La plupart des végétaux sont apparus sur Terre à une époque où la concentration en gaz carbonique était 4 à 5 fois plus élevée qu’aujourd’hui. Elles ont su tirer partie de cette ressource, puisque le CO2 est utilisé avec l’eau et la lumière pour assurer la photosynthèse, et donc la croissance de la matière organique. Que le CO2 soit favorable aux cultures est connu depuis deux siècles déjà : en 1804, Nicolas de Saussure consignait cette observation dans ses Recherches chimiques sur la végétation. Dans les années 1960 et 1970, plus de 400 expériences locales de fumigation au gaz carbonique ont été développées. Et, à partir des années 1980 et 1990, l’enrichissement au CO2 est devenu l’objet d’une attention plus systématique dans le cadre des travaux sur le réchauffement climatique. Cinq types de recherche ont été menés : en méthodologie variée dans le cadre SPAR (soil-plant-atmosphere research), en serre, en tunnel à gradient de température, en chambre ouverte au sommet (OTC) et enfin en plein air (FACE : free-air CO2 enrichment).
Les forêts européennes étudiées, implantées sur d’anciens sites agricoles où la disponibilité en azote du sol était un facteur non limitant, n’ont pas soutenu leur croissance par une fixation supplémentaire de l’azote, mais par une meilleure efficacité d’absorption (NUE nitrogen use efficiency) ; les forêts américaines, dont le sol est plus pauvre en matière azotée, ont en revanche connu une meilleure fixation terrestre, sans changement dans l’efficacité d’absorption. Chaque écosystème a donc répondu à sa manière, mais dans le même sens. Conclusion des auteurs : « La réponse en fixation de l’azote par le sol et en efficacité d’absorption (NUE) de ces jeunes forêts tempérées exposées aux conditions FACE est le contraire de celle prédite par la génération actuelle des modèles biogéochimiques ». Que les modèles du cycle du carbone au développement fort récent se trompent ainsi, ce n’est pas une grande surprise : dans le cadre des affaires climatiques, on commence à avoir l’habitude de ces paramétrisations pessimistes qui s’améliorent avec le temps…Quelques regrets de voir ce quasi forum se transformer en lutte de coqs sur un tas de fumier.
Je pense représenter un lectorat de non scientifiques.
Nous nous intéressons à la science pour ce qu'elle nous aide à comprendre le monde d'une manière plus efficace que la religion.
Il est à craindre que les représentants de la démarche scientifique soient jetés avec l'eau du bain, car ils sont hélas représentés par des politico scientifiques qui eux-mêmes sont interprétés par les journalistes dits scientifiques (à tort ou à raison).
Nous sommes souvent en présence de conglomérats humains qui défendent leurs intérêts comme des corporations (médicale, scientifique, juridique, religieuse...) et en général à mon humble avis sans en avoir conscience.
Les riches groupes de presse comme les autres.
Nous, humains de base, ne faisons pas plus confiance aux scientifiques qu'aux religieux !
Nous pensons souvent que leurs intérêts idéologiques ou matériels les incitent à prendre des partis qui insultent le banal bon sens.
L’arrêt du nuage de Tchernobyl à nos frontières et l’affaire du sang contaminé ont fait bien plus de tort à la crédibilité des scientifiques (en France) que tous les cartomanciens réunis.
Il serait très souhaitable me semble-t-il, que les esprits rationnels n'oublient pas (ou apprennent) que les humains ne font pas des choix rationnels !
Même si les raisons invoquées sont fausses, une réduction des rejets industriels est-elle une mauvaise option ?
Ne peut-on se pencher sur les conséquences des choix, les faire évoluer si on les considère néfastes, plutôt que de s'envoyer des noms d'oiseaux ?
Notre situation ressemble à celle qui existait en Europe à l'époque des guerres de religions.
Et lorsqu’on prend parti (en général) contre les islamistes intégristes, on néglige les horreurs commises par nos ancêtres au nom de l'idéologie dominante de l'époque (et des idéologies en phases d'expansion) Catholiques, Protestants, Communistes... je ne cite que les systèmes, pas les individus et groupes agissant pour des intérêts particuliers
Merci donc aux existés de revenir au sujet. S’ils se croient insultés, n’est-ce pas le signe qu’ils mériteraient de l’être ?
Bravo au créateur de ce site, persévérez.| Mai 2008 | ||||||||||
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C'est pour ça que tu ne trouveras pas une reconstitution du CO2 par carottage pour 1970, 1980 ni 2000... Le point de mesure paléo du CO2 le plus récent qui signifie qq chose, c'est pour les annnées 50. Et encore, on lui a appliqué un décalage temporel arbitraire: la date de la bulle est de 1900 (on le SAIT en détectant les couches de neiges annuelles, telles les cernes d'un arbre) et on décide que le CO2 dans cette bulle date de 1950. Une bulle datant de l'an 1950 devrait contenir le CO2 de... 2000, en attendant qu'elle se scelle, ainsi l'ont décidé les glacio-climatologues. Car comme on peut s'en douter, la concentration de CO2 par les carottes pour 2000 ne colle pas avec celle des mesures directes alors on balaie ce point de mesure qui cloche sous le tapis.
C'est aussi incroyable mais c'est comme ça que ça se passe, oui Monsieur ! N'importe qui peut vérifier facilement mes dires.
Quand je dis que c'est de la religion et pas de la science...