a été documenté partout dans le monde et déjà constaté dans des villages de moins de 1000 habitants ;
- la population mondiale est passée de 1,55 à 6,07 milliards d’habitants entre 1900 et 2000, les trois-quarts de cette croissance s’étant concentrés dans les villes ;
- l’essentiel du réseau météorologique mondial de mesure des températures de surface est localisé dans les villes ou à leur périphérie immédiate ;
- malgré cela, le GIEC (2001) estime que la part urbaine du réchauffement récent est infime ou nulle (≤ 0,05°C par siècle).

Pour en savoir plus sur les ICU, lire notre article de synthèse.

Référence
Jáuregui E. (2005), Possible impact of urbanization on the thermal climate of some large cities in Mexico, Atmosfera, 18, 249-252. Un résumé de l’étude peut être téléchargé ici.

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