Tout le monde sait (ou devrait savoir) que la hausse des températures et de la concentration du CO2 atmosphérique promet de rendre notre monde inhabitable d’ici peu. En attendant les catastrophes promises par trente ans de modélisation climatique, le réchauffement fait tout de même d’heureux élus. A commencer par les plantes.
La diminution des gels, l’extension de la saison de croissance et la présence d’un surcroît de CO2 atmosphérique ont permis ces dernières décennies un boom remarquable de la végétation. Rappelons que les plantes utilisent le CO2, l’eau et la lumière pour fabriquer du glucose et de l’oxygène au cours de la photosynthèse.
Cette carte (extraite de Nemani 2003) montre par exemple l’évolution de la productivité primaire nette de la végétation entre 1981 et 1999 (croissance en tons verts, décroissance en tons orangés). La hausse globale a été de 6 % sur la période.

Un récent travail (Piao 2006) a analysé la croissance végétale de l’Hémisphère Nord sur 1981-2000, à partir de l’indice foliaire (Leaf Area Index) en saison de croissance (le LAI mesure la surface de feuille par unité de surface au sol). La croissance du LAI a été de 0,0041/an. Le modèle utilisé attribue à l’échelle hémisphérique 13 % de cette évolution de la productivité aux précipitations, 31 % aux températures et 49 % à la hausse du CO2. Le poids de chaque facteur varie cependant selon les régions, le réchauffement étant par exemple dominant en Sibérie alors que l’hydrologie a un poids plus important au centre de l’Amérique du Nord.
Ces observations convergent avec les nombreuses expériences de culture en milieu CO2 enrichi (comme le projet Free-Air CO2 Enrichment, FACE) concluant à l’accroissement de la productivité végétale dans les décennies à venir.
Références
Nemani R.R. et al. (2003), Climate-driven increases in global terrestrial net primary production from 1982 to 1999, Science, 300, 1560-1563.
Piao S. et al. (2006), Effect of climate and CO2 changes on the greening of the Northern Hemisphere over the past two decades, Geophys. Res. Lett., 33, 10.1029/2006GL028205.
Illustration : Nasa / Earth Observatory
La diminution des gels, l’extension de la saison de croissance et la présence d’un surcroît de CO2 atmosphérique ont permis ces dernières décennies un boom remarquable de la végétation. Rappelons que les plantes utilisent le CO2, l’eau et la lumière pour fabriquer du glucose et de l’oxygène au cours de la photosynthèse.
Cette carte (extraite de Nemani 2003) montre par exemple l’évolution de la productivité primaire nette de la végétation entre 1981 et 1999 (croissance en tons verts, décroissance en tons orangés). La hausse globale a été de 6 % sur la période.

Un récent travail (Piao 2006) a analysé la croissance végétale de l’Hémisphère Nord sur 1981-2000, à partir de l’indice foliaire (Leaf Area Index) en saison de croissance (le LAI mesure la surface de feuille par unité de surface au sol). La croissance du LAI a été de 0,0041/an. Le modèle utilisé attribue à l’échelle hémisphérique 13 % de cette évolution de la productivité aux précipitations, 31 % aux températures et 49 % à la hausse du CO2. Le poids de chaque facteur varie cependant selon les régions, le réchauffement étant par exemple dominant en Sibérie alors que l’hydrologie a un poids plus important au centre de l’Amérique du Nord.
Ces observations convergent avec les nombreuses expériences de culture en milieu CO2 enrichi (comme le projet Free-Air CO2 Enrichment, FACE) concluant à l’accroissement de la productivité végétale dans les décennies à venir.
Références
Nemani R.R. et al. (2003), Climate-driven increases in global terrestrial net primary production from 1982 to 1999, Science, 300, 1560-1563.
Piao S. et al. (2006), Effect of climate and CO2 changes on the greening of the Northern Hemisphere over the past two decades, Geophys. Res. Lett., 33, 10.1029/2006GL028205.
Illustration : Nasa / Earth Observatory
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