La forêt amazonienne semble avoir bien résisté à la grande sécheresse de 2005, au point que les images satellite ont montré un net reverdissement lors de l’épisode sec. Un comportement contraire à celui prévu par les modèles couplés du climat et du cycle du carbone.
Parmi les grands malheurs que nous promettent certains modèles climatiques, la disparition progressive de l’Amazonie et son remplacement par la savane figurent en bonne place. Les projections catastrophiques pour 2050 ou 2100 sont bien sûr relayées avec ferveur par les adeptes de l’apocalypse assistée par ordinateur.
Mais que nous dit au juste la réalité ? Scott R. Saleska et ses collègues ont étudié le comportement de l’Amazonie pendant la grande sécheresse de 2005, qui a sévi de juillet à septembre, et qui a été particulièrement marquée dans le centre et le sud-est. Pour ce faire, ils ont utilisé les données du spectroradiomètre MODIS de la mission Terra, en orbite depuis 1999, qui produit un index de végétation fondé sur l’analyse de la chlorophylle (EVI). Surprise : la canopée a connu un regain d’activité lors de l’épisode sec. L’Amazonie a donc reverdi malgré le manque de pluie. Explication des auteurs : les arbres ont assez de réserves d’eau pour supporter quelques mois de précipitations faibles ou nulles, et ils profitent de l’insolation supérieure, due à la moindre nébulosité.
Bien sûr, cette sécheresse isolée ne nous dit pas comment se comportera l’Amazonie sur le long terme. Mais comme le précisent les auteurs, les modèles actuels suggèrent que toute sécheresse entraîne une réduction très rapide de la transpiration et de la photosynthèse, cette rétroaction quasi-immédiate aggravant encore la gravité de l'épisode sec. Ce n’est pas le cas, sous réserve de nouvelles observations contraires. Comme souvent, la réalité est bien moins alarmante que sa modélisation.
Référence :
Saleska S.R. et al. (2007), Amazon Forests Green-Up During 2005 Drought, Science (Express online), DOI: 10.1126/science.1146663
Parmi les grands malheurs que nous promettent certains modèles climatiques, la disparition progressive de l’Amazonie et son remplacement par la savane figurent en bonne place. Les projections catastrophiques pour 2050 ou 2100 sont bien sûr relayées avec ferveur par les adeptes de l’apocalypse assistée par ordinateur.

Mais que nous dit au juste la réalité ? Scott R. Saleska et ses collègues ont étudié le comportement de l’Amazonie pendant la grande sécheresse de 2005, qui a sévi de juillet à septembre, et qui a été particulièrement marquée dans le centre et le sud-est. Pour ce faire, ils ont utilisé les données du spectroradiomètre MODIS de la mission Terra, en orbite depuis 1999, qui produit un index de végétation fondé sur l’analyse de la chlorophylle (EVI). Surprise : la canopée a connu un regain d’activité lors de l’épisode sec. L’Amazonie a donc reverdi malgré le manque de pluie. Explication des auteurs : les arbres ont assez de réserves d’eau pour supporter quelques mois de précipitations faibles ou nulles, et ils profitent de l’insolation supérieure, due à la moindre nébulosité.
Bien sûr, cette sécheresse isolée ne nous dit pas comment se comportera l’Amazonie sur le long terme. Mais comme le précisent les auteurs, les modèles actuels suggèrent que toute sécheresse entraîne une réduction très rapide de la transpiration et de la photosynthèse, cette rétroaction quasi-immédiate aggravant encore la gravité de l'épisode sec. Ce n’est pas le cas, sous réserve de nouvelles observations contraires. Comme souvent, la réalité est bien moins alarmante que sa modélisation.
Référence :
Saleska S.R. et al. (2007), Amazon Forests Green-Up During 2005 Drought, Science (Express online), DOI: 10.1126/science.1146663
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