En janvier dernier, une équipe de chercheurs avait découvert que les plantes émettent naturellement du méthane lors de leur croissance (voir notre article). Deux mois plus tard, une nouvelle source naturelle de ce puissant gaz à effet de serre vient d’être découverte : les volcans de boue. Explications.
Les volcans de boue sont des cônes sous-marins formés d'eau, de gaz et d'argiles. Ils connaissent des éruptions et rejettent vers la surface des boues riches en méthane. Jusqu'à présent, les chercheurs pensaient que ce méthane dégagé des fonds marins était immédiatement métabolisé par les micro-organismes, et ne pouvait en conséquence atteindre la surface pour se répandre dans l'atmosphère. Il n’en est rien.
Une équipe de l’Institut Alfred Wegener de la recherche polaire et maritime (Allemagne), travaillant avec l'IFREMER (France), l'Institut Max-Planck de microbiologie marine (Allemagne) et l'Institut Nizhny Novgorod de physique appliquée (Russie) sous la direction d’Eberhard J. Sauter, vient d’étudier le volcan Hakon Mosby situé au large de la Norvège, à 1200 mètres de profondeur. Une éruption a projeté un nuage de méthane qui a atteint la surface et s’est répandu en flux de 0,2 mol/s (observés en 2002 et 2003). Ce qui pourrait représenter pour ce seul volcan plusieurs centaines de tonnes de CH4 par an. Les scientifiques considèrent qu’il existe des milliers de volcans de boue semblables dans les fonds sous-marins.
Ces quantités de méthane sont bien moindres que celles émises par les activités humaines, notamment l’élevage et la riziculture. Mais qu’il s’agisse des volcans de boue ou des plantes, les sources naturelles de CH4 devront désormais être prises en compte par les projections des modèles climatiques, puisqu’elles diminuent d’autant la part anthropique dans les missions et le forçage radiatif des gaz à effet de serre.
Référence
Eberhard J. Sauter E.J. et al. (2006), Methane discharge from a deep-sea submarine mud volcano into the upper water column by gas hydrate-coated methane bubbles, Earth and Planetary Science Letters, 243, 3-4, 354-365.
Les volcans de boue sont des cônes sous-marins formés d'eau, de gaz et d'argiles. Ils connaissent des éruptions et rejettent vers la surface des boues riches en méthane. Jusqu'à présent, les chercheurs pensaient que ce méthane dégagé des fonds marins était immédiatement métabolisé par les micro-organismes, et ne pouvait en conséquence atteindre la surface pour se répandre dans l'atmosphère. Il n’en est rien. Une équipe de l’Institut Alfred Wegener de la recherche polaire et maritime (Allemagne), travaillant avec l'IFREMER (France), l'Institut Max-Planck de microbiologie marine (Allemagne) et l'Institut Nizhny Novgorod de physique appliquée (Russie) sous la direction d’Eberhard J. Sauter, vient d’étudier le volcan Hakon Mosby situé au large de la Norvège, à 1200 mètres de profondeur. Une éruption a projeté un nuage de méthane qui a atteint la surface et s’est répandu en flux de 0,2 mol/s (observés en 2002 et 2003). Ce qui pourrait représenter pour ce seul volcan plusieurs centaines de tonnes de CH4 par an. Les scientifiques considèrent qu’il existe des milliers de volcans de boue semblables dans les fonds sous-marins.
Ces quantités de méthane sont bien moindres que celles émises par les activités humaines, notamment l’élevage et la riziculture. Mais qu’il s’agisse des volcans de boue ou des plantes, les sources naturelles de CH4 devront désormais être prises en compte par les projections des modèles climatiques, puisqu’elles diminuent d’autant la part anthropique dans les missions et le forçage radiatif des gaz à effet de serre.
Référence
Eberhard J. Sauter E.J. et al. (2006), Methane discharge from a deep-sea submarine mud volcano into the upper water column by gas hydrate-coated methane bubbles, Earth and Planetary Science Letters, 243, 3-4, 354-365.
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