Un récent article sur le niveau des mers ayant soulevé de vives discussions (peut-être parce que le documentaire de fiction Une vérité qui dérange y était mentionné), signalons une nouvelle étude qui rompt à son tour l'envoûtement des eaux en furie et des villes englouties pour nous ramener à une réalité plus paisible…
Dans ce nouveau travail, Simon J. Holgate (Laboratoire océanographique Proudman, Liverpool) a utilisé des séries homogénéisées de neuf marégraphes situés en divers points du globe. La valeur moyenne de la hausse du niveau des mers pour la période 1904-2003 est de 1,74 ±0,16 mm / an, en bon agrément avec les estimations globales obtenues sur un nombre plus important de marégraphes.
L'analyse des données montre que la première partie de la période (1904-1953) a connu une hausse moyenne de 2,03 ±0,35 mm/an, alors que la hausse de la seconde partie (1954-2003) est de 1,45 ± 0.34 mm. C'est-à-dire que le rythme moyen de hausse a plutôt décéléré d'une période à l'autre. Il est surtout à noter que la variabilité décennale est forte : le maximum centré autour de 1980 est de 5,31 mm/an, le minimum centré autour de 1964 de -1,49 mm/an. Ce qui montre que le niveau des mers est encore capable de baisser, même au sein du tristement célèbre réchauffement-le-plus-extrême- du-dernier-millénaire et malgré l'inertie thermique des océans.
L'auteur conclut que "la forte variabilité du rythme de changement du niveau des mers observée ces 20 dernières années n'est pas particulièrement inhabituelle". On conclura pour notre part que cette étude, en accord avec celle de Jevreja et al. 2006 déjà commentée ici, n'accrédite pas pour le moment l'hypothèse d'une accélération inexorable de la hausse du niveau des mers, bien au contraire. Les prévisions pour 2100 du prochain rapport du GIEC / IPCC, qui sera publié en février 2007, sont elles-mêmes sans commune mesure avec les vérités qui arrangent les alarmistes, mais qui relèvent pour le moment de leurs extrapolations les moins fondées.
Référence
Holgate, S.J. (2007), The decadal rates of sea level change during the twentieth century, GRL, 34, L01602, doi:10.1029/2006GL028492
Dans ce nouveau travail, Simon J. Holgate (Laboratoire océanographique Proudman, Liverpool) a utilisé des séries homogénéisées de neuf marégraphes situés en divers points du globe. La valeur moyenne de la hausse du niveau des mers pour la période 1904-2003 est de 1,74 ±0,16 mm / an, en bon agrément avec les estimations globales obtenues sur un nombre plus important de marégraphes.
L'analyse des données montre que la première partie de la période (1904-1953) a connu une hausse moyenne de 2,03 ±0,35 mm/an, alors que la hausse de la seconde partie (1954-2003) est de 1,45 ± 0.34 mm. C'est-à-dire que le rythme moyen de hausse a plutôt décéléré d'une période à l'autre. Il est surtout à noter que la variabilité décennale est forte : le maximum centré autour de 1980 est de 5,31 mm/an, le minimum centré autour de 1964 de -1,49 mm/an. Ce qui montre que le niveau des mers est encore capable de baisser, même au sein du tristement célèbre réchauffement-le-plus-extrême- du-dernier-millénaire et malgré l'inertie thermique des océans.
L'auteur conclut que "la forte variabilité du rythme de changement du niveau des mers observée ces 20 dernières années n'est pas particulièrement inhabituelle". On conclura pour notre part que cette étude, en accord avec celle de Jevreja et al. 2006 déjà commentée ici, n'accrédite pas pour le moment l'hypothèse d'une accélération inexorable de la hausse du niveau des mers, bien au contraire. Les prévisions pour 2100 du prochain rapport du GIEC / IPCC, qui sera publié en février 2007, sont elles-mêmes sans commune mesure avec les vérités qui arrangent les alarmistes, mais qui relèvent pour le moment de leurs extrapolations les moins fondées.
Référence
Holgate, S.J. (2007), The decadal rates of sea level change during the twentieth century, GRL, 34, L01602, doi:10.1029/2006GL028492
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