Le vendredi 12 octobre 2007, le prix Nobel de la paix a été décerné conjointement à Al Gore et au GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat). Cette décision nous inspire les commentaires suivants.
- Al Gore est un homme d'affaires et un homme politique américain, personnage principal d'un documentaire consacré au réchauffement climatique (Une vérité qui dérange, 2006). Il a été abondamment montré depuis quelques mois que ce documentaire et le livre qui l'accompagne sont truffés d'erreurs, d'approximations, d'insinuations et d'extrapolations douteuses. Il a également été montré qu'Al Gore n'applique pas à lui-même ni à ses proches les leçons de bonne conduite énergétique qu'il prodigue si généreusement aux autres. La crédibilité scientifique et morale du personnage est donc à peu près nulle. Il s'agit sans doute de la condition pour recevoir un Nobel de la paix en 2007.
- Le GIEC ne gagne rien à cette co-attribution du Nobel de la paix 2007. La noble institution était déjà très critiquable pour la dimension politique et médiatique de son exercice, peu compatible avec la sérénité et l'objectivité scientifiques. La nobélisation sanctionne et accentue cette tendance, surtout en compagnie d'Al Gore. Comme nous le suggérions ici, l'année 2007 aura sans doute montré les limites de l'existence et des travaux du GIEC, du moins dans la forme inventée voici une vingtaine d'années. Après un quatrième rapport n'apportant rien de réellement neuf, sinon une version plus sophistiquée des mêmes incertitudes de base, le Nobel de la paix résonne comme un enterrement de première classe.
- Quant à la paix, on ne voit pas trop ce qu'elle vient faire dans les questions climatiques. Certains soulignent que les changements climatiques pourraient favoriser les conflits, par exemple les guerres pour l'eau ou les migrations massives sources de tension. Ces craintes sont purement spéculatives à ce jour, aucune catastrophe de ce genre n'est rapportée après 150 ans de réchauffement moderne ni n'est prévue à échéance de quelques décennies. Inversement, il est aisé de faire remarquer que la diabolisation actuelle des énergies fossiles, et une éventuelle restriction massive de leur usage, sont de nature à favoriser les conflits : 4 milliards d'humains en développement (Asie, Amériques), et 1 milliard d'humains en attente d'un décollage (Afrique) ont un besoin urgent d'énergie abondante et peu coûteuse pour atteindre une qualité de vie minimale que les Occidentaux connaissent déjà depuis longtemps. Quelques dixièmes de degré ne sont assurément pas la priorité pour des populations où l'on paie encore souvent de sa vie le manque d'équipements élémentaires.
- Rappelons pour conclure qu'être sceptique sur la part anthropique du réchauffement moderne ne signifie pas, à nos yeux du moins, considérer qu'il n'existe aucun risque climatique, souhaiter que la recherche scientifique à ce sujet ralentisse, favoriser l'énergie fossile au détriment des autres, ignorer nos responsabilités envers l'environnement non-humain ou les générations futures. Ceux qui prétendent cela se livrent à un chantage moral inacceptable, se croient les seuls dépositaires du bien et du vrai, développent une vision manichéenne ou sectaire du débat, proclament d'autant plus volontiers leur générosité universelle qu'ils ignorent superbement le principe de réalité. Car la réalité nous le dit et le répète tous les jours : le climat n'est absolument pas une priorité actuelle pour le bien-être de l'humanité ; et on ne sait en l'état de nos connaissances s'il le sera demain, en 2050 ou en 2100.
- Al Gore est un homme d'affaires et un homme politique américain, personnage principal d'un documentaire consacré au réchauffement climatique (Une vérité qui dérange, 2006). Il a été abondamment montré depuis quelques mois que ce documentaire et le livre qui l'accompagne sont truffés d'erreurs, d'approximations, d'insinuations et d'extrapolations douteuses. Il a également été montré qu'Al Gore n'applique pas à lui-même ni à ses proches les leçons de bonne conduite énergétique qu'il prodigue si généreusement aux autres. La crédibilité scientifique et morale du personnage est donc à peu près nulle. Il s'agit sans doute de la condition pour recevoir un Nobel de la paix en 2007.
- Le GIEC ne gagne rien à cette co-attribution du Nobel de la paix 2007. La noble institution était déjà très critiquable pour la dimension politique et médiatique de son exercice, peu compatible avec la sérénité et l'objectivité scientifiques. La nobélisation sanctionne et accentue cette tendance, surtout en compagnie d'Al Gore. Comme nous le suggérions ici, l'année 2007 aura sans doute montré les limites de l'existence et des travaux du GIEC, du moins dans la forme inventée voici une vingtaine d'années. Après un quatrième rapport n'apportant rien de réellement neuf, sinon une version plus sophistiquée des mêmes incertitudes de base, le Nobel de la paix résonne comme un enterrement de première classe.
- Quant à la paix, on ne voit pas trop ce qu'elle vient faire dans les questions climatiques. Certains soulignent que les changements climatiques pourraient favoriser les conflits, par exemple les guerres pour l'eau ou les migrations massives sources de tension. Ces craintes sont purement spéculatives à ce jour, aucune catastrophe de ce genre n'est rapportée après 150 ans de réchauffement moderne ni n'est prévue à échéance de quelques décennies. Inversement, il est aisé de faire remarquer que la diabolisation actuelle des énergies fossiles, et une éventuelle restriction massive de leur usage, sont de nature à favoriser les conflits : 4 milliards d'humains en développement (Asie, Amériques), et 1 milliard d'humains en attente d'un décollage (Afrique) ont un besoin urgent d'énergie abondante et peu coûteuse pour atteindre une qualité de vie minimale que les Occidentaux connaissent déjà depuis longtemps. Quelques dixièmes de degré ne sont assurément pas la priorité pour des populations où l'on paie encore souvent de sa vie le manque d'équipements élémentaires.
- Rappelons pour conclure qu'être sceptique sur la part anthropique du réchauffement moderne ne signifie pas, à nos yeux du moins, considérer qu'il n'existe aucun risque climatique, souhaiter que la recherche scientifique à ce sujet ralentisse, favoriser l'énergie fossile au détriment des autres, ignorer nos responsabilités envers l'environnement non-humain ou les générations futures. Ceux qui prétendent cela se livrent à un chantage moral inacceptable, se croient les seuls dépositaires du bien et du vrai, développent une vision manichéenne ou sectaire du débat, proclament d'autant plus volontiers leur générosité universelle qu'ils ignorent superbement le principe de réalité. Car la réalité nous le dit et le répète tous les jours : le climat n'est absolument pas une priorité actuelle pour le bien-être de l'humanité ; et on ne sait en l'état de nos connaissances s'il le sera demain, en 2050 ou en 2100.
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