Difficile de ne pas le savoir, puisque tous les médias l'ont répété à l'envi : l'hiver 2006-2007 serait le plus chaud depuis 1880. Selon la NOAA-NCDC, du moins. Problème : l'autre grande base de températures (Hadley Center, Climate Research Unit) ne raconte pas la même histoire. Pas plus que les deux grandes bases de températures de la basse troposphère analysées par satellite (MSU), RSS (Remote Sensing System) et UAH (University of Alabama, Huntsville).
Comme on peut le constater sur le graphique ci-dessous, les moyennes décembre-janvier-février (hiver météorologique) ont été plus chaudes en 1997-98 qu'en 2006-07 selon le Hadley Center et les deux bases satellite. L'hiver dernier est assez proche de 2003-04 pour ces mêmes bases (un peu plus froid selon le RSS, un peu plus chaud selon le Hadley et l'UAH, de un à trois centièmes de degré dans ce dernier cas).

Ce genre de "record" sur une saison n'a guère d'intérêt du point de vue climatique, où les moyennes de référence se calculent habituellement sur 30 ans. Mais le réchauffement médiatique étant ce qu'il est, il faut bien créer des événements pour entretenir la terreur populaire et l'impression d'un emballement sans précédent.
Plutôt que de traduire sans trop d'effort les communiqués de presse de la NOAA, les médias auraient été bien inspirés de commenter les divergences persistantes entre les grandes bases de stations de surface d'une part, entre les bases de surface et les bases satellite d'autre part. En janvier 2007 par exemple, on enregistre pas moins de 0,2°C d'écart entre les valeurs d'anomalies du Hadley CRU et des deux bases américaines fondées sur le réseau NDCD (NOAA et Nasa Gistemp). Or, cette valeur de 0,2°C est supérieure à l'insoutenable rythme décennal du réchauffement actuel (qui s'établit à 0,16-0,17 °C/ décennie pour 1977-2006 ou 1997-2006, en moyenne mobile). On n'ose imaginer la précision de ces mêmes bases sur les valeurs des températures de surface terrestre et marine 1850-1950.
Que tant de bruit et de fureur émane de quelques dixièmes de degré aussi incertains est décidément une expérience fascinante sur le comportement collectif de l'humanité, à un âge soi-disant débarrassé des croyances irrationnelles...
Comme on peut le constater sur le graphique ci-dessous, les moyennes décembre-janvier-février (hiver météorologique) ont été plus chaudes en 1997-98 qu'en 2006-07 selon le Hadley Center et les deux bases satellite. L'hiver dernier est assez proche de 2003-04 pour ces mêmes bases (un peu plus froid selon le RSS, un peu plus chaud selon le Hadley et l'UAH, de un à trois centièmes de degré dans ce dernier cas).

Ce genre de "record" sur une saison n'a guère d'intérêt du point de vue climatique, où les moyennes de référence se calculent habituellement sur 30 ans. Mais le réchauffement médiatique étant ce qu'il est, il faut bien créer des événements pour entretenir la terreur populaire et l'impression d'un emballement sans précédent.
Plutôt que de traduire sans trop d'effort les communiqués de presse de la NOAA, les médias auraient été bien inspirés de commenter les divergences persistantes entre les grandes bases de stations de surface d'une part, entre les bases de surface et les bases satellite d'autre part. En janvier 2007 par exemple, on enregistre pas moins de 0,2°C d'écart entre les valeurs d'anomalies du Hadley CRU et des deux bases américaines fondées sur le réseau NDCD (NOAA et Nasa Gistemp). Or, cette valeur de 0,2°C est supérieure à l'insoutenable rythme décennal du réchauffement actuel (qui s'établit à 0,16-0,17 °C/ décennie pour 1977-2006 ou 1997-2006, en moyenne mobile). On n'ose imaginer la précision de ces mêmes bases sur les valeurs des températures de surface terrestre et marine 1850-1950.
Que tant de bruit et de fureur émane de quelques dixièmes de degré aussi incertains est décidément une expérience fascinante sur le comportement collectif de l'humanité, à un âge soi-disant débarrassé des croyances irrationnelles...
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