Tandis que l'administration Bush est accusée d'avoir minimisé le réchauffement dans certains documents officiels (une éventualité à considérer de près, l'enquête est en cours), la climatologie américaine connaît ses premières chasses aux sorcières. Les chiens de garde du carboniquement correct réclament la tête de deux climatologues d'Etat. Leur crime? Ils refusent publiquement d'endosser les conclusions du Rapport 2007 du GIEC. Sacrilège suprême en ce règne du consensus obligatoire...
George Taylor est climatologue d'Etat (un poste administratif) dans l'Oregon, il est apprécié par ses pairs et il a été élu deux fois dans le passé au poste de président de l'Association américaine des climatologues d'Etat.
Mais voilà ce problème : cet homme - dont il est difficile de nier qu'il est un "spécialiste du climat" - remet en cause les conclusions du GIEC et affirme : "La plupart des changements climatiques que nous avons constatés pour le moment sont le résultat de variations naturelles".
Conséquence : le gouverneur de l'Oregon, Ted Kulongoski, menace de retirer à Taylor son titre, car il estime que ses déclarations sont en contradiction avec la politique de l'Etat visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Un autre climatologue d'Etat (Delaware), David Legates, subit actuellement des pressions comparables pour avoir lui aussi remis en cause les conclusions du rapport GIEC 2007.
Le consensus se fabrique d'autant mieux que l'on menace les carrières et les réputations des récalcitrants, comme Richard Lindzen l'avait déjà dénoncé.
La farce de la climatologie politique était déjà grotesque. Elle devient odieuse.
Liens :
Information sur George Taylor ici.
Défense des climatologues contre la chasse aux sorcières sur le blog de Roger Pielke Sr
George Taylor est climatologue d'Etat (un poste administratif) dans l'Oregon, il est apprécié par ses pairs et il a été élu deux fois dans le passé au poste de président de l'Association américaine des climatologues d'Etat.Mais voilà ce problème : cet homme - dont il est difficile de nier qu'il est un "spécialiste du climat" - remet en cause les conclusions du GIEC et affirme : "La plupart des changements climatiques que nous avons constatés pour le moment sont le résultat de variations naturelles".
Conséquence : le gouverneur de l'Oregon, Ted Kulongoski, menace de retirer à Taylor son titre, car il estime que ses déclarations sont en contradiction avec la politique de l'Etat visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Un autre climatologue d'Etat (Delaware), David Legates, subit actuellement des pressions comparables pour avoir lui aussi remis en cause les conclusions du rapport GIEC 2007.
Le consensus se fabrique d'autant mieux que l'on menace les carrières et les réputations des récalcitrants, comme Richard Lindzen l'avait déjà dénoncé.
La farce de la climatologie politique était déjà grotesque. Elle devient odieuse.
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Défense des climatologues contre la chasse aux sorcières sur le blog de Roger Pielke Sr
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