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Résister au réchauffement médiatique !

Les températures battent chaque année des records, les glaces fondent partout, la hausse du niveau des mers s'accélère, les événements extrêmes se multiplient, les peuples premiers sont menacés, les espèces vont disparaître en masse... tout cela par la faute de l'homme, de l'émission des gaz à effet de serre, du réchauffement climatique global qui en résulte. Ce grand récit vous est familier ? Oubliez-le.

Malgré le bombardement permanent de nouvelles alarmistes présentées comme autant d’évidences scientifiques, il n’existe aujourd’hui aucun consensus chez les experts du climat. Vous désirez aller au-delà des effets d’annonce ? Connaître les tenants et aboutissants du climat présent et à venir ? Découvrir la face cachée du débat climatique ? Bienvenue sur Climat Sceptique, le blog de résistance à l’air (réchauffé) du temps. Il est animé par Charles Muller, auteur et journaliste scientifique. Et ouvert à toutes les compétences.

Précision importante : il n’existe aucun conflit d’intérêt dans les textes que vous allez lire. Ce site ne bénéficie pas des subsides des industries de l’énergie fossile. Ni des subventions de gouvernements soucieux de légitimer leurs choix politiques. Ni de dons d’organisations écologistes désireuses de faire progresser leur cause. Bref, nous sommes pauvres, mais libres.

Bonne lecture.
Une fois n’est pas coutume, on se livrera ici à un petit calcul de coin de table : comment le climat a-t-il réagi au forçage anthropique après deux siècles de révolution industrielle et de croissance démographique ? Que prévoient les modèles de leur côté ? La comparaison est-elle de nature à miner le scepticisme ?

Pour éviter toute polémique inutile et pour simplifier l’exposé, prenons les « meilleurs estimations » de l’AR4 2007 du GIEC, en ignorant les incertitudes attachées à chacune de ces valeurs.

L’ensemble des forçages anthropiques positifs de l’ère moderne s’élève en 2005 à 3,17 W/m2, ce qui représente déjà 85 % du forçage d’un doublement CO2 (3,7 W/m2). La hausse des températures de surface entre 1850-1899 et 2001-2005 est de 0,76 °C.

Il se trouve que le GIEC a publié les estimations de la « réponse climatique transitoire » à un doublement CO2 des modèles. Il s’agit de l’évolution immédiate des températures de surface, sans que l’ensemble des rétroactions aient joué jusqu’à retrouver l’équilibre (et sans effet retardé de l’inertie thermique des océans). Voici la liste de ces estimations par modèles pour un doublement CO2 et, en approximation linéaire (pas trop grave en transitoire), pour 85 % d’un doublement CO2, c’est-à-dire le forçage de 3,17 W/m2 que le climat a déjà enregistré selon le GIEC.


On constate que tous les modèles AR4 sont largement au-dessus de la valeur de 0,76 °C pour 85 % d’un doublement CO2, près de la moitié d’entre eux exagérant d’un facteur 2, voire 3 cette valeur.

Il faut se rendre à l’évidence : à 85 % d’un doublement CO2, la réponse réelle du climat reste très modeste, bien plus modeste que la prévision des modèles utilisés par le GIEC.

Mais alors, pourquoi les modèles surestiment tant la sensibilité transitoire du climat aux forçages anthropiques ? La réponse est connue : les forçages négatifs de l’humanité masqueraient le réchauffement. Il s’agit en l’occurrence des effets directs et indirects des aérosols anthropiques. Sans les aérosols, le climat réagirait comme le prévoient les modèles. Ce point appelle plusieurs commentaires.

- Les aérosols sont actuellement le poste du bilan radiatif ayant le plus faible « niveau de compréhension scientifique ». Non seulement on estime mal leurs émissions globales, mais on connaît mal leur microphysique et leurs effets réels. Donc, les modélisateurs nous demandent de les croire quand ils trouvent une sensibilité forte tout en reconnaissant que l’élément-clef de cette croyance est aussi le moins bien connu. Premier motif de scepticisme.

- Concernant l’estimation du forçage négatif des aérosols, la tendance est à la baisse depuis une dizaine d’années, qu’il s’agisse de leurs effets directs ou indirects. Plus on progresse, moins il semble que ces aérosols ont d’effet important. Par ailleurs, suite aux mesures anti-pollution ou à la disparition du bloc de l’Est, la tendance des émissions d’aérosols est en baisse depuis les années 1985-1990 en Amérique, en Europe, en Russie et au Japon (mais en hausse en Asie). Cela signifie que les 0,76 °C pour 1850-2005 incluent déjà en bonne part le « non-masquage » du réchauffement par les aérosols, car leur durée de vie atmosphérique est courte. Deuxième motif de scepticisme.

- Les 0,76 °C de hausse des températures de surface 1850-2005 ne sont pas entièrement attribuables aux forçages anthropiques du bilan radiatif, tant s’en faut. Bien que la dernière estimation du GIEC pour le forçage solaire soit très faible (0,12 W/m2), la plupart des comparaisons d'ensemble de modèles montrent que le facteur solaire a joué dans la hausse 1850-1950, et plusieurs travaux récents ont conclu qu’il représente encore 10 à 30 % de la hausse 1970-2000. L’irradiance totale seule (les 0,12 W/m2) ne semble pas expliquer cette signature, et les chercheurs se penchent aujourd'hui sur des effets indirects du soleil (soit les UV et XUV à travers le couplage stratosphère-troposphère, soit le couplage avec le rayonnement cosmique et l’effet sur la nébulosité). Au soleil s’ajoutent la variabilité intrinsèque du climat, toujours très mal contrainte par la modélisation numérique, et le biais des enregistrements de surface (presque toutes les stations terrestres ont connu des modifications importantes de leur environnement au cours du XXe siècle). Cela signifie que la hausse des températures de surface spécifiquement attribuable au forçage radiatif anthropique est sans doute inférieure à 0,76 °C. Troisième motif de scepticisme.

En conclusion, les données d’observation montrent que les températures de surface sont assez peu sensibles aux forçages anthropiques et que le réchauffement moderne se situe pour le moment bien en deçà des estimations de tous les modèles. La charge de la preuve est donc inversée : s’ils veulent rendre crédibles leurs projections alarmistes, voire catastrophiques, les modélisateurs doivent nous présenter autre chose que des bricolages paramétrisés sur la variable d’ajustement des aérosols. Et cette exigence sera d’autant plus forte que le climat ne suit pas leurs projections, ce qui est le cas depuis six ans déjà avec une stagnation manifeste des températures de surface et de basse troposphère, malgré la supposée « hausse sans précédent des émissions de carbone » et « accélération alarmante du réchauffement ».

Il serait temps de sortir de l’autisme des slogans médiatiquement amplifiés à destination de foules apeurées et de décideurs pressés. Les questions posées par les sceptiques attendent toujours des réponses convaincantes.

Commentaires

Le document BP :
http://www.bp.com/liveassets/bp_internet/globalbp/globalbp_uk_english/reports_and_publications/statistical_energy_review_2007/STAGING/local_assets/downloads/pdf/statistical_review_of_world_energy_full_report_2007.pdf


Vous noterez qu'appart l'Amérique du Nord ou les réserves baissent partout ailleurs elles croissent.
commentaire n° : 51 posté par : Curieux le: 22/11/2007 15:45:33

@curieux


Je trouve ton analyse tres pertinente. Je suis assez d'accord avec cette derniere

commentaire n° : 52 posté par : anthony le: 22/11/2007 15:48:01
L'irak va tripler sa production..... et ce n'est pas le seul
commentaire n° : 53 posté par : anthony le: 22/11/2007 15:50:54
Je suis allé faire, sur les conseils de #48 un tour sur Google et j'ai trouvé cette référence :

http://academie-technologies.fr/publication/rapports/petrole/Chap2.pdf

L'article me semble très bien fait. Deux conclusions me semblent en ressortir :
- paradoxalement (mais ce fut à plusieurs reprises le cas), la hausse du prix du baril fait croître les réserves exploitables,
- le peak énergie est très, très difficile à définir.
Il faut ajouter à tout ce que nous connaissons en matière de ressources fossiles la tourbe. N'en déplaise aux protecteurs de ces milieux sur lesquels je travaille et que j'ai réticence à voir transformés en carrière, le stock de carbone que recèlent les tourbières est de l'ordre du total charbon+gaz+pétrole tels qu'on l'évalue actuellement.

Vous avez dit : crise de l'énergie? Quelle crise?
commentaire n° : 54 posté par : Fabge le: 22/11/2007 16:21:44
"Vous avez dit : crise de l'énergie? Quelle crise?"

Crise morale. Les gens ont besoin de croire à la fin du monde pour donner un sens à leur vie. C'est triste, mais c'est comme cela.
commentaire n° : 55 posté par : floyd le: 22/11/2007 16:26:49
Triste? L'être humain a ce genre de contradiction. J'ai lu (je ne sais plus où) que les tragédies collectives renforçaient le sentiment de bonheur individuel.

J'ai trop de respect pour les sociologues et les psys pour développer plus, mais je sens, une fois encore, combien les sciences humaines sont importantes dans ce débat.
commentaire n° : 56 posté par : Fabge le: 22/11/2007 17:15:25

C’est vrai Curieux, d’où tires-tu tes chiffres ? Ton optimisme n’a d’égal que le catastrophisme du GIEC


A tous les sceptiques du peak oil ( PO), je suggère d’aller faire un tour sur le site de l’ASPO. Consulter le CV des membres et je pense que vous ne pourrez plus douter du sérieux du site. A part quelques brebis galeuses qui sont prêtes à manger à tous les râteliers , la classe dirigeantes des compagnies pétrolières est largement représentée et tout ce monde était encore en poste il y a peu ; bien sûr la retraite permet de dire tout haut , ce que l’on pensait tout bas quand on était en activité ( à rapprocher de ma remarque concernant les réserves affichées). Ce ne sont donc pas des experts étatiques Abitbol , qui disent tout et n’importe quoi ; et il est clair que l’IFP est prêt à noyer le poisson concernant ce sujet ; trop de subventions et d’intérêts sont en jeu


Je vois aussi que certains confondent réserves et production ; si l’Irak est dans un triste état actuellement , c’est justement parce que certains connaissaient parfaitement ses réserves, et s’il est obligé de tripler sa production pour se rétablir , cela rapprochera d’autant plus l’imminence du PO.


Par ailleurs Fabge, il ne faut pas confondre réserves techniques et réserves commerciales ; il est clair que si le prix du baril augmente cela permet de racler un peu plus le fond des tiroirs.


Quant à exploiter les tourbières , oui ! Si vous croyez que l’homme dans le futur va réintégrer les cavernes


L’ère de l’énergie bon marché est terminée ; alors, concernant le problème énergétique de demain, j’adopte l’attitude des alarmistes face au réchauffement climatique : la différence, c’est que les réserves de carbone fossile sont bien connues, alors qu’on peut émettre des réserves sur le rôle du CO2 dans le RC


Ah ! encore une question pour Curieux : comment faire pour éliminer 7 milliards de personne sur Terre en 50 ans ?

commentaire n° : 57 posté par : the fritz le: 22/11/2007 18:57:57

@thefritz


Des sites web avec des experts il y en a pour tous le monde ;-) Il va sans dires, que les experts des uns sont toujours meilleurs que ceux des autres et surtout plus objectifs ;-)


Pour le PO, cela fait un bail que les "experts" le promettent pour le lendemain. On s'en lasse un peu

commentaire n° : 58 posté par : anthony le: 22/11/2007 19:20:02
@ the Fritz

Il suffit d'avoir vu une centrale thermique ultramoderne fonctionnant à la tourbe (Finlande, Estonie) pour cesser de considérer la tourbe comme un combustible du passé. La Russie a le premier stock au monde (20% du territoire) et sait quelle utilisation peut en être faite. Poutine dort sur un matelas d'équivalent or.
Lorsqu'il sera établi que le CO2 ne contribue que marginalement à l'effet de serre, l'exploitation des combustibles fossiles repartira de plus belle (si tant est que le débat actuel ait tant soit peu ralenti l'extraction, ce dont je doute).

Les réserves techniques deviennent des réserves commerciales dés que la technologie est au point et que la demande le justifie.
Ce ne sera certainement plus l'ère du pétrole "facile", mais le fossile a encore de beaux jours devant lui.
A tout prendre, je préfère personnellement d'ailleurs qu'on exploite des sources d'énergie concentrée plutôt que de sacrifier la production alimentaire à la culture des biocarburants.
commentaire n° : 59 posté par : Fabge le: 22/11/2007 19:23:15
#57
Vous dites : "L’ère de l’énergie bon marché est terminée".
Et le charbon? Il est peut-être très polluant, mais cela n'empêche pas la Chine d'ouvrir de nouvelles centrales chaque semaine!
commentaire n° : 60 posté par : floyd le: 22/11/2007 19:36:39

L'irak va tripler sa production" reponse de thefritz "Je vois aussi que certains confondent réserves et production" Au fait, le PO c'est bien quand on ne peut plus augmenter sa production ?


 

commentaire n° : 61 posté par : anthony le: 22/11/2007 19:38:55
@ the fritz, suit mes liens.

secundo, mon texte implique que le PO est indéterminable (mais que les réserves sont finis).

tertio, je cite un "peak" de population en 2050 à 9 milliards d'hommes ou lis-tu que j'en supprime 7 milliards ? Au contraire, bien venu au 3 milliards de nouveaux venus ! C'est toi qui panique !

Ce qui t'échappe dans mon analyse c'est sa partie dynamique :
La conjugaison des réserves, des nouvelles énergies, des nouvelles technologies et de la fluctuation de la démographie.

Relie mon post, cool, avec une bonne bière (ou autre chose…) je pense que nous serons d'accord.

commentaire n° : 62 posté par : Curieux le: 22/11/2007 20:18:33
@62

En ce qui concerne la baisse de la population, ce n'est pas si faux. Je crois que c'est au Japon que la population, par le simple non renouvellement des générations, aura perdu 50% de sa population (hors immigration, très faible). Il y a même des pays d'Europe (je ne sais plus lesquels) où les projections (qui valent ce qu'elles valent) donneraient tout simplement la disparition de la population. C'est un problème autrement grave que les peurs environnementales.
commentaire n° : 63 posté par : Fabge le: 22/11/2007 20:37:04
Suite du précédent :

La date prévue pour une diminution de 50% de la population du Japon est 2100.
commentaire n° : 64 posté par : Fabge le: 22/11/2007 20:58:52

Curieux, je ne suis pas biereman; je te cite:


Les démographes prévoient le “peak” de population en 2050 à 9 milliards de personnes.
Mais surtout après, une baisse très rapide, peut-être moins de 2 milliards en 2100 !


9-2 ,cela fait bien 7 milliards de disparus; si tu voulais dire qu\\\'on reviens à 7 milliards en 2100 , avoue que tu t\\\'es mal exprimé

commentaire n° : 65 posté par : the fritz le: 22/11/2007 21:16:53

@62


50% de perte de population entre maintenant et 2100, n\\\'est pas pareil que 50% entre 2050 et 2100; et quand bien même: 50% de 9 c\\\'est 4,5; 9-4,5 =4,5 milliards et non 2 comme annoncé par curieux

commentaire n° : 66 posté par : the fritz le: 22/11/2007 22:25:16
@61 extrait du dernier bulletin : Le partisan le plus convaincu du réchauffement global Hansen de la NASA vient de sortir un scénario peak oil où le taux de CO2 dans l’atmosphère ne dépassera pas 450 ppm. On peut donc dire que le but de répandre le message du pic du pétrole est accompli, surtout que depuis 2 ans la production de pétrole oscille entre 84 et 85 Mb/d. ASPO est devenu la référence incontestée des prévisions réalistes. Je cite@ 61 Au fait, le PO c'est bien quand on ne peut plus augmenter sa production ? Le problème c'est que c'est pas tellement parce qu'on ne peut plus, mais qu'on ne veut plus; depuis que les émirs se sont rendu compte qu'il n'y en a plus que pour une génération, on ferme le robinet pour faire durer le plus longtemps possible et en tirer un maximum de profit
commentaire n° : 67 posté par : the fritz le: 22/11/2007 22:36:10

@ 59


Les réserves techniques deviennent des réserves commerciales dés que la technologie est au point et que la demande le justifie.
Ce ne sera certainement plus l'ère du pétrole "facile", mais le fossile a encore de beaux jours devant lui.
A tout prendre, je préfère personnellement d'ailleurs qu'on exploite des sources d'énergie concentrée plutôt que de sacrifier la production alimentaire à la culture des biocarburants.

Commentaire n° 59 posté par: Fabge le 22/11/2007 - 19:23:15


#57
les réserves techniques deviennent des réserves commerciales dès que  la technologie n'obère pas le prix de la production; la demande elle est là; voir @ 60

 

OK pour le reste
commentaire n° : 68 posté par : the fritz le: 22/11/2007 22:45:53
@ the fritz
sur ASPO : http://aspofrance.org/news/le-pic-de-production-de-petrole

le graphique revient à 0 en… 2150 et nous sommes en… 2007. j'ai écrit réserve de pétrole 150 ans…

j'ai écrit : " Mais surtout après, une baisse très rapide, peut-être moins de 2 milliards en 2100 ", ceci est une prévision démographique pas un génocide. Pour info, les démographes parlent même d'un risque de disparition de l'humanité !

@ the fritz, c'est toi qui y fait allusion, mais si tu ne lis pas mieux gaffe à bieremen ! ;)
commentaire n° : 69 posté par : Curieux le: 22/11/2007 22:50:15

@thefritz


Je ne suis pas dans la tête des dirigeants de l'opep.


"L'Opep a accepté de remettre sur le marché à partir du 1er novembre 500.000 barils par jour sur un total de 1,7 million de barils qu'elle avait retiré..."


A cela il faut rajouter que la production depends beaucoup de l'etat des installations (irak, iran...)


"De plus, les gisements aujourd'hui à maturité contiennent potentiellement beaucoup de pétrole qu'on ne sait pas encore extraire. En effet les taux d'extraction actuels sont d'environ 30%, et chaque point gagné au-delà est équivalent à environ trois ans de production,selon certains, pourrait il atteindre 50 à 60% du fait des progrès technologiques ; ce qui entrainerait la réouverture de gisements considérés aujourd'hui comme épuisés."


"Bien qu'une grande majorité du sous-sol terrestre ait été exploré, il est encore aujourd'hui très difficile de savoir s'il reste beaucoup de pétrole à découvrir ou pas. En effet, les zones dites "d'off shore" profond ont été encore peu explorées (2,3 millions de km carrés pour une surface totale de 55 millions de km carrés). "


Comme tu vois le debat est loin d'être clos.

commentaire n° : 70 posté par : anthony le: 23/11/2007 05:00:26
@ the fritz, sur la population mondiale, j'avais un excellent article, mais, walou, pas moyen de remettre la main dessus.

Donc comme apéritif, voici Wikipeda.

Crash démographique, À l'échelle mondiale, selon l'hypothèse moyenne retenue par l'ONU en 2004, après une période de croissance jusque vers 2050 où elle atteindrait 9,1 milliards d'habitants, la population mondiale se mettrait à décroître, retrouverait en 2100 son niveau de 2006, puis régresserait à 3 milliards (population de 1960) en 2200. Les prévisions de l'ONU sont cependant régulièrement revues à la baisse. L'ONU prévoyait ainsi pour 2050 : 11,1 Mds d'habitants (en 1973) ; 9,4 Mds (en 1996) ; 9,3 Mds (en 2000) ; 9,07 Mds (en 2004).

En fait dans mon article introuvable, les démographes étaient nettement plus pessimistes (optimistes ?) que l'ONU
commentaire n° : 71 posté par : Curieux le: 23/11/2007 08:52:19

Anthony,


je veux bien qu'on va améliorer la récupération assistée dans les réservoirs en fin de vie, notamment en injectant le CO2 décrié; mais passer de 30 à 40 % de recup,c'est déja une performance qui coûte cher et encore cela dépend énormément de la nature duréservoir ,de sa porosité et sa perméabilité; aller au delà c'est possible ; il faudrait envoyer de la lessive ; bien sûr les fabriquants de lessive seraient content, mais cela ne vaut pas la chandelle

commentaire n° : 72 posté par : the fritz le: 23/11/2007 09:28:43
@ the fritz, si tu regarde attentivement les chiffres publiés sur le "peak oil" ils sont clairs, pétrole, + de 150 ans, charbon plusieurs siècles (de 2 à 5 selon les sources). et il faut rajouter le gaz, la tourbe, les schistes bitumineux.

Nous ne serons pas en manque d'énergie avant plusieurs siècles.

D'ici là les technologies auront profondément évolué, la population aura très sensiblement diminué.

Le "peak oil" est un truc d'alarmiste, un tour de passe passe qui consiste à artificiellement faire croire que la fin des kérogène est dans moins 50 ans en remplaçant les réserves réelles par une hypothétique valeur économique d'extraction.
Ce raisonnement est ubuesque.

Economiquement d'abord, le prix du pétrole (seulement lui, pas le charbon) est certes au plus haut, mais cela est dû à l'état politique du monde est n'a rien avoir avec les réserves. De plus, ce prix soit disant élevé est en fait très stable en monnaie constante depuis plusieurs décennies.
A brève échéance (50 ans ) la demande va très peu croître technologie oblige. Au delà, à 100 ans elle va baisser technologie et démographie obligent cette fois.

Plus généralement la seule chose chère sur notre planète c'est le travail humain. Certains kérogènes (pas tous !) seront difficiles à extraire, mais cela se fera via une industrialisation des process donc avec peu de travail humain. Tu verras (enfin si tu as moins de trente ans) que même en 2050 le prix du pétrole n'aura pas augmenté en monnaie constante.
commentaire n° : 73 posté par : Curieux le: 23/11/2007 10:20:52
Pour compléter @72 et 73

Le Monde a récemment publié un article sur la quasi impossibilité de réaliser un programme d'équipement en centrales nucléaires soutenu. Les fossiles ont encore de l'avenir (je ne parlais pas de moi, ni de certains participants à la discussion).

La seule énergie véritablement renouvelable, c'est le soleil.
commentaire n° : 74 posté par : Fabge le: 23/11/2007 11:03:22
Question, au vu des commentaires :  est-ce que l'EIA est selon vous  à ce point à côté de la plaque pour établir les modèles de production ?

http://www.theoildrum.com/tag/update
commentaire n° : 75 posté par : luc le: 23/11/2007 11:29:56

@ the fritz, si tu regarde attentivement les chiffres publiés sur le "peak oil" ils sont clairs, pétrole, + de 150 ans, charbon plusieurs siècles (de 2 à 5 selon les sources). et il faut rajouter le gaz, la tourbe, les schistes bitumineux.



Cela veut dire quoi 150 ans de réserves si l'on sait qu'avec la demande actuelle en trente ans elles seraient grillées

Nous ne serons pas en manque d'énergie avant plusieurs siècles.


Nous ne serons pas en manque d'énergie avant plusieurs siècles.

Je le crois aussi, je pense même que l'homme ne sera jamais en manque d'énergie

D'ici là les technologies auront profondément évolué, la population aura très sensiblement diminué.

Le "peak oil" est un truc d'alarmiste, un tour de passe passe qui consiste à artificiellement faire croire que la fin des kérogène est dans moins 50 ans en remplaçant les réserves réelles par une hypothétique valeur économique d'extraction.
Ce raisonnement est ubuesque.

Economiquement d'abord, le prix du pétrole (seulement lui, pas le charbon) est certes au plus haut, mais cela est dû à l'état politique du monde est n'a rien avoir avec les réserves. De plus, ce prix soit disant élevé est en fait très stable en monnaie constante depuis plusieurs décennies.


D'ici là les technologies auront profondément évolué, la population aura très sensiblement diminué.Le "peak oil" est un truc d'alarmiste, un tour de passe passe qui consiste à faire croire que la fin des kérogène est dans moins 50 ans en remplaçant les réserves réelles par une hypothétique valeur économique d'extraction. Ce raisonnement est ubuesque.Economiquement d'abord, le prix du pétrole (seulement lui, pas le charbon) est certes au plus haut, mais cela est dû à l'état politique du monde est n'a rien avoir avec les réserves. De plus, ce prix soit disant élevé est en fait très stable en monnaie constante depuis plusieurs décennies.

C'est vrai pour le prix de l'essence, c'est moins vrai pour le prix du brut et cela dépend énorment de quelle monnaie tu parles
A brève échéance (50 ans ) la demande va très peu croître technologie oblige. Au delà, à 100 ans elle va baisser technologie et démographie obligent cette fois.
Les prévisions à cent ans je m'en moque, c'est comme celle du GIEC; parlons à trente voire cinquante; si la demande baisse ou n'augmente guère, c'est que le coût devient excessif ou que l'on commence à remplacer le petrole par le charbon; faudra effectivement compter sur une forte augmentation du rendement énergétique et surtout sur un changement radical de nos modes devie et de consommation
Plus généralement la seule chose chère sur notre planète c'est le travail humain.


A brève échéance (50 ans ) la demande va très peu croître technologie oblige. Au delà, à 100 ans elle va baisser technologie et démographie obligent cette fois.Plus généralement la seule chose chère sur notre planète c'est le travail humain.

C'est quoi ça encore; le travail humain est chère chez nous mais pas partout; les délocalisations sont là pour le prouver


commentaire n° : 76 posté par : the fritz le: 23/11/2007 11:42:54
Cela veut dire quoi 150 ans de réserves si l'on sait qu'avec la demande actuelle en trente ans elles seraient grillées

Mon post t'explique que tu confonds "peak" et réserve, but des alarmistes, prend un dictionnaire !

C'est quoi ça encore; le travail humain est chère chez nous mais pas partout; les délocalisations sont là pour le prouver.

Non j'écris que seul le travail humain est cher. aussitôt que tu industrialise les coûts chutent. Une petite voiture coûte ~8000 €, le coût d'un cadre moyen facturé c'est ~450€ jour ! Essaie à toi tout seul de fabriquer en 20 jours une petite auto !
commentaire n° : 77 posté par : Curieux le: 23/11/2007 12:05:03
bb
commentaire n° : 78 posté par : Curieux le: 23/11/2007 12:06:04

Curieux tu racontes n'importe quoi ! "La demande de pétrole ne va pas beaucoup augmenter" ... c'est tellement absurde qu'on se demande sous quel chapeau tu es allé chercher cette idée !


La question des réserves est secondaire, quand tu dis que la dernière goutte de pétrole sera extraite dans 150 ans, cela n'a aucun sens, la dernière goutte de pétrole ne sera jamais extraite, il y aura toujours du pétrole dans la Terre dans mille ans !


Ce n'est pas le problème, tu ne comprends visiblement rien, essaye de réfléchir !

commentaire n° : 79 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 23/11/2007 12:41:32

Curieux,


j'arrête les discussions , si tu veux on reparle climat

commentaire n° : 80 posté par : the fritz le: 23/11/2007 12:49:32
La demande de pétrole ne va pas beaucoup augmenter, 1,6% de plus par an
commentaire n° : 81 posté par : Curieux le: 23/11/2007 17:18:29

".....mais cela ne vaut pas la chandelle"


"Ainsi, dans le passé, l'exploitation "off shore" était au début considérée comme beaucoup trop chère et presque impossible, alors qu'aujourd'hui plus personne ne remet en cause la rentabilité de ces explorations et pour autant le prix du brut en terme réel ne s'est pas envolé"........."Ainsi les huiles extra-lourdes de l'Orénoque au Vénézuela, n'étaient autrefois exploitables que pour un prix du baril supérieur à 30 dollars américains. La diminution du coût de développement rend aujourd'hui possible cette exploitation pour un prix du baril à 15 dollars américains."


 

commentaire n° : 82 posté par : anthony le: 23/11/2007 22:29:06

1,6% par an c'est pas beaucoup ? Il va fallor réviser les intérêts composés !


Supposons aujourd'hui à 85 millions de barils de pétrole/jour la consommation, dans trente ans on obtient une consommation de presque 150 millions de barils/jour ! 

commentaire n° : 83 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 23/11/2007 23:32:13
137 exactement.... soyons précis...
commentaire n° : 84 posté par : laurent le: 24/11/2007 01:56:24
@ iPidiblue et le peak oil
La question des réserves est secondaire, …, la dernière goutte de pétrole ne sera jamais extraite…
…tune comprends visiblement rien, essaye de réfléchir !


pourquoi tant de haine alors que je dis précisément la même chose ?

"Le "peak oil" est un truc d'alarmiste, un tour de passe passe qui consiste à artificiellement faire croire que la fin des kérogènes est dans moins 50 ans en remplaçant les réserves réelles par une hypothétique valeur économique d'extraction".
commentaire n° : 85 posté par : Curieux le: 24/11/2007 09:41:19

Laurent je n'ai pas de calculette sous la main, mais sur un bout de papier au crayon j'obtiens 148.


Ce sont des intérêts composés pas simples !


 


Sur quarante ans je vais refaire le calcul, on doit obtenir plus qu'un doublement de la consommation, à vue de nez !

commentaire n° : 86 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 24/11/2007 11:38:33
Je confirme sur quarante ans le facteur multiplicateur est 2,043 donc plus du doublement !
commentaire n° : 87 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 24/11/2007 12:08:51
La formule est : a(1+taux)^années

mais le 1,6 n'est pas un taux "fixe bancaire", ce calcul (à taux constant) n'a pas grand sens. je le donne parce que c'est celui utilisé dans mes sources.

Le raisonnement que je tiens est fondé sur une décroissance prévue de la population qui, couplé, avec une améliorations et des innovations technologiques entraînera mécaniquement une diminution de la consommation de kérogène dans un laps de temps significativement plus court que les "disponibilités" de kérogène.
commentaire n° : 88 posté par : Curieux le: 24/11/2007 12:22:40
#86
Il n'y a rien de plus simple que le calcul d'une augmentation de 1,6% par an (taux fixe), et ce n'est pas une problématique uniquement bancaire.
La formule a été donnée par Curieux, ce qui donne donc 85*1,016^30=137... le résultat que j'ai donné plus haut.

Sur 40 ans, cela donne 160, soit moins d'un doublement.
commentaire n° : 89 posté par : laurent le: 24/11/2007 16:13:00
Oui mathpower donne des résultats faux pour les puissances d'un nombre ! C'est un comble ...
commentaire n° : 90 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 24/11/2007 22:58:29
La leçon que j'en tire c'est que si même un programme informatique supposé sérieux n'est pas foutu de vous faire un calcul de maths juste, alors qu'est-ce que ce doit être pour des modèles climatiques !
commentaire n° : 91 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 24/11/2007 23:37:24
Tous ceux qui nous prédisent la fin du pétrole font la même erreur que Malthus (je sais que ce parallèle va plaire !).

Ils prolongent les courbes, ils partent de l'hypothèse que l'économie, les techniques, les modes de vie, ne changent pas, alors que c'est tout le contraire.

Un ministre saoudien disait : «L'âge de pierre ne s'est pas arrêté par manque de silex, l'âge du pétrole ne s'arrêtera pas par manque de pétrole.»

Contrairement à ce que beaucoup racontent, notre prospérité n'est pas basée sur le pétrole, mais sur une idée, ce que Alain Peyrefitte appelait la société de confiance.

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

Tant qu'il sera permis aux hommes d'être aventureux, d'entreprendre, de risquer, d'innover et d'espérer en améliorer leur vie par l'enrichissement, nous nous adapterons de manière bénéfique.

Je ne peux pas vous dire comment, je ne lis pas l'avenir, je ne peux pas à moi seul deviner ce qui finira par sortir des interactions économiques de millions d'hommes confrontés à la hausse du prix du pétrole (si celui-ci se raréfie, ce qui n'est pas certain).

Mais ce que je sais, c'est qu'en gardant des principes sains (1), nous protégeons les mécanismes nous permettant de nous adapter.

(1) le«principe de précaution» est l'outil pour bloquer sur des bases irrationelles  l'innovation, c'est un principe malsain.
commentaire n° : 92 posté par : Franck Boizard (site web) le: 25/11/2007 08:32:12

Cela ressemble à de jolies phrases tirées d'un manuel de morale optimiste !


Bien entendu l'humanité continuera avec ou sans pétrole mais bon et alors on fait quoi ? 

commentaire n° : 93 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 25/11/2007 10:52:17
Tout à fait d'accord avec 92.

Les études scientifiques sont des outils, quelles soient en accord avec ou non avec l'hypothèse du réchauffement climatique causé par l'Homme.
L'important étant que les hommes soient d'accord sur la philosophie qui doit conduire leur destin commun .

Le principe de précaution c'est au moins le ralentissement du progrès, voire sa fin.
commentaire n° : 94 posté par : Abitbol le: 25/11/2007 10:57:47
iPidiblue et le peak oil

le monsieur vient de te dire :
"tannt qu'il sera permis aux hommes d'être aventureux, d'entreprendre, de risquer, d'innover et d'espérer en améliorer leur vie par l'enrichissement, nous nous adapterons de manière bénéfique"

Si on te dis quoi faire aujourd'hui pour demain, il ne sera plus permis aux hommes…

Tu préfères ?
commentaire n° : 95 posté par : Curieux le: 25/11/2007 10:59:55
Mon clavier a fourché, lire :

Si on te dis, aujourd'hui, quoi faire pour demain, il ne sera plus permis aux hommes, etc.
commentaire n° : 96 posté par : Curieux le: 25/11/2007 11:23:36

Oui en somme faire la guerre fait partie des aventures humaines permises, c'est bien comme cela que le comprennent les américains qui sont partis en Irak, un pari comme un autre après tout ...


Le docteur Folamour est basé sur le même genre d'esprit d'aventure ...


Au fond s'il reste un seul homme après une apocalypse nucléaire, on pourra toujours dire qu'il a touché le gros lot et qu'il a gagné la partie !


Franck Boizard les musulmans sont des fatalistes, et si nous n'étions pas allé creuser leur sous-sol ils en seraient encore à dormir sur leur or noir ... donc leur philosophie à la mord-moi-le-noeud je m'en tamponne le coquillard !

commentaire n° : 97 posté par : iPidiblue et le peak oil le: 25/11/2007 11:42:25
@ Charles Muller

A quand le prochain sujet?
Il me semble que, dés qu'il n'y a pas de renouvellement, le dernier sujet en date dévie et on y retrouve des commentaires, parfois intéressants, parfois un peu à côté de beaucoup de plaques.

Je sais que c'est un gros boulot à chaque fois et que le scepticisme ne fait pas forcément vivre...

Cela pose surtout la question de la bonne formule pour votre site. J'en profite d'ailleurs pour vous féliciter de bien citer vos sources à chaque fois (d'où le gros boulot).
commentaire n° : 98 posté par : Fabge le: 25/11/2007 12:03:27
C'est votre soif immodérée pour le pétrole qui bloque toute innovation et tout progrès , pas le fait de dire qu'il vaudrait mieux l'utiliser plus intelligemment. Ce qui ouvrirait la porte à de nouvelles technologies.

C'est le fait d'hommes frileux  et peureux face à un avenir dont ils ne percoivent pas la couleur et qui sont   réticents à tout changement !








commentaire n° : 99 posté par : spetsnatz le: 25/11/2007 12:12:04
@Spetsnatz
Tu a faux sur toute la ligne.... Je (et je suppose que c'est pareil pour beaucoup ici...) n'ai rien à faire du pétrole en soit... mais uniquement pour ce que l'on peut en faire...
Ce qui compte, c'est le coût d'une technique ou d'une matière... pas la technique ou la matière elle-même. Par exemple, si demain la loi m'autorise à mettre de l'huile de colza dans mon diesel, et que les taxes appliquée font que c'est moins cher que le gasoil... le changement sera immédiat (j'ai déjà testé... ça marche très bien)

Le moteur de l'innovation et du progrès, ce sont les besoins et les économies prévisibles.
Le principe de précaution, quand il est mal défini et mal appliqué, consiste à nier le besoin.... donc les inovations et le progrès. Poussé au bout, il bloque même toute avancée technologique.

Qu'il faille se prévenir, par des études à coût raisonable, contre les possibles effets néfastes d'une technologie... oui... mais il est évident que dès que le coût devient déraisonable, alors tout progrès est bloqué... et tout le gain de ses progrès aussi.

... et c'est justement ceux qui ont peur du changement et face à "un avenir dont ils ne percoivent pas la couleur) qui militent pour rendre déraisonable le coût du principe de précaution.... pas l'inverse...
commentaire n° : 100 posté par : laurent le: 25/11/2007 17:01:45
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